Skip to main content

Full text of "Vocabulaires patois vellavien-français et français-patois vellavien, publiés par la Société d'agriculture, sciences, arts & commerce du Puy. Rédigés par le baron de Vinols"

See other formats


^âfa^ 



V 



U£ 






FRANÇAIS - PATOIS VELLAVIEN 

PCBLIÉ3 PAR LA 

SOCIÉTÉ O'ÂG^ilCULTURE, SCIENCES, ARTS & COimiERCE DU PUY 

RÉDIGÉS 

Par le Baron de VINOLS 
de la Société à de la Comnussion de Glossologie. 




LE PUY 

T ^r P H I MERiK PRADES-FR EYD r E R 



PCACB DC BRBCH, 

1891 

Tous Jruits r^•servé^. 



VOCABULAIRES 

PATOIS VELLAVIEN-FRANÇAIS 

ET 

FRANÇAIS -PATOIS VELLAVIEN 



^^^^^^2^ 
^^^^^^^^^^^-J 



>/ 



VOCABULAIRES 






ilUli 



FRAXCAIS - PATOIS VELLAVIEX 

PUBLIÉS P\R L.\ 

SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE, SCIEKCES, ARTS i COMMERCE DU PUY 

RÉDIGÉS 

Par le Baron de VINOLS 
Président de la Sccfèté & de la Conmission de Gloseologie. 




LE PUY 



IMPRIMERIE PRADES-FREYDIER 

PLACE DU BRBCIL 
1891 

Tous droits résenés. 






Pc 



VOCABULAIRES 

PATOIS VELLAVIEN-FRÂNÇAIS 

ET 

FRANÇAIS-PATOIS VELLAVIEN 

PUBLIÉS PAR 

LA SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE, SCIINCES, ARTS ET COMMERCE DU POY 

BÉDIGÉS PAR 

Le Baron de VINOLS 
Président de la Commission de Glossoloo;ie. 



OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES 

La sollicitude dont la Société d'Agriculture, Sciences, 
Arts et Commerce du Puy a. depuis son origine, et 
pendant sa longue carrière, entouré tout ce qui touche 
aux intérêts locaux, s'est éveillée sur la destinée future 
de notre idiome patois; s'associant à la pensée d'un 
philologue distingué. E. du Méril, elle s'est dit. comme 
lui, que les patois auront bientôt disparu, que bien des 
mots employés par les pères seront inintelligibles pour 
leurs petits-enfants et qu'il faut se hâter de les recueillir 
si on porte quelque intérêt aux origines de la langue. 

C'est dans ce but que la Société a formé, dans son 

1 



— 2 — 

sein, une commission composée de MM. le baron de 
Vinols. président, Uoudon, Galemard de La Fayette, 
l'abbé Déléage, Gerbier, Lacombe, le comte de Longe- 
vialle, Paul, pour rédiger un vocabulaire du patois en 
usage dans le Velay dont le Puy était la capitale avant 
la Révolution. 

Ce patois, que nous appellerons vellavien, a tous les 
caractères et toute la sève des idiomes romans du midi 
de la France, c'est ce qui en rend la conservation d'au- 
tant plus désirable. 

Il faut remarquer toutefois que ce patois n'est pas 
en usage dans toute sa pureté dans tout le territoire 
qui formait l'ancien Velay, mais seulement dans la 
partie entourée de montagnes qui, en la séparant de ses 
voisins ont fait que, dans cet isolement relatif, la popu- 
lation a conservé plus intacts ses mœurs et son langage 
primitifs. Cette partie est celle qui s'étend au nord- 
ouest, à l'ouest et au midi du Puy, enceinte par la 
chaîne de la Durande, de la Seneuge, de Saint-Paul-de- 
Tartas et du Mezenc. 

Dans la partie du Velay qui s'étend au nord et à l'est 
du Puy, du côté où s'échappe la Loire, une grande 
vallée s'ouvre, le terrain s'abaisse et les communica- 
tions faciles avec les provinces voisines de l'Auvergne 
et du Forez ont amené nécessairement la corruption 
du patois vellavien primitif, si toutefois on l'y a jamais 
parié dans toute sa pureté. 

Ce fait est facile à constater : le Velay comptait huit 
villes principales ayant droit à la représentation aux 
Etats : le Monastier, Solignac, Yssingeaux, Monlfaucon, 
Saint-Didier, Monistrol, Uocho et Craponne. Or, on parle 
le patois vellavien pur au Puy et dans sa banlieue, dans 



— 3 - 

les cantons de Loiides. Cayres. Solignac, Saint-Julien- 
Chapteuil, Yssingeaux, partie de Yorey et Saint-Paulien, 
mais dans ceux de Montfaucon, Saint-Didier, Monistrol, 
l'accent et un grand nombre de mots et d'expressions, 
sont empruntés au patois forézien, et, dans le canton de 
Craponne et dans une partie de celui de Yorey, on parle 
un patois dérivé de l'auvergnat. 

Il faut aussi remarquer que dans cette partie du 
Yelay circonscrite par la série des montagnes que nous 
avons nommées, où l'on parle le pur Yellavien, dans 
cette petite contrée tout est méridional, le caractère, le 
parler et les allures de la population. 

Ce n'est donc pas seulement par le langage que la 
population appartient à la race méridionale, mais aussi 
par le naturel très différent de celui des Forésiens et des 
Auvergnats qui les touchent cependant et font partie 
du même département qu'eux, aussi peut-on dire avec 
vérité que c'est dans le département de la Haute-Loire 
que se trouve la ligne de démarcation, la plus pronon- 
cée, entre les habitants du midi et ceux du nord de la 
France. Cette ligne de démarcation est formée par la 
chaîne de la Durande, qui sépare l'arrondissement du 
Puy de celui de Brioude, le Languedoc de l'Auvergne, 
c'est là que finit le midi et que commence le nord; sur 
le versant méridional de la chaîne, c'est le langage, l'ar- 
deur d'imagination, la vivacité de l'esprit, l'entrain, 
l'amour des couleurs vives et du clinquant dans le cos- 
tume des peuples méridionaux, sur le versant septen- 
trional, c'est un langage peu harmonieux, un esprit 
calme et réfléchi, peu d'ardeur dans l'imagination, un 
costume terne et sans ornements, le flegme des habi- 
tants du nord. On se demande comment il se fait que 



des populations qui se touchent soient restées jusqu'à 
ce jour si différentes l'une de l'autre, et elles le sont 
encore tellement qu'on peut affirmer qu'un habitant 
du Velay a plus de ressemblance avec un provençal, 
éloigné de lui de près de cent lieues, qu'il n'en a avec 
un auvergnat du canton de Paulhaguet, qui vit de 
l'autre côté de la montatïne, à quelques kilomètres 
de lui. 

Ceci exposé, voici les rèiiles qu'a suivies la Société 
dans la rédaction de ce Vocabulaire : 

Le mérite du patois étant dans son originalité. On n'a 
admis dans le Vocabulaire que les mots originaux, il a 
paru inutile de le grossir de mots français travestis en 
patois. 

Pour lui conserver son identité, on s'est attaché à en 
indiquer le plus exactement possible la prononciation, 
or comme la prononciation c'est le son émis avec la te- 
nue voulue, on a, avec les lettres et les accents, indiqué 
le son et on a marqué la tenue avec le signe (-) des 
syllabes longues dans la prosodie latine. On a usé ainsi 
de la latitude que se sont donnée les auteurs, et Napoléon 
Landais enlr'autres, d'écrire les mots comme ils son- 
nent à l'oreille, et, par ce moyen, la personne la moins 
familiarisée avec le patois, prononçant les lettres, con- 
formément aux indications, exprimera le mot avec une 
exactitude d'accent à laquelle se méprendront ceux qui 
en ont lait usage toute leiii- vio. 



En terminant ces observations préliminaires, nous 
dirons que la Société n'a pas eu la prétention de fairç 



— o — 

une œuvre grammaticale parfaite, mais seulement de 
recueillir le plus complètement possible les mots usuels 
et caractéristiques du patois du Velay, qui tend insensi- 
blement à disparaître. 

La conservation des monuments du passé fut le but 
principal de l'institution de notre Société, les remar- 
quables travaux de nos devanciers témoignent du zèle 
qu'ils ont mis à atteindre ce but et des succès qui ont 
couronné leurs efforts dans les temps prospères, nous, 
continuateurs de leur œuvre, héritiers de leurs tradi- 
tions, et fidèles à leur programme, nous nous effor- 
cerons toujours de marcher sur leurs traces, malgré les 
traverses du temps présent. 



PREMIÈRE PARTIE 



OBSERVATIONS GRAMMATICALES 



ALPHABET PATOIS. 

L'Alphabet patois est le même que l'Alpiiabet fran- 
çais, sauf que le k n'est pas employé, il en est de môme 
de Vx; Vil et ï'ij le sont rarement. 



(JUTHOGUAPHE. 

Le patois se rapproche plus du latin que du français, 
par son Vocabulaire, par l'ellipse des pronoms person- 
nels dans le verbe, par la durée de tenue des sons, c'est- 
à-dire par la différence très marquée entre les syllabes 
lon^^ues et les brèves, différence d'autant plus importante 
à observer que seule elle distingue certains mots entre 
eux et particulièrement les verbes des substantifs dont 
ils sont dérivés. Exemple : EsprrOi attendre; du 
substantif espéra, attente : Adsiida, aider : du subs- 
tantif adsftda, aide, as.sistance, — tsava, cheval; 
tsiica, il creuse. 



— 7 — 

C'est pour assurer l'observation exacte de cette règle 
de quantité qu'on a surmonté du signe (-), les lettres 
qui doivent être prononcées longues. 

On n'a pas eu à employer de signe pour les syllabes 
brèves, étant entendu qu'en patois toutes les syllabes 
non marquées doivent être prononcées brèves, et lors- 
que l'avant-dernière syllabe d'un mot est marquée 
longue, la dernière est invariablement brève, et parfois 
comme élidée. 

Exemple : adhéra, application; Aneûu, au- 
jourd'hui. Dans ces mots Va et Va finals sont à peine 
entendus. 

Le signe (-) se met sur les syllabes longues. Si elles 
sont formées d'une seule lettre, il se place sur cette 
lettre. Exemple : Aile d'oiseau, âva; si elles sont for- 
mées de plusieurs lettres, il se place sur la dernière 
lettre. Exemple : Mûre, fruit du mûrier, amonra, ce 
signe, en indiquant qu'elles doivent être soutenues, 
indique par là même qu'elles doivent être détachées de 
la voyelle qui suit et rend inutile pour celle-ci l'emploi 
du tréma. Mais le tréma devient nécessaire lorsque la 
syllabe qui précède n'est pas marquée longue. 

Exemple : Taillaire, taïaire, percepteur. Dans ce 
mot, la première syllabe ta est brève mais elle ne doit 
pas se contracter avec 1'/, c'est pourquoi on a dû em- 
ployer le (••), tandis qu'il n'est pas nécessaire pour Vi 
qui suit Va marqué long. 

L'a se prononçant toujours de même, on a dû ne s'oc- 
cuper que de la tenue, et il a .suûit d'employer le signe 
(-) pour l'a long et de convenir que l'a sans signe serait 
bref. Mais Ve se prononce ou muet, ou fermé, ou ou- 
vert, il peut être long ou bref. Pour ne pas le surchar- 



— 8 - 

ger de deux signes, l'un pour l'intonation, et l'autre 
pour la tenue, on est convenu, que pour Ve ouvert et 
1'^ fermé, l'accent grave et l'accent aigu, indicatifs de 
l'intonation indiquaient aussi la tenue longue et rem- 
plissaient pour Ve la môme fonction que le signe (-) 
pour les autres voyelles; quant à Ve muet, étant tou- 
jours bref, il n'a pas besoin de signe. 

On a jugé à propos de supprimer comme inutile le 
point sur Vi marqué du signe (-). 

Nous avons dit que pour conserver au patois sa sim- 
plicité et sa physionomie qui tiennent particulièrement 
à la prononciation, nous avons écrit les mots comme ils 
se prononcent, en n'employant que des lettres sonores 
par elles-mêmes ou par contraction avec d'autres, et 
supprimant comme inutile toute lettre muette ; cepen- 
dant, comme il n'y a pas de règles sans exceptions, 
lorsqu'un mot est évidemment dérivé du latin nous 
conservons l'orthographe latine. Exemple : Adhéra^ 
application, fixité, nous l'écrivons adhéra avec un h 
parce que ce mot dérive du verbe adhaereo. L'/i étant 
muette n'altère en rien la prononciation, mais si une 
lettre admise ainsi par faveur altère la prononciation, la 
précaution que nous avons prise de répéter le mot en 
l'écrivant comme il se prononce, fait éviter la méprise. 
Nous employons aussi Vli, dans des cas très rares pour 
mouiller VI quand on ne peut la faire précéder d'un ?'. 
Exemple : Bouorlhe, borgne; guerihe, louche. 



PRONONCIATION 
Cil 

Ces deux lettres se prononcent généralement ts. 
Exemple : Clulb'ra, chèvre; chi, chien, se pronon- 
cent : tsâbra, tsi. 

Excepté un petit nombre de mots dans lesquels ch 
conserve la prononciation française. Exemple : Chi- 
vâda, avoine; chiâou, ciel, qui se prononcent comme 
ils sont écrits. 



Cette lettre a, dans certains mots une prononciation 
presque impossible à écrire, nous n'avons pas trouvé 
d'autre moyen d'en approcher que de la redoubler. 
Exemple : Abouti, abolir; beiidsa, bluette. 



Il se prononce presque toujours comme ds. Exem- 
ple : Jabia, cage; Jaire, être couché, qui se pronon- 
cent : dsâbia, dsiîire. 

Pour éviter l'hiatus, on emploie l'n ou le t, c'est 
l'oreille qui en décide. Exemple : Bé, bien, adv., 
prend un n devant un mot commençant par une voyelle : 
Bé-aïse, bien aise, content, satisfait, s'écrit Benûïse. 
Voun, où, adv., prend un t : voun-ana, où allez- 
vous, s'écrit voun-t-ana. 



- 10 - 

En terminant ces observations nous croyons intéres- 
sant de signaler les dilîéren ;es entre le patois vellavien 
et ses congénères du midi de la France depuis et y 
compris le Gévaudan qui nous touche, mais dont nous 
sommes séparés par les montagnes de Seneuje et la 
vallée profonde de l'Allier, jusqu'aux Pyrénées et aux 
Alpes. 1° La terminaison en a des substantifs et des 
verbes, règle générale dans le Velay, est en o dans le 
Gévaudan, le Rouergue, le Bas-Languedoc, la Provence. 
Exemple : âiga, eâu; ûoura, vent; bouta, outre, 
du patois vellavien se prononcent : fiigo, âonro, 
hoûto. dans le Midi. 

t^ La syllabe cha prononcée presque exclusivement 
tsa dans le patois vellavien est prononcé ca dans le 
Midi de la France. Exemple : chabre, chèvre; 
eJiami, chemin; chabona, cabane, prononcés tsà- 
bra^ tsami^ tsabôna dans le Velay, sont prononcés 
cabra, cami, cabôna dans le Midi. A part ces diffé- 
rences les mots sont presque tous Ips mômes. 

Pour compléter le vocabulaire patois-français et en 
faciliter l'intelligence et l'usage on y a joint un vocabu- 
laire français-patois. 



ii — 



DÉCLINAISONS 



De rarticle. 



Article simple. 

Singulier. 

Masc. le. ton, le chien, loa tsi. 
Fém. la, la, la chienne, la tsina. 

Pluriel. 

lous. les porcs, tous pouor 
loiii, les bœufs, loui biôou. 
las, les brebis, las féda. 
lei, les vaches, léi vâtsa. 



Masc. les 
Fém. les 



Remarques. 

C'est l'harmonie, donl le patois est plus jaloux qu'on 
ne pense, qui fait employer lous ou loûi, las ou léi. 

Le patois pratique l'élision comme le français et sup- 
prime ou et a dans l'article, quand le mol suivant com- 
mence par une voyelle. 

Exemple : l'arbre, l'abre^ pour lou abre. 

Article composé. 

Singulier. 

. ^ Au, éi, au cheval, éi tsava. 
' " " ( Du, déi, du cheval, (h'i tsava. 



Fém.. 



Masc. 



Fém. 



- 12 — 

A la, à la, à la clièvre, à la tsâbra. 
De la. de la, de la chèvre, de la tsâbra. 

Pluriel. 

Aux, ous, aux grottes, ous cabouo. 
dons, des chemins, dous tsami. 
doîti, des bœufs, dofii biôou. 
à las, aux brebis, à las féda. 
à léi. aux vaches, à léi vâtsa. 
de las, des brebis, de las féda. 
de léi, des vaches, de léi vâtsa. 



Des 

Aux 

Des 



Des pronoms. 



Sing. 



Pronoms personnels. 
P'^ personne. 
Je, iéou, je crois, iéou crèse. 



Moi, mé, donne-moi, bâila iné. 
Plur. Nous, nous, nous croyons, nous cresein. 

2" personne. 

i Tu, tiu, tu crois, tiu c.rèses. 
( Toi, té, lève-toi, leva té. 
Plur. Vous, vous, vous croyez, vous cresé. 

3" personne. 

Il, J^2, il fauche, Jéi sédza. 
Le, lou, on l'appelle. Ion crcUlon. 
Sing. . ' Elle, jé/a, elle coud, zéla courdiura. 
I La, la, je la crois, iéou la crèse. 
Lui. a. donne-lui, bâilo ii. p. à lui. ii t'Ile, 



— 13 — 

Ils ou eux, zélous, ils croient, zélous 
crèson. 

Les, lous. il les trompe, lous aflina. 

Elles, ^élas, elles croient, ^élas crè- 
son. 

Les, las, il les connaît, las counéi. ■ 

Leur, ioui\ il leur donne, iour bâila, 

p. à eux, à elles. 
Des 2 nombres ( Se, se. ils se querellent, se garédson. 



Pluriel, 



"> ^ffen7es ( ^'^^' '^"^'' cliacun pour soi, tsascu perse. 

Remarque. 

On ne doit pas oublier que le patois, comme le lalin. 
pratique l'ellipse du pronom personnel dans les verbes. 

Pronoms indéfinis. 

Quiconque, côouquechai. 
Quelqu'un, côoucu. 
Quelqu'une, cooucima. 
Chacun, tsascu. 
Chacune, tsascûtia. 
Autrui, lou inounde. 
Personne, dindiu. 
Autre, âoutre. 
L'un l'autre, iun laoutre. 
L'une l'autre, iùna lâoutra, 
L'un et l'autre, iwi ernbé laoutre. 
L'une et l'autre, iùna ernbé lâoutra. 
Tel, un tel, tâoti^ ein tâou. 
Telle, une telle, rma toou. 
Le pronom indéfini on n'existe pas dans le patois, il 



— l't - 

est remplacé par le pluriel : On coupe Uh»p île [i.uii. 
côpon tro (le po. On s'en va. .sein ron. 



Kéni.. 



Adjectifs poeseiisir». 



SinQulicr. 

Mon, moun^ m\m^iiv^, inoan pahc, 
Ton, toun., — — 

'^'^*^- • ) Son, .s'0?<y?,, — — 

Notre, )iostre^ — 

Votre, vostre, 
\ Leur, îoiu\ — — 

Ma, ma, ma mère, ma maù^a. 

Ta, ta, — - 

Sa. sa, — 

Notre, nostra, — — 

Votre. vost7-a. — — 

' Leur. f'ouj\ - — 

fVtfnCL 

Mes, mous. mes frères. ?nous frâïre. 
l Tes, tous. — 

) Ses. sous^ 
I Nos, nostrou.'f, 

I Vos, vosfrous, — — 

\ Leurs, iow\ — — 



Fém... 



Mes, méi, 
Tes, tél. 
Ses, Séi, 
Nos, nostréi. 
Vos, vostri^ 
Leurs, iour. 



— Ib — 

mes sœurs, méi souor. 



Masc. 



Fém... 



Singulier 

Le mien, loti niione. 

Le tien, lou tione. 

Le sien, lou chione. 

Le nôtre, lou nostre. 

Le vôtre, lou rostre. 
\ Le leur, lou iour. 

La mienne, la miona. 
1 La tienne, la tiona. 
\ La sienne, la chiona. 
\ La nôtre, la fiostra. 
! La vôtre, la vostra. 
, La leur, la iour. 



Pluri(^t. 



Les miens, loui uiione. 
i Les tiens, tous tione. 
Masc. . ' ^^^ siens, loui chione. 

(Les nôtres, ^owi nostre. 
Les vôtres, /o?«' rostre. 
Les leurs, /ow? lo?/;-. 



— 10 — 

Les miennes, lei miôaa. 
, Les tiennes, las tiôna. 
j,'y,ij ) Les siennes, lei chiôna. 

Les nôtres, lei nostra. 

Les vôtres, lei vostra. 
\ Les leurs, lei iour. 

<^e que ) . ,-. ,.. 

-, . , aro, ce an on ûû. a co que dizso fi. 
Ce qui ) 

Celui qui) aquéi, j celui, celle qui parle, aqiici. 

Celle (\m) aquéla,\ aquela que parla. 

Celui-ci ) >.„>.. ( celui-ci a volé, a qui 

„ , . ,. \ aqueidatii { ,, ,.. , 

Celui-la ) [ fl (^iii o rooiiba. 

Celle-ci ) , ,....( Celle-ci pleure, aquela 

^ ,, ,. aquele datii „ ^.. 

Celle-là ) ( datii pùra. 

I aco, on dit ceci, diisoti aco. 

Ceci 

v' ou 

\ "" " "" ' ( et vou on d?f. 



ou I ,.^ , ( ou on dii. 



Cela ) ' " ' on a dit cela 



mil 

Ceux, a cous \ ceux, celles qui parlent, acoui, 
CteWes, aquelas ) aqiielas que pnrlo/i. 
Ceux-ci ( acoui d'atii. ceux-ci sont bons, aco un 
Ceux-là \ d'atii son bouo. 
Celles-ci ^ aquelas d'atii, celles-ci sont mauvai.ies. 
Gelles-la f aquelas d'atii son paour a. 



y\(ljeetir«proiioiiiiiittux cléinonHtr<itir«. 



Ce devant une consonne, a<iuci, ce cheval, aquri 
fsava. 



— 17 — 

Cet devant une voyelle, aquel. cet âne, cc!'"'' "yp. 
Cet devant l'une ou l'autre, aquèste. 
Cette, — aquèla,Q,Q\\.&\2iChQ.aquela 

vâtsa. 

lacous, ces agneaux, acous agné. 
Ces des 2 genres iaquelas, ces brebis, aquelasfèda. 



^^.djectifiâ conjouctifs. 



Qui, cûou. 

Que i , 

,, . ' de que. 

Quoi ) 

Lequel, Catun. 

Laquelle, Caïilna. 

Duquel, decaitni. 

De laquelle, decaiûna. 

Dont, de que. 

(ou va-t-il. von vfr'oii 



Ou, con (avec le t euphonique) 

'allez vous, co?ita?ia- 

! d'où vient-il . do7i 

1 vé , d'où arrivez- 

•^'^^ . \do?i (même observation)/ vous, dont ariba, 

i^'''^ ^^ ) j par où ont-ils passé, 

f dont on passa. 

En, nein, l'amitié en fait le charme. Vamista nein 
fui Uagrionsa. 

Y, //, j'y sais jouer, ii suhe dsoim^^s \iii>. il coou. 



- 19 — 



CONJUGAISONS 



OBSEHYATIUNS SUR LES VERBES 

Toutes les lettres devant être prononcées en pa- 
tois, r^- tinale, qui caractérise généralement la 2« per- 
sonne du singulier dans les temps des verbes, doit 
résonner et ne pas rester muette comme en français. 
Exemple : As. 2^ personne du singulier du présent 
de l'indicatif du verbe aver (avoir), doit se prononcer 
(assej, tandis qu'en français la même personne du 
même temps, écrite aussi avec une s, tu as, se pro- 
nonce ta a. 

Pour éviter l'hiatus, on emploi le t. Exemple : 
O, il a, 3* personne du présent de l'indicatif du verbe 
aver (avoir), on écrira : O se, il a soif, mais on écrira : 
O-t-aguia se., il a eu soif. 



— iO — 








1 / 






; 




/ •« -45 -« -4 














«-> .«.J «w ■*- 








d 






•«•aj ■« M 






tn . 


c« 






u 






•u t« . 








5 i 

s i s 5 




■i 


je fus. 
tu fus. 
il fut. 
nous fil m 
vous fùte 
ils furent 




en 

2 
o. 


'M 
CA 

en 




£ 




'S < 


te 


ce < 










ç£ 




z 


es 


s 


îS « î3 r 




H 




■«î 


S 


^ 


en "yO !/5 C/ 










5 


O il 1) i 




*■■ 




H 


52 


&4 






es 

C4 


ti .i-ii 

.s -S -O .^ -O) .<!) 


1 






_ «; .E 

o^ r3 O c 




1 


3 3 3 — S S 


S 








\ 


te tK st fcB tf3 sa 


eu 






£:[;£; 












<u cj aj c 






i_ ,_<—-_<_ =.- 








en m m V 








<; -li -OJ -aï -<ij -ij 




























^ -o *^ -CJ -CJ -^ 










c«' 


es 


!« 




:y 






S ÔJ c 


5 


£1 S3c 




; 


ta 
H 


l 


f= ■ — 1:^ .Si 

^ ._ ^ .^ .<a •- 


ce 


.3 <3 t- 

S2 !£ *j "" ~ 3 




1 i :.; ^ 


1 ^ 




■g I 

z 


. ^ = — £ ? — 


es 


a> ^ " j 

1 4i 3 _ ; 


-ï! 




.__._ 3 >-rr 


—1» •"""■'■"" 


H 

B 




Q 




H 


" É 2 É Z2 




- 






tn <r. M ^. "^In 
(U u 4) C> Cl <U 








f 




f" 














>a 


tA 








1 




es 


en C ' S 












&i 


££V£-S2 














'i '2 "^ ■'^ "-^ '2 










cA 3 cA .— 




3.. §ii te 5i ïç Sj 










ai .2 ni .£ .2 5 






£ « 0-5 






s- :- i. t- s- s- 








-a o 4J t 






.<ii -OJ -Zj <j -<v ■■^ 




«—>—!_•-■_,_ 




tn m «! o 








*Ci '^ *o "^ *<> *^ 




' -«J -cJ •« -a 
























.4> .^ a; -«y -4) <u 




•Cl ■« S t 






(/i 




<« 










o 




» 










S . 


_, 1 


-^ E 








i 


s. 

êtes 
nt. 


2 i 






in ^^'~ 




H 


l«1ss^ 


.gl 


lS|2£S 


es 


.SE ""ïï ^ 




>5 1 


_« =_ g =:^ 


Z 


.« =_. g «;§ 


■< 


;«—_<: 






"" 


'^ < 


.-n— — c 






■ H ' 




u < 






? ] 




S 


cB « 2 iS 2 iS 


s 

7 


J5 n" j3 jT 




fti 1 




>M 


t/3 t/i in c^. (A Çf} 
O) <U o 4) 4» « 


tr tn <n U 




1 




H- 


CA 


u a> 41 4 




1 




•W 




B 






f 




es 




A. 








.-S' .s .g 




..|_.s-ri 




in C 
4. .2 «.S 




1 


.'• ;. 1< tf! </) I* 




«o u ^ 9S 3» s 




1. b u k 

.&) ■« .«> '4 



il — 



cei 




=» 




^\ 




s 1 




=^\ 


.2 ^â; 




o = o 


H 1 


en tf} 3} 


63 ; 




^ 


' 


^ 1 


S 


z J 


'^' i£ ^ 


:fi 1 










PS 




&! 




1 


s; s « 




o ca n 












^ ca c3 







; -w --;; -1. -o il 
î-o -o es -«j-<a 



(M .2 «j'— 'î^.— 
P « =" =^ - 



c« ;A, c/; X as -X 

ft; o O/ ^ cj ^ 



3 c i, Si ï- 3 
^ v: :/: i/: :n '-/^ 






05 



I I 












' O* C* CT" CT* 



en 

o <S = ^ = 

tr. ^^ ^ .3 ^ 

aï ■£ ~ M 

= .— ^ a: a; ^ 



2l ? 



'72 



c ^ cï x a: 

i » S = I J 



.î .2 .£ .s .2 .s 

2 S S î^ ï S 

X v: a; y; ai aj 



a: aj . w ^ c/5 

"S'i "S ■— "i "^ 
iç ifc if. 5: î«i ïc 

sj « -y c i; -y 



ai .îii ^' x r" 

_ c ::; — * 

.2,- ^'^ 5 5 -X 






« xj « 2 2 S 



? ^ 3 =• S S 
■3 « « -g « 'S 

a =: s :a 3 =; 
c- c cr o- cr cr 











,, 




















OJ 














^i 






es 




z 
u 


■«j 


-K 
* 


a 




c« 1 




V2 






«Ci 




< 


c9 




(S 




^-4 


.4» 




O4 










a< 




ë^ 






Oi 





























































— 




< 






^1 




eu 








2 


' 




^ 


i 


3 




a 


E-i 




S 




ta 












e: ' 






















— .^ *« ^ 



-« -« -«a o -«; -« 
■«j -<y -o ■«; <j -o 



^ ç, -- •= = 



■~-— _ a > Jïï 
S î: "— <a <» "Z 

=• ^' r* cr 5- ^' 

~ ^ "x a; a; ââ 

V O o o 4; o 

a5 00 „ S 
<3 « a 2 o 

a: y; «-> o .2 aï 

-î -i -i '-i -s -S 
5- îf- îc = ^5- 






X H ^ w 

î 7 c § « 






-4i -■ a, . 






■r. ï3 ^ 

•— = > 3 



-— ^^ 





i 




ci 






3 




1 


ai 














eus. 
;i eus. 
eut. 

ous eûme 
ous eûtes 
s eurent. 


es 


«5 

S 


-m 


urai eu. 
auras eu, 
aura eu. 
us aurons 




Q 


1 •-^-=e=' = 


e 


s 


< 


1 -Z.Erz% 








t < 


tas 
es 


3 


1 


i 


2 1 II 




H 




< 


3 
« 

S 


i-i 
S 
b 


■a 1 1 1 

" 3.2-2 




a< 


re. 
res. 

rein. 

ria. 

ron. 


-M 
H 


172 




irèi agniu 
liras agu 
firo t agt 
ïirein agi 






• ij .« •« ^ij sa -cj 

= 33333 
te S« tfc S* bc t* 


-a 










re es re eo TO « 






3 o c o 














o o o c 










3 . 














« 3 . 




•/J 










- <U 3 




câ 








es 


j'eus eu. 
tu eus eu. 
il eût eu. 
nous eûmes 
vous eûtes 
ils eurent e 




o 

.2 .5 


ta 


1 5 


j'avais, 
tu avais 
il avait, 
nous avi 
vous avi 
ils avaie 


a 

1 

z 


B5 


j'aurai, 
tu aur; 
il aura 
nous a 


es 




-« < 




H • 




U ^ 




s 1 1 1 1 1 




5 


b 
S 


1 

■ j: .3 .3 

£ ,re O c re O 
r: rë « rê e5 5 


tf J 

^ f 

'M 

PC 1 

' i 


agnère apiu et adii 
aguére-s aguiu - 
agiié-t aguiu 
aguèrein aguiu - 
aguérias aguiu - 
aguéron aguiu - 


■| 


oofiréi. 
00 II ras. 
oofiro. 
oofirein. 












/ 

1 












■s.* 3 




û 






«fi . 




V. « . 




* CA 






5 "^ 




C N 3 




3 _: H 






p aj 




S p 4) S 




-■ « :; S 






i. 

as. 
a. 

us av 
us av 

ont. 


il 


3 « 3 a re — 


- l 
^ 1 


^ 4J .S 

.2'« « " 






'M 


•= " Cï 3 3 ^ 




j'ava 
tu a\ 
il av 
nous 




H 
K 


1 • 3 — * p 42 


z 


." 3__ O p_« 


es 1 

< I 




td 


/ 


"^ ^, 




a. ; 
















H 




**■ i 


Il II 




b 




tf i 

•a 

H 1 


1 1 1 1 1 1 


t 








•U f 


•^ 3 3 

Oj .— — 


Ij f 


^33 = 






.s . 


es ' 

frr ' 


guiu 
iguiu 
guiu 
in agu 
-t agu 
aguiu 


a. 


.5-= = 5L 
3 >:£aen 






\ .^ M . > > C 

\ .« es O re n c 




re cfl re 5 «u 






^^^ 




_ 


'55 re c re cï c 




n'a n n 



— 23 — 



























= ï'^f 




; 












































= ao -■ ï^i"? 










es 

=3 


-• 






•ïï '^ -e = = i 




II-- f. 






r- 


— n; 






," — rt c ^ 




~.\ -^ '-r-K 1 






•§ l-Ë» 




H ' 


lie j 
lie t 
uil 
lie u 
lie \ 
ii'ils 




? ^ ^M 




6S < 






1 < 


- - - - ="~ 




- 1 a) 






' 1 1 1 1 1 




«■ J 






•■S» 


.2 II II 1 




— o i 




Z 






ç: 


ï- -i.s.s 




" s = 












^l-i « Il 




Ë 1 r^ 




« 


3 « 




f 


f ^ î<- s c3 a 




< . »« ts 




a. ! 


.■■i-g 






iîs — — ■:: o 

** ? - "S "S S 




^1 S = 






c; -i; «J 
n: 3 n 






■S "="= 5: 5) So 

;a ,-- .-- _=S _C3 _C3 


H 


1 1 œ '3 










5- ^ ^ S- 3- 5* 


s ' 










^ ; 














«^ 






-lÂii 






a3 a; :a. — 

,• S = = o 


g 






= "^ s.|.|S 






o ^ o «; •« 




3 








2 S -^^ 2 ^ = 




l • i " 




y: "ra "~ 3 S ^ 






^ _ '-^ X X ^ 




\ - l t. 




< 


j'aurai 
tu aur 
il aur: 
nous a 
vous a 
ils a 111 


g/ 

o ^ 









a -a • 




3 1 , 1 , , 


<; 






T\ fi *■ -J 




%t 


"5 II 1 11 


£< 




' 


^ i es ^^ 






•^ _ _ 


22 


ï^ 


_.^ 




-/ & -: 






o -- "H -— '3 -— 


t3 


■^ 


. v' . ~ Cï s 




f ■£ 






■2 ^ i |: i" |) 


m 




« s3 «; ~ -3 o 
■J-. t/i J-. -^ — M 
î/: a: -y: w w as 




f ^ 






:3 — n C3 






•ïï-H H ^-2 




■5 






Se -^ _ — ' „ 










! â 


\ 


0.2.S-2.2.2 






ît îc S; 5; ïcîi 












































' 3 




\ 


1 i 5 S § c 










2 


; 










— s ^^ = 
























»)■ . 




.s M " 2 




^- . . 






C N 




S « 5 .s -^ 




irais, 
aurais, 
lurait. 
is aurion 
IS auriez 
auraient 






a Gi 












J aie. 
tu aies, 
ait. 

nous ayi 
vous ay 
s aient. 


5 

a 


J'eu.sse ( 
tu eusse 
1 eût eu. 
nous eussi 
vous eusB 
Is eusseï 


















^ 


c; — c c « 




H 


î; ij .- i; -J ~ 


tf 


!;<:;;-„„•.- 






1 ^— - = ^- 




«a 


1 =■§■§-§■=•§■ 


-^ 
&I 


1 &&&S.S.& 




'X 








1 


-2 1 1 II 1 








? 




-O ' ' * ' ' 

5.s.=-ii-i 

|IIS2^ 










• <A . ^ w E 


is 
^ 










q î; « S: H o 


04 


i i i'-s'-i 1 




c es O O :C o 






>; >; ^s- r- — !< 














•=r=7= tcst-s 














c- ^ ^ C3 c; c3 




3 3 3 3 3 3 




■3 '— ^— O i3 i3 










{£ 6c bo iK) im eo 




c C O O O o 








A es « .0» ,« .OS 




c o o o o o 






3-S*S*=r5-^ 




"s '3 '3 3 S 'a 















O" o* o* 0" cr o* 



2'> — 













/ -s-^i 










1 ^i 






oûté. 
goûté, 
oûté. 
i eu goû 
eu goût 
goûté. 




.s .1 






z l 


•= ré . •= ."S '^ 

" tJ " o, o — 

,— '— ■*-* tu hr/-^ 


os 


6c _ t/C g N 3 

l _ ~ = S S 


•■iû 


^2^1 






â ' 


je goi 
tu go 
il go M 
nous 
vous j 
ils go 




j'ai ei 
tu as 
il a e 

nous a 
vous a 
ils ont 


< 

04 


j'aura 
tu au: 
il aur; 






i < 




H 


/ 


s: 








i 








tf J 




z 


i ■ • 


a 








-u J 




•4; 


1 -33 


H 








^ 1 






1 , • ce x "oo C9 


3 








-a 1 




H 




fa 


33 ri^ 






e-, 




es 
-M 
H 


U ta! 
lu la 
fliu t 
ailiii 
adiii 
liu t 




i tas 

s tas 
tast 

in t'i 






\ 


:-« ^ • ^ ^ s.. 

.o -CJ Hli .^ ^ .^ 


es 


1 —'-^ ce _.- ™ 
■_ tA 1 > > S 




«J ce p <i 






\ 


cA t/: X "u^ :/ï C/) 
ce cB rt rs rt CB 


P4 




i~ 1- ■; ~ 












ce ce ce o 




5 ô c c 






■ / 






/ ■ « 
















/ -» . — i 




' V 






( 






■-^ -«s .— 










1 


. ig-5 


tf 


22 -'o-a 




ç 








,^ t/! . w VS ai 


3 


*- c .= m .^ 




« ce n- 


«o 




■^ 1 


je goûtai! 
tu goûtai 
il goûtait 
nous goû 
vous goû 
ils goûtai 


'M 
H 
Z 

< 


J'eus goî 
Tu eus g 
il eût go 

nous eùmei 
vous eûtes 
ils euren 


P 

ea 
< 


je goûter 
tu goûter 
il goûter 


U 




\ 




9 


Q 


^ 




H 




es 

3 




c 




g 


-^ 




'M 


sta. 

asta. 

ta. 

lasta. 

î.sta. 

Lasta, 


9 

fa 




^ 






âve. 

rives. 

âva. 

aions. 

aia. 

âvon 




ère ta 
ères t 
et tas 
cron 
éria t! 
èron 1 




tarèï. 
taras, 
taro. 






\ 












• 


\ 


^ "5o ~ ~ tAI ■^ 

03 « C3 rs P! n 




te ?fc fc* ïc EL EJû 

ce ce «3 ce ce ce 




tas 
tas 
tas 
f;is 




1 






-ci . 




■«. 






/ 






' -"S^ 




.— 






( 
















1 


c/3 




(as -O) 




=:^-£ ' 








3 ij t; 




■<u «~ tt.t; 




■^ •* .— y 






H 1 


je goûte, 
tu goûtes 
il goûte, 
nous goû 
vous goû 
ils goûlei 


fa 

'M 

Q 


i goûté. 

as goût 
a goûte, 
us avon: 
us avez 

ont goi 


< l 

fa 

es 


ivais goi 
avais g 
avait go 
IIS avion 






5^ 1 

U ] 


Z 


■!t,B-%%^ 


a, 


:"5:=ê 






173 \ 
'U 1 




H 


! 


û 
















' 




H 




3 
3 








f 




s: 


4ri 


s! 


.«••=« 






! 


. c« â .6 

^ 2i 3 £ 3 S 


a« 


tasta 
asta. 
sta. 
n tas 
tast: 
asta. 


i 

1 
i 


UP 






i 


tn'^i V; ^ Ȕ t? 








" <r, C 






\ 


33'333'3 




•- <" ^ > i = 

'- n PS ce 




.2.2.2.S 
"« n 'S es 



— ^n — 

















s 


= >; 






« C ÎJ 




3 
















bi 


c = o 




H< 






a - 






H 






z 






a 






■n 






.u 






es 












' 


lasta. 

lasleïn 

lasta. 



. 2 <; 5 ;S O 

îî, Se s N s 

.— si J3 = 3 J; 
1 S I g g « 
— ■■^^Zi a » — 






2 2^ », - — 



• a o 



> — 



. n _; 3 • ™ 

:r. n -r. Cl -j: a 

rj ■—• ts -^ « ■<-> 

5 5 5 5 5 



• ^ — ^ « — 
2 '^ i3 „ =j ^j 

•y; ré a; câ "^ 3 



= = = bo 5o - 

.— .•- ,^ ^cd ,o5 -' 

:r" S" ~ a" <?• 3" 



H 

O 

C/2 



Î3;=j| ^ 5c 



es n rs rs 73 « 

A !A, •/) y; x tf2 









s 


ba 


^ 


5^ 


<fi 




.^ 


.ii 


— 




















S 


a 


5^ 






rà 


, ? 


^ 


■^-' 


&û &c 


*:z 


-.^ 


te 


3 


=3 


tG 


























1 ;; 








o 
































1 - 


~ 


* 


CT- 


cr 


- 


(■ 













c/: ;c :/: — — X 

v; :/3 X U o ce 

as aj « rs ta O 

«: « a: « aï «3 

:3 cï î5 :; es w 



^ o « il îj i; 



P 2 OQ tfi 

— ' _ S g J2 

H- — H. ^ =3 — 



(A 

• '-^ ci C «^ — 

^«2^3 «s 

i. O 2 2 2 " 



— :7 i î=« 



■^ -< l — 






z 1 s. 5 



•= "S ^; ^ «c'i 
fc««J g g «" 

S 1 §>s i I 

y; 00 s g OO 

— ss *J a» Œ) 00 
;' <S •= 00 <» =3 

■ — 3 '^ = i " 

„'*' ." a s» _.2 

3 s3 3 s s3 *3 

cr c sr u cr cr 

S ai -J 00 ;« X 

X _2 £ 5 i5 " 

"" X ■" 2 n c 
^ çj aj g._ _ 

X X X .2 -= X 



si: Sfi SB g, se te 
es .es .es °^ TZ .es 



TABLE DES ABRÉVIATIONS 



Ailj. 
Adj. m. 
Adj. f. 
Adj. des? g 
Adj. n. 
Adv. 
Cond. 
Gonj. 
Expr. fig. 
Expr. nég. 
Fut. 

Indic. prés. 
Inip. 
Inlerj. 
Loc. adv. 
Loc. fam. 
Fart. pas. 



Adjectif. 

Adjectif masculin. 
Adjectif féminin. 
Adjectif des2 genres 
Adjectif numéral. 
Adverbe. 
Conditionnel. 
Conjonction. 
Expression figurée. 
Expression négative 
Futur. 

Indicatif présent. 
Imparfait. 
Interjection. 
Locution adverbiale 
Locution familière 
Participe passé. 



Pass. déf. 
Part. aff. 
Part, ex pi. 
Prép. 

Pron. pers. 
Pron. pos. 
Pron. ind. 
Pron. in ter. 
Pron. rel. 
S. m. 
S. f. 
V. a. 
V. aux. 
V. imp. 
V. n. 
V. p. 



Passé défini. 
Particule affirmative 
Particule oxplétive. 
Préposition. 
Pronom personnel. 
Pronom possessif. 
Pronom indéfini. 
Pronom interrogatif 
Pronom relatif. 
Substantif masculin 
Substantif féminin 
Verbe actif. 
Verbe auxiliaire. 
Verbe impersonnel. 
Verbiî neutre. 
Verbe pronominal. 



DEUXIÈME PARTIE 



VOCABULAIRE 

PATOIS VELLAVIEN-FRANÇAIS 



- *-->c_5''^e^ijv--*- 



Abâou, s. m., meule de blé allongée, généralement 

faite à la hâte. 
Abastarchi, y. a. et p., abâtardir, dégénérer, en parlant 

des végétaux. 
Abatin, s. m., la tempe, partie de la tête. 
Abioura, v. a., abreuver, faire boire le bétail. 
Abouchi (s'), V. p., se boiser, en parlant d'un terrain 

inculte qui se garnit naturellement de bois. 
Abouchou (d'), aboutsou {d'), la face contre terre. 
Abouii, V. a., abolir, détruire, ruiner, en parlant d'une 

construction abandonnée, d'un champ mal cultivé. 
Abouriou, abouriou, adj. m., hâtif, précoce. 
Abouriva. abounva, adj. f., hâtive, précoce. 



- 28 



Am 



Abranda, adj. m., incendie dans toute sa force. 

Abre. s. m., arbre. 

Abriâou, s. m., le mois d'avril. 

Abriga, v. a. et p., abriler, s'abriter. 

Abro, s. m., le bord d'un cbemin, d'une rivière. A 

l'abro de Lèdse, au bord de la Loire. 
Acala (s'), v. p., s'appaiser, en parlant du vent. 
Acarapa, v. a., ramasser, relever de terre, réunir. Co 

vôou bé l'acampa, ça vaut bien la peine de le 

ramasser. 
Acampa (s'), v. p., mot à mot, se ramasser, en parlant 

des personnes, revenir à la maison, rentrer chez soi. 
Acassa et acata, v. a., couvrir, cacher. 
Acha, âtsa, s. f., hache. 

Achaou, atsâou, s. f., chaux, mortier pour bâtir. 
Aché, atsé^ s. m., achat, acquisition. 
Aco, pron. dém., ça, cela. 
Acouita (s'), V. p., se hâter. 
Acoursa, v. a, poursuivre, courir après. 
Acourtiji, acourtidsi, v. a., raccourcir. 
Acousilla, acoussia, v. a., conseiller. 
Acuba, atiuba, v. a., allumer, Atiuba lou fio, fou 

hm, allumer le feu. la lampe. 
Adhéra, s. f., application, iixilé, patience. No dsi 

d'adhêra. Il n'a point de patience, on ne peut le 

fixer, il est toujours agité. 
Adhéra, v. n., s'appliquer. 
Adiouchas. interj., adieu, sois à Dieu. 
Adiure, v. a., amener, conduire, faire venir. 



29 — 



AD 



Adiuèse, indic. présent, j'amène. 

Adiugio, imparfait, j'amenais. 

Adiuguère, passé défini, j'amenai. 

Adiurèi, futur, j'amènerai. 

Adiurio, condit. prés., j'amènerais. 

Adiu, adiùta, part, passé, amené, amenée. 

Adjara (s'), adsara (s'), v. réfl., s'aliter. 

Adounda. v. a., dompter, rendre les animaux dociles, 

particulièrement les bœufs et les chevaux. 
Adraïa, v. a., tracer le chemin, ouvrir le passage. 
Adurgi, V. a. et p., durcir, rendre dur, devenir dur. 
Adrèi, s. m., le côté droit, le versant d'un coteau exposé 

au midi. 
Afena, v. a., donner du foin aux bestiaux. 
Afina, V. a., tromper, duper. 
Afoula, V. a., émousser, en parlant du tranchant d'un 

outil. 
Afoula (s'), V. p., avorter, en parlant d'une femelle pleine. 
Afouôra, adv., dehors. 
Afusta, V. a., ajuster, viser au but. 
Aglèisa, s. f., église. 
Aglon, s. m., gland, le fruit du chêne. Pouor d'à- 

glon, cochon élevé à la glandée. 
Agné, s. m., agneau. 
Agoura, v. a., vendre trop cher, tromper sur le prix 

ou sur la marchandise. 
Agourba, v. a., amonceler. 
Agrada, v. n., plaire, être agréable. 
Agrafa, v. a., accrocher, saisir avec un croc. 



— 30 — 



AGK 



Agrafa (s'), v. p., se cramponner. 

Agrava, v. a., grimper, gravir. 

Agrouma, v. a., faire fléchir, abaisser, terrasser. 

Agrouma (s'), v. p., s'affaisser, s'accroupir. 

Agulha, agûia, s. f., aiguillie à coudre. 

Agulhada, agiiïâda, s. f., aiguillon du laboureur. 

Ai, (H, s. m., essieu. 

Aïâra, adv., maintenant. 

Aiga, âiga, s. f., eau. 

Aigardin, aïgardin, s. m., eau-de-vie. 

Aiira, aiïra^ s. f., aire de grange. 

Aiiroou, aiïrôou^ s. m., le rang de gerbe qui couvre 
l'aire quand on bat le blé. 

Aise, (Use. s. m., aise, bien-être. Esse benaise, être 
bien aise, content, satisfait. Le mot benâise est 
composé de 6é, adv., bien, et de aise avec \'n eupho- 
nique, be-n-âise. 

Aise (d'), d'aise, adv., doucement. 

Ajuda, adsûda, s. f., aide, assistance. 

Ajuda, adsuda, v. a., aider, donner du secours. 

Ala, «/a, s. f., l'expédition d'un acte public. 

Alâi, adv., de l'autre côté. 

Alaïin, adv.. là-bas. 

Alassa, v. a., fatiguer. 

Amai, adv., aussi, de plus, quand môme, tiuoique. 

Amadiura, v. a., mûrir. 

Amaséda, s. f., fourmi, insecte. 

Aminla, amifda, s. f.. amandt». fruit de l'amandier. 

Amisla, s. f., amitié. 



— :il — 



AM 



Amistous. adj. ra., aimant, caressant. 

Amistoûsa, adj. i., aimante, caressante. 

Amoun, adv., là-haut. 

Amoundâou, adv.. là -haut (d'une manière plusprécise). 

Amoura, v. a., butter, être appuyé contre. 

Amoûra, s. f., mûre, fruit du mûrier. 

Amourié, s. m., mûrier, arbre fruitier. 

Amourla, v. a., éteindre. Ei leissa amourta lou 

fio, j'ai laissé le feu s'éteindre. 
Amoutii, (s'), v. p., se gazonner, en parlant d'un terrain 

qui se couvre d'herbes. 
Ana, V. a., aller. 
Yôou, ind. présent, je vais. 
Anâve, imparfait, j'allais. 
Anère, passé dôlini, je fus. 
Anaréi. futur, j'irai. 
Anario, conditionnel, j'irais. 
Vaï, impératif, va. 
Ana, anâda, part, passé, allé, allée. 
Ané, s. m., anneau d'une chaîne. 
Anèla, s. f., anneau unique. 
Anton, s. m., l'an passé. 
Aneûi, adv.. aujourd'hui. 
Aniucin, adj. m., innocent, niais, sans défense. 
Aniucinta, adj. f., innocente, niaise, sans défense. 
Aoucha. noutsa^ s. f., oie. oiseau de basse-cour. 
Aoura, âoura, s. f., le vent. 
Aoutre, aoutre. pro. indéf. m., autre. D'âoiitres co, 

autrefois. 



— 32 — 



AOU 



Aoulra, âoutra, pron. ind. f., autre. 

Apara, v. a., défendre, protéger. 

Aparija, aparidsa,, appareiller, mettre en paire les 
animaux domestiques. 

Apastiura, v. a., donner la pâture aux bestiaux. 

Apastiuraïre, s. m., le valet chargé de donner la pâ- 
ture. 

Apeja, apedsa^ v. a., coller. 

Apesa, V. a., bâtir les fondements d'un mur. 

Apesasou, s. f., les fondements d'un mur. 

Apeûi, prép., après, ensuite. 

Apia, (ipia, s. f., hache. 

Apradi. v. a., convertir une terre en pré. 

Aproupi, V. a., nettoyer. 

Aprivada, v. a., apprivoiser. 

Apura, v. a., appuyer. 

Aragnâda, s. f., araignée. 

Araïre, s. m., charrue simple et primitive. 

Aras, prép., tout près de, contre, touchant. Boutfaco 
ara.s', mettre cela à côté. 

Archa, artsa, v. a., atteindre un but avec un projec- 
tile, une pierre. 

Aréna, s. f.. sable. 

Arèsta-biôou, s, m., arrête-bœuf, ajonc, arbuste épi- 
neux. 

Arguôi, s. m., vigueur, embonpoint chez les animaux. 
Af/i(éi poKor pi'end d'arr/i/r'. ce cochon com- 
mence à s'engraisser. 

Ari, flrf, s. m., bélier. 



33 - 



AR 



Ario, s. m., sillon. 

Arjai, ardsaï. s. f.. fossé couvert pour assaiuir les ter- 
rains humides. 

Arjiave, a7'dsiâva, s. f., argile. 

Armaja, armâdsa^ s. f., armoire. 

Arpiou, s. m., ongle, onglon, griffe des animaux. 

Arrapa, v. a., saisir, attrapper. 

Artèi. s. m., orteil. 

Ardsôou, s. m., arc-en-ciel. 

Asaiïga, v. a., irriguer la prairie. 

Ascla. âscla, s. f., éclat de bois, de pierre. 

Ase. âse, s. m., âne, bête de somme, personne slupide. 

Ase-boubou, s. m., têtard, petit de crapaud. 

Asèima, v. a., regarder. 

Assein, adv., ensemble. 

Asseta, v. a., asseoir, d'assetous, étant assis. 

Assou, s. m., loge à porc. 

Asté, s. m., mou de veau. 

Atava, V. a., atteler les bêtes de trait. 

Aie, âte^ s. m., acte public, contrat. 

Atéira, v. a., mettre en rang, ranger. 

Atii. d'atii, adv., là, de là, voilà. Es atii. il est là. 
Vènes d'atii, tu viens de là. Atii moun païre, 
voilà mon père. 

Atogne, V. a., atteindre. 

Auoumailla, auoumûia, s. f., la race bovine. 

Auoumouofna, s. f., aumône. 

Auoussûra, s. f., hauteur, élévation de terrain. 

Auoutar, s. m., autel, table pour les sacrifices religieux. 



— 34 — 



AU 



Auoutou, s. m., automne. 

Ava, «va, s. f., aile des oiseaux. 

Avâissa, s. m., noisetier, arbuste. 

Avâousa, s. f., alouette, oiseau. 

Avartii, v. a., expérimentei', connaître. Ou o-t-avar- 

tii, il l'a expérimenté, il est au fait de cela, il le 

connaît. 
Aver, V. a., avoir. 
Avéra, v. a., arracher, extraire. 
Avesca, s. m., évêché, palais de l'évèque. 
Avesque, s. m., l'évèque. 
Avita, V. a., visser, fixer au moyen de vis, sorte de clou 

en spirale. 
Avoûra, adv., maintenant, à présent. 



B 



Babâou. s. m., être imaginaire dont on fait peur aux 
enfants. 

Baclia, hatsa, s. m., baquet, auge. 

Bacliassa, batadsfia, >. f.. ornière profonde dans un 
cliemin. 

Bachi, s. m., bassin, réservoir d'eau. 

Bada, v. a., ouvrir. 

Badaïa, v. n., bAiller, ouvrir involontairement la bou- 
che. 

Bagna, v. n., mouiller. 



— 3o — 



BA 



Bagiiadiûra, s. f., mouillure, état de ce qui est mouillé. 

Bailla, v, a., donner. 

Bâile, ind. prés., je donne. 

Belave. imparf., je donnais. 

Belère, passé défini, je donnai. 

Belarèi, futur, je donnerai. 

Belario, cond., je donnerais. 

Bela, helâda, part, passé, donné, donnée. 

Baissa, s. f., lieu bas, dépression de terrain. 

Bâna, s. f., corne des bœufs, vaches, etc. 

Baoucha, bâoutsa, s. f., grosse boule pour jouer aux 

quilles. 
Bâri, s. m., rempart, forte maçonnerie. 
Barilla, baria, s, f., baratte, vase en bois où l'on bat 

le beurre. 
Barouôta, s. f., brouette. 
Basacle. s. m,, grand local délabré. 
Basana, v. a., délaver, mouiller. Abasagni, pourri 

d'humidité, en parlant d'un tronc d'arbre ou d'une 

pièce de bois exposée à l'air depuis longtemps. 
Bâsta, interj., plaise à Dieu, Dieu veuille le cas. Basta 

lou. co, plaise à Dieu que ce soit ou plut à Dieu 

que ce fût. 
Bastar, adj. m., de naissance illégitime. 
Bastârsa, adj. f., bâtarde, de naissance illégitime. 
Bastèira, s. f., barde, bât, selle des bêtes de somme. 
Bastou, s. m,, bâton, canne. 
Bâta, s. f., corne du pied des animaux. 
Bâté, s. m., bateau. 



— 36 — 



BAT 



Bateja, batedsa, v. a., baptiser, donner le baptême. 

Batôsta, s. f., rixe suivie de coups 

Bavai, s. m., balai. 

Bavaïa, v. a., balayer. 

Bavâire, s. m., bavard, sol, ennuyeux. 

Bavâsta, s. f., cornue, vase en bois à deux oreilles pour 
le porter. 

Bé, s. jn., bien, propriété, fortune personnelle. 

Bé, adv., bien, d'une manière satisfaisante. Co vai bé, 
ça va bien, c'est suffisant, c'est assez. 

Bé, adj. m., grand, de baute taille. 

Bêla, adj. f., grande, de baute taille. 

Bedfiine, s. m., bec d'âne, ciseau de menuisier. 

Beïâou, adv., peut-être. 

Béico, adv., beaucoup. Bé-y-co, bien au coup, bien à 
la fois. 

Beiidsa, s. f., bluetle, étincelle de feu. 

Bèissa, s. f., bêche, outil des cultivateurs. 

Béissa, v. a., bêcher. 

Beléou, adv., peut-être. 

Beligas, s. m., barbouilleur, incapable de gérer ses 
affaires. 

Béna, s. f., corbeille d'osier, assez grande. 

Bené, s. m., corbeille d'osier moins grande. 

Benigi, adj. m., béni, qui a reçu la bénédiction reli- 
gieuse. O cler^ cler beniyi ! estsompa l'aïga 
biôou loti vi, 6 clerc, clerc béni 1 il jette l'eau et 
boit le vin. Apostrophe satirique aux clercs oui 
servent la messe. 



— 37 — 



BEN 



Benigida, ôe^zi^îrfa, adj. f., bénite, qui a reçu la béné- 
diction religieuse. 

Berbegi, s. m., fourmi, insecte. 

Bercha, s. f., bèrtsa, brèche, échancrure. 

Berchu, bertsu, adj. m., échancré, auquel il manque 
une dent. 

Berchuda, bertsùda, adj. f., échancrée, à laquelle il 
manque une dent. 

Bês, s. m., bouleau, arbre forestier. 

Besâou, s. m., béai, conduite d'eau. 

Besoûgna, s. f., chose quelconque. 

Besseuilla, bessefna, s. f., copeau coupure de bois. 

Bessou, adj. m., jumeau. 

Bessoûna, adj. f., jumelle. 

Bèstia, s. f., animal sans raison. 

Bestiâssa, s. f., personne stupide. 

Beuilla, beùia, s. f.. barbe de la lisière d'une étoffe 
usée. 

Bëva, V. n., bêler, cri de certains animaux, 

Biâssa, s. f., besace. 

Nota. — Ne s'emploie guère qu'au pluriel, en pa- 
tois, sans doute parce qu'elle a deux poches, (éi 
biâssa, les besaces. 

Biàta, s. f.. béate, fille dévote, qui consacre sa vie à 
l'instruction et à la direction morale et religieuse de 
la jeunesse dans les campagnes. 

Bicha, bîtsa, s. f., grand pot de terre. 

Bichon, bitsou, s. m., pot moyen de terre. 

Bigôra, s. f., tarrière, outil de charron. 



— :î8 — 



BIL 



Billa. b'ia, s. I'., bâton court, servant de levier pour 

serrer les cordages qui assujettissent les chargements 

sur les véhicules. 
Billa, bia, v. a., serrer les cordages pour assujettir les 

chargements sur les véhicules, 
Biôou, s. m., bœuf. 
Bioridsa, bioridsa, s. f., vessie. 
Bioure, V. a,, boire. 
Birou, s. m., percerette. 
Bisa, bisa, s. f., vent du nord. 
Bla, s. m., blé. 

Blagïna. s. f., bruine, pluie fine et brumeuse. 
Blagina, v. n., se dit de la bruine qui tombe. 
Bléirôva, s. f., bleuet, (leur des champs. 
Blèou, adj. m., bleu. 
Bleûva, adj. f., bleue. 

Blôda, s. f., blouse, vêtement léger de dessus. 
Blon, adj. m., blanc. 
Bloncha, blohtsa, adj. f.. blanche. 
Bon, s. m., banc pour s'asseoir. 
Bôoumi, V. a., vomir. 
Bou, s. m., bouc, animal domestique. 
Boubilla, boubia, bobine. 
Bouchi, s. m., console, corbeau, pierre de support. 
Boudïlla, s, f., endure, ampoule. 
Boues, s. m., bois. 
Boufa, V. a., souiller. 
Boufé, V. et n., soufflet, instrument pour produire du 

vent. 



— 39 — 



BOU 



BoQfadou, s. m., soufflet pour aviver le feu. 

BouQja, bouf'idsa, bouffissure. 

Bouirâda, s. f., corvée avec attelage de bœufs ou va- 
ches, 

Bouleja, bouledsa, v. a., remuer, bouger. 

Bouo. adj. m., bon. 

Bouôna. adj. f.. bonne. 

Bouôria. s. f., domaine rural, ferme. 

Bouorlhe, adj. des deux genres, borgne, privé d'un 
œil. 

Boûra, s. f.. brouillard, vapeur de l'atmosphère. 

Boilra, s. f., gros marteau de carrier. 

Bourde, s. m., sabot, jeu d'enfants (le Cucullus d'Ho- 
race). 

Bouré, jeune taureau. 

Bourinjou, bourindsou., s. m., couverture extérieure 
de laine de l'enfant au maillot. 

Boûsa, s. f., boue, fange, crotte. 

Bousa (se), v. n., se crotter. 

Boussa, adj. m., bo^isu. 

Boussâda, adj. f., bos.sue. 

Boûstia, s. f., boîte. 

Bouteilla, boutéia, s. f., vessie. 

Bouta, s. f., outre, sac de peau à porter du vin à dos de 
mulet. 

Boutié, s. m., celui qui donne la pâture aux bes- 
tiaux. 
Boiiva. s. f.. borne, limite. 
Bouva. V. n.. limiter, confronter, continer. 



- 40 - 



BRA 



Braïa, s. t., culotte, pantalon. Ne s'emploie qu'au plu- 
riel. Séi braïa, son pantalon, sa culotte. 

Brama, v. a., braire, beugler. 

Brassâou, s. m., berceau d'enfant. 

Brava, s. f., génisse, jeune vache. 

Brave, adj. m., beau, bien fait. 

Brava, adj. f., belle, bien faite. 

Brin, s. m., écorce du blé moulu. 

Breuilla, brefiia, s. f., germination de semences. 

Breuilla, breuïa, v. n., germer, en parlant de semen- 
ces. 

Brisa, brisa, s. f., miette. 

Biu, s. m., bruit, renommée. 

Bru, s. m., essaim d'abeilles. 

Budé, s. m., boyau. 

Bujada, budsâda, s. f., lessive. 

Bujar, budsar. s. m., chicaneur, querelleur. 

Bùrla, s. f., tourmente de neige. 



C 



Nota. — Quanrl le c est suivi d'un h, on le prononce 
presque toujours Is. 



Gabal, s. m., cheptel de bestiaux. 
Gabâssa, s. f., grande corbeille d'osier plate, servant à 
mesurer le grain et h le vanner. 



- 41 - 



GA 



Gabôrna, s. f., caverne, excavation dans un rocher. 
dans un tronc d'arbre. 

Cabouo, s, f., trou, souterrain, caverne. 

Gabourna, adj. m., caverneux, creux, se dit particuliè- 
ment de troncs d'arbres. 

Gâcha, catsa, v. a., écraser, presser, serrer particuliè- 
rement un doigt de la main ou du pied. 

Gachâda, s. f., meurtrissure par écrasement. 

Gachou, catsou, s. m., noyau. 

Gâia. s. f., truie, femelle du cochon. 

Gaïou, s. m., jeune cochon. 

Caire, câire, s. m., coin, angle, lieu retiré. 

Gala, V. a., rester. CaVéilaï, reste là-bas, 

Galâda, s. f., pavé. 

Galada, v. a., faire un pavé. 

Gampôna, s. f., cloche. 

Ganar, s. m., canal, fossé d'écoulement. 

Ganlia, caM'a, s. f., caille, oiseau. 

Gapou, adj. m., poltron, peureux. 

Gapoûna, adj. f., poltronne, peureuse. 

Capouna. v, n., avoir peur, céder, fuir. 

Garavèna, s. f., caravane, circulation. Se dit communé- 
ment de la circulation du garçon meunier desservant 
les pratiques du moulin. 

Garcavé, s. m., grelot. 

Gareja, caredsa, v. a., charrier, transporter avec un 
char. 

Garéma, s. f., le temps du Garême. 

Gaston, s. m., la bergerie. 

4 



- Ï2 - 



VA 



Gâta, V. a., couvrir, cacher, au moyen d'une couver- 
ture. 

Catari, s. m., nigaud, niais. 

Cavâla, s. f., jument poulinière. 

Céin, adj. num., cent. 

Celéira, s. f., cerise. 

Geléirié, s. m., cerisier, arbre à fruit. 

Clia, tsa, s. m., chat, animal domestique. 

Ghabé, tsabé, s. m., chevet, pièce de charpente en 
support. 

Ghabi, tsabi, adj. m., égaré, caché en pariant d'un 
objet. 

Ghabida, tsabida, adj. f.. égarée, cachée. 

Gliabestre, tsabestre, s. m., licou, dont on attache les 
chevaux au râtelier. 

Ghabona, tsabona, s. f.. cabane, galetas. 

Chabra, tsâbra, s. f., chèvre, animal domestique. 

Ghabri, tsabri, s. m., chevreau. 

Ghadèira, tsadèiva, s. f., chaise pour s'asseoir, chaire 
à prêcher. 

Ghadéna, tsadéna^ s. f., ciiaîne. 

Ghaï. tsa'i, adj. m., tachetée, en parlant de la peau des 
animaux. 

Gliaia, tsiUa, adj. t., tachetée. 

Ghaine, tstHne, s. m., chêne, arbre. 

Chavinda, tsaviilda, s. f., la fêle de Noël où l'on loue 
généralement les domestiques de campagne, d'où il 
semble que ce mot vient de chavinda corruption de 
chalinda qui veut dire achalandage, marché. 



— i.i — 



GH 



Chambailla» tsambâia. s. f., jarretière. 

Ghami, tsami, s. m., chemin. 

Ghampeira. tsampéira, v. a., suivre, marcher sur la 

trace d'une personne. 
Ghanabie, tsanahié, s. m., chenevier, terrain planté 

en chanvre. 
Ghanabou, tsanaboîc, s. m., chenevis, la graine du 

chanvre. 
Ghanâou, tsanâou. s f., cheneau, celles des tuiles qui 

forment les canaux dans lesquels s'écoulent les eaux 

pluviales sur un toit. 
Chansé, tsaiisé. s. m., cercueil. 
Chanté, tsanté^ s. m., tourte de pain entamée. 
Ghantou, tsantou^?,. m., rue étroite, ruelle. 
Ghaou, tsâOH, adj. m., chaud. 
Ghaouda. tsâouda, adj. f., chaude. 
Ghaou, tsâou, s. m., choux, plante potagère. 
Ghaoumegi, tsûonmegi. adj. m., moisi. 
Ghaoumegida, tsdoumegida, adj. f.. moisie. 
Chape, tsapé, s. m., chapeau. 
Chapla, tsapla, v. a., briser, hacher, mettre en mor- 
ceaux. 
Chapusa, tsapusa, v. a., charpenter. débiter le bois à 

la hache. 
Char, tsai\ s. m., la chair. 
Gharda, tsarda, v. a., carder la laine. 
Chardaire, tsardâire, s. m , cardeur de laine. 
Ghardounié, tsa?'dounié, s. m., chardonneret, oiseau. 
Ghareira, tsr/'-rf-n, <; f rue. 



- 44 



CH 



Cliai'cstio, tsarestio, s. f., cherté, disette. 

Cliarpaou, tsarpâOK , s. m., chardon, la fleur de la 
grande bardane. 

Gharvein, s. m., sergent, huissier. 

Ghasaou, tsasnou, s. m., maison délabrée, masure. 

Ghascu, tsascii, pron. indéf. m., chacun. 

Ghascuna, tsascfma., pron. indéf. f., chacune. 

Ghaseira, tsasèira^ s. f.. cage à faire sécher les fro- 
mages. 

Ghasté, tsasté, s. m., château. 

Ghastra, tsâstra, s. f., ruche à miel. 

Ghastogne, tsastofiia, s. f., châtaigne, fruit du châtai- 
gnier. 

Ghatilla, tsat'ia, s. f., écharde, éclat de bois pointu et 
piquant. 

Ghatouneira, tsatounèù^a, s. f., chatière, trou dans 
une porte pour le passage des chats. 

Ghava, tsava, s. m., cheval. 

Chava, tsava, \. a., creuser, fouiller. 

Ghavé, t.savé, s. m., lampe. 

Ghavilla, tsavia, s, f., cheville. 

Chavour, tsavour, s. f.. chaleur. 

Ghein, adj. num., cinq. 

Glieinne, s. m., seing, signature 

Gherha, tsèrba^ chanvre. 

Ghi, prép., si. 

Ghi, tsi, s. m., un noyau de matière plus dure dans un 
bloc de pierre. 

Ghi, tsi^ s. m., chien, animal domestique. 



40 — 



m 

China, ts'ma, s. f., chienne, femelle du chien. 

Ghiâou, s. m., ciel. 

Ghibouota, tsibouôta, s f., cabane. 

Ghier, tsiè7\ s. m., grand amas de pierre naturel ou 
artificiel. 

Chiera, tsièra, s. f., plaisir, satisfaction, chère-lie. On 
entend dire au paysan : bèissa, sedsa. atii 
ma tsièra. Bêcher, faucher, voilà mon plaisir. 

Chimintéri, s. m., cimetière. 

Ghinquanta, adj. num., cinquante. 

Ghivéta, s. f., chouette, oiseau nocturne. 

Ghané, tsané, s. m., loquet. 

Ghâousa, tsâousa, s. f., chose, affaire. 

Ghimple, adj. des 2 gen., fou, qui a perdu la raison. 

Ghiou, ch'iou. s. m., suif, graisse de mouton fondue. 

Ghioûpre, s. m., soufre. 

Chira, chira, s. f., neige. 

Chira, v. n., neiger, se dit de la neige qui tombe. 

Ghom, (son, s. m., champ, pièce de terre. 

Ghomba, tsonba^ s. f., jambe. 

Ghombre, tsoabre. s. m., écrevisse. 

Ghooucha, tsôoutsa , v. a., pres.ser. fouler. 

Ghoougi, tsôougi, v. a., choisir. 

Choudre, tsoudre^ v. impér., falloir. 

Ghoou, tsôou, ind. prés., il faut. 

Ghouio, tsoiuo, imparf., il fallait. 

Chougué, tsougué, passé déf., il fallut. 

Ghoudro, tsoudro, futur, il faudra. 

Ghoudrio. tsoudrio. condit.. il faudrait. 



— i6 



CM 



Ghoudiu, tsouclm, part, passé, fallu. 

Chougna, tsougna, v, a., manger sans appétit, en 
parlant du bétail. 

Cliouraâssa, tsoumâssa^ s. f., chaleur étoulïante. 

Cliupe, adj. des 2 genres, miope. 

Gindria, v, a., cintrer, poser les cintres d'une maçon- 
nerie. 

Glas, s. m., glas funèbre, sonnerie pour un agonisant. 

Glâou, s. f., clef de serrure. 

Glâoure, v. a., clore, ramener le bétail du pacage à 
l'étable. 

Glapas, s. m., grand amas de pierres. 

Glâssa, s. f., botte de paille. 

Glavé, s. m., clou. 

Gléda, s. f., claie, barrière en bois mobile pour fermer 
un passage. 

Gluchi, V. n., glousser, cri de la mère poule. 

Glfissa, s. f., couveuse, mère poule. 

Go, s. m., coup, fois. Eiacar'cin co, encore un coup; 
Qiiûouquc co, quelquefois. 

Gôna, s. f., toise, mesure ancienne de longueur, en 
usage à Saugues; cette dénomination se retrouve 
aux extrémités de la Provence, à Kréjus. 

Gonfron, s. m., conlin. limite. 

Gôoure, s. m., cuivre. 

Gôoulié. étui, anciennement en iKii>, aujourd'hui le plu> 
souvent en métal, rempli d'eau que le faucheur porte 
à sa ceinture et dans lequel baigne la pierre à aigui- 
ser sa laulx. 



— 4/ 



COU 



Coua. V. a., couver, se tenir sur ses œufs en parlant des 

oiseaux. 
Couâssa. s. f., grande cuiller en cuivre pour prendre de 

l'eau. 
Coucourèla, s. f., expression figurée pour désigner la 

tète. Ovira la Coucourèla^ la tête lui a tourné, 

il est devenu fou. 
Coudéna, s. f.. couenne, la peau du cochon. 
Couder, s, m., terrain communal inculte, servant ordi- 
nairement de place publique dans les villages. 
Coudoûi, s. ra., coing, fruit. 
Gouèi, s. m., cou, partie du corps. 
Couèina,s. f., queue des animaux, lorsqu'elle est longue. 
Gouèire, v. a., cuire, préparer au feu. 
Couèla. s. f., queue des- animaux lorsqu'elle est courte. 
Goufe?sa. v. a., confesse (se). Es ana coufessa, il est 

allé se confesser. 
Confia, v. a., gonfler. 
Coufle. adj. des 2 genres, gonflé, plein. 
Gougi, s. m., cousin. 
Cougina, coag'ma., s. f.. cousine. 
Cougôurla, s. f., citrouille, se prend familièrement pour 

la tête. 
Couija, coiiidsa^ v. a. et réil., coucher, se coucher. 
Couita, coiiita, s. f., hâte, presse. 
Coular, s. m., collier pour attacher un animal. 
Cofimba, s. !.. vallon, terrain bas. 
Courapanage roitmpamiclse. s. m., le'lait. le beurre, le 

fromage, tous les produits dç la laiterie de campagne. 



— 48 — 



cov 



Coumpés, s. m., contrepoids. 

Counéisse, v. a., connaîlre, savoir. 

Gounichû, part. pas. m., connu. 

Gounichûda, parf. pas. f., connue. 

Counièira, s. f., congère, amas de neige. 

Gouo, s. f., queue. 

Gouoleva, v. n., basculer, mol à mot, lever la queue. 
Se dit d'un char dont le timon se lève quand on 
charge sans précaution sur le derrière. 

Gouor, s. m., corps, le corps de l'homme particulière- 
ment, se prend pour santé, vigueur. O bouon corps, 
il a bon corps, il est vigoureux, se porte bien. 

Coupé, s. m., nuque, la partie entre le derrière de la 
tête et la naissance du cou. 

Goûra, adv., quand, à quelle époque. 

Gourâda, s. 1., fressure, le poumon de veau. 

Gouratié, s. m., courtier de commerce en vin. 

Gofircha, s. f., coursière, chemin plus court. 

Gourchun de pouos, s. m., planche courte. 

Gourdiûra. s. f., couture. 

Gourdiura, v. a., coudre. 

Gouriâssa, s. f.. le liseron, plante. 

Gourija, coundsa^ s. f., courroie. 

Gourniôla, s. f., le gosier. 

Gourioôu, s. m., courlis, oiseau d'eau. 

Gouroiifigla. s. f., navette en bois servant de boucle pour 
lii corde du char. 

Gousséira, s. f.. paillasse, garde-paille. 

Couva, v. n.. couler, s'écouler en parlant des liquides. 



- 49 - 



COU 



Couvenin. s. m., gage de domestique. 

Gouvida. v. a., convier, inviter. 

Couvoùgna. s. f.. quenouille. 

Couvour. s. f.. couleur. 

Crapou. s. f.. croupion, échine. 

Greba, v. n., crever, mourir en parlant des animaux. 

Créire, v. a,, croire. 

Grèse. ind. prés., je crois. 

Gregio. imparf.. je croyais. 

Greguère, passé déf.. je crus. 

Grirèi, futur, je croirai. 

Gririo. conditionnel, je croirais. 

Greju. crejûcla. part, pas., cru. crue. 

Grépia. s. f.. crèche, mangeoire des animaux. 

Gresinsa, cresinsa, s. f.. orgueil, présomption. 

Grida. v. n., crier, appeler. Crida lou. appelle-le. 

Grèide. indic. prés., je crie. 

Gridave. imparf., je criais. 

Gridère, passé déf., je criai. 

Gridarèi. futur, je crierai. 

Gridario. cond.. je crierais. 

Grida. cridjida, part, pas., crié, criée. 

Crisse, v. n . croître. 

Grogne, v. n.. craindre. 

Crôila. s. f., crainte. 

Gros, s. m., trou, fosse mortuaire. 

Crôssa. s. f.. béquille. 

Grôta. s. f.. grotte, cave voûtée à fleur de terre. 

Grou, s. f.. croix, la croix de .\otre Seigneur Jésus-Ghrivi 



— oO 



GROU 

Croumâi, s. m., crémaillères, chaîne à crochet de la 
cheminée de la cuisine. 

Crouca, v. a., croquer, manger vile, avec avidité. 

Cuharcela. tiubarcèla, s. f., celles des tuiles qui sont 
en recouvrement «ur celles qui l'ont cheneau. 

Cuber, tiuber, s. m., toit, couverture d'un bâtiment. 

Cuberta, tiubcrta, s. f., semaille, couvraille des se- 
mences. 

Gubri, tiubiH^ v. a., faire les semailles. 

Cuer. tiiuèr, s. m., cuir, peau tannée. 

Cuiè, tiiuïè., s. m., cuillère. 

Cura, tiiura, s. m., curé, ministre de la i'eligion. chet 
spirituel de la paroisse. 



D 



Dâi, s. m., faux, instrument pour faucher. 

Dalia, daïa^ v. a., faucher, couper l'herbe avec la 

faux. 
Damoura, v. n., demeurer, habiter, être fixé (juelque 

part, rester tranquille. 
Daniouôra. locution familière, reste tranquille, cesse. 
Uanmage. danmddse^ s. m., dommage. 
Danlêle. s. f.. pièce de bois découpée en feston sur 

laquelle reposent les tuiles-cheneau du bord du loil. 
Darbou. ^. m., laupe. petit quadrupède (pii vit sous 

terre. 



— ol - 



DAR 



Darbounèire, s. f., taupinière, petit cône de terre fait 
par la taupe au-dessus de son trou. 

Darié, prép., derrière. 

Darié, adj. masc. dernier. 

Darèire, adj. t., dernière. 

Darinèla, s. f., fille libre dans sa conduite. 

Dârna, s. f., mite, teigne, insecte. 

Darna, adj. m., piqué des mites. 

Darnâda, adj. f., piquée des mites. 

Davala, v. n., descendre. 

Davalâda, s. f., descente, partie déclive du terrain. 

Oavanté. s. m., tablier, vêtement de devant des femmes. 

Davaus et de davaus^ adv., avant, antérieurement, au- 
trefois. 

Dediin, adv., dedans. 

Defouôra. adv., dehors. 

Déibala (se), v. n., tomber, dégringoler. 

Déibana (se\ v. n., s'écorner, en parlant d'un animal 
qui a perdu ses cornes. 

Déibouor, s. m., éruption d'humeurs. 

Déilâi, locut. adv., de là-bas, de l'autre côté. 

Déimoura (se), v. n.. se défigurer, se déformer le vi- 
sage par un accident. 

Deindéou, prép., à partir de. 

Deindiu. adv.. pei-sonne. 

Déiraba, v. a., déraciner, arracher. 

Déirama. v. a., déramer le foin, l'écarter sur le pré. 

Déïssâi, locut. adv., d'ici. 

Dès. adj. nura.. dix. 



— 52 — 



DES 



Désassé, adj. num., dix-sepl. 

Dèsaïèi, adj. num., dix-huit. 

Dèsanôou, adj. num., dix-neuf. 

Descassa et descala,, v. a., découvrir, ôter la couver- 
ture. 

Desforliuna, adj. m., mallieureux, tjui n'a pas de bon- 
heur, de chance. 

Desfortiunâda, adj. f., malheureuse, qui n'a pas de 
chance, de réussite. 

Desimpéita, v, a, débarrasser. 

Desparti, v. a., partager, diviser. 

Despeûi, prép., depuis. 

Dessoubre, prép., dessus. 

Destourba, v. a., déranger, troubler quelqu'un dans 
son occupation. 

Destria. v. a., sevrer, retirer de la mamelle un enfant, 
un jeune animal. 

Detcha, dètsa., s. f.. tare, défaut, chez un animal par- 
ticulièrement. 

Di, s. m., doigt, partie de la main. 

Dilera, v. n-, négliger, refuser de faire. 

Diin. prép., dans. 

Dièou, s. m.. Dieu, l'Etre suprême. 

Dignche, s. m., éboulement de terrain détrempé par 
les eaux. 

Digâi, s. m., dégât, (léiiuigcnieiil. 

Digaïa, v. a., gâter, déranger. 

Digôoule. s, m., éboulement de terrain. 

Digoulina, v. n., découler goutte à goutte. 



- 33 — 



Dli 



Diina. v. n.. déjeuner, faire le repas du matin. 
Diinda. s. f., poule dinde, oiseau de basse-cour. 
Diindar, s. m., coq dinde. 
Dijiaou, didsâou, s. m., le dégel. 
Dijiava, didsiava. v. n.. dégeler. 
Diliu. diiiu, s. m., lundi. 
Dimar. diimar^ s. m., mardi. 
Dimecre, diimècre, s. m., mercredi. 
Dijoou, diidsôou, s. m., jeudi. 
Divindre, diivindre, s. m., vendredi. 
Disate. diisate, s. m., .samedi. 
Dimiuclie. diimintse, s. m., dimanche. 

On supprime aussi le dii pour tous les jours, ex- 
cepté pour le dimanche, et l'on dit : 

Lou liu, lou iu^ s. m., lundi. 

Lou mar, lou tnar, s. m., mardi. 

Lou mecre, lou mècre, s. m , mercredi. 

Lou joou. lou dsôou, s. m., jeudi. 

Lou vindre. lou vindre, s. m., vendredi. 

Lou sate. lou sate, s. m., samedi. 

Lou dimintse. lou diimintse. >. m., dimanche. 
Dindéou, prop., à partir de. 
Dindiu. locut. négat., personne, aucun. lo dindiu, il 

n'y a personne. 
Diniu. adj. m., nu, dépouillé de ses vêtements. 
Diniûda. adj. f.. nue. dépouillée de ses vêtements. 
Dioûre, v. a., devoir, être débiteur. 
Dioute, s. m., dette, le montant de ce qu'on doit. 
Diraja, diradaa, v. a., déraciner, extirper. 



o4 — 



Dl 



Diranca, v. n.. détraquer, dégringoler. 

Dirouclia, diroutsa^ v. a., abattre. Diroutsa lei 

noies, lous poun, abattre les noix, les pommes, en 

parlant d'un enfant maraudeur. 
Diroucha (se), diroiitsa (sej, tomber du haut d'un 

rocher, d'un arbre. 
Diroucha, v. a., dépouiller un arbre de son écorce. 
Dirouii, dirouii, adj. m., détruit, en ruines. 
Dirouiida. dirofdida, adj. f., détruite, en ruines. 
Uiumèi, adj. m., demi, la moitié de. 
Diumèia, adj. f.. demie, la moitié de. 
Diumèia, s. f., demi carton, la moitié de la mesure 

ancienne du grain. 
Diurrai. v. n.. dormir, se livrer au sommeil. 
Divardia, v. a., cueillir les fruits ou autres récolles 

non mûres. 
Diviila. divia, v. a., réveiller, tirer du sommeil. 
Dôou. s. m., deuil. Fâi dôou, il est en deuil. 
Dôou. adj.. dilBcile. Jii doou foire, il est dilficile 

à faire. 
Doudse, adj num.. douze. 
Doui, adj. num. des 2 genres, deux devant un mot 

commençant par une consonne. Doui hiôou, doui 

imtse, deux bœufs, deux vaches. 
Doûi, s. m., cuvier, grand vase en bois en forme de 

demi-tonneau pour faire la lessive. 
Douilla. douta, s. f.. douve, partie de tonneau. 
Doun, adv., d'où. Doun vé/ies, d'où viens-tu? 
Dounc, conj.. donc. 



— O.) — 



DUU 



Dounde. adj. m., dompté, en parlant des animaux. 

Doufida, adj. f.. domptée. 

Dous, adj. n. m., deux devant un mot comm3nçaut par 

une voyelle. Z)ows abres^ dous agné. deux arbres, 

deux agneaux. 
Douas, adj. num. f., deux devant un mot commençant 

par une voyelle. Douas âtsa. deux haches. 
Doudse. adj. n., douze. 
Dracha, clrâtsa, s. f.. marc de raisins ou de fruits 

pressurés. 
Drâia, s. f.. trace, marque de passage, indication d'un 

chemin. 
Drôle, s. m., un jeune garçon de 7 à 12 ans. 
Drôla. s. f.. une jeune fille de 7 à li ans. 
Droulas, s. m., un garçon de 12 à 16 ans. 
Droulé. s. m., petit garçon au-dessous de 7 ans. 
Dsi, part., nég. pas, point. .V'^ o dsi, il n'y en a point. 



Efon, s. m., enfant. 

Egua, ègua. s. f.. jument. 

Ei, èi, s. m., œil. 

Eigonia. eigônia, s. t., rosée. 

Eimâi, èiniâi^ s. m., émoi, émotion, peine. 

Eime, èime. s. m., courage, énergie. Xo dsi d'èime. 

c'est un lâche. 
Eminda. èimifida. s. f.. amende. 



— m 



EliM 



Eimina, éimina, s. f., émine, ancienne mesure de vins 
as litres 1/4). 

Eimooure, èimooure^ v. a., émouvoir. 

Ein, prép., en. Ein venii^ mot à mot en venir, en 
venant. 

Ein, adj. n. m., un. 

Eina, adj. n. f., une. 

Eisséta, èisséta, s. f., herminelte, outil de sabotier. 

Eitapaou, èitapûou., adv., aussi bien. 

Eivaraja, è.ivaradsa^ v. a., effaroucher, disperser. 

Eviou, èivîou. éclair, étincelle électrique. 

Enneja (s'), einnedsa (s'), v. p., se noyer. 

Entro, eintro^ adv.. depuis, jusque. Rntro Ja fi. 
jusqu'à la fin. 

Erje, erdse., s. m., orge, espèce de grain. 

Ermetas, s m., terre inculte. 

Escachina, v. a., écraser. 

Escaine, escaïne, s. m., sobriquet, surnom. 

Escaire, escalre^ s. m., équerre, mesure de l'angle 
droit. 

Escambarlia, escambaria^ v. a., enjamber. 

Escampilla, esrainpia, v. a., éparpiller. 

Escarougna, v. a., égratigner, écorclier légèreuienl. 

Escarsou, s. m., caleçon. 

Escassouna, v. a., écobuer, émolter un labour. 

Escassounaïre, s. m., Iierse. instrument pour éco- 
buer. 

Escavarta, v. a., écarter, disperser. 

Eschampa. estsampa. v. a., jeter, jeter au \enl. 



— 0/ 



ESC 



Kscliampadoii, t^.si.-siut.piun)". s. m.. dt''\ei>oir (J'iiin- 
conduile d'eau. 

Eïchapi, estsapi, v. n., cracher. 

Escharossou, esfsarassoii, s. m., échelle en arèle de 
poisson. 

Eschas, estsas, adj. s., étroit. 

Eschassa, estsâssa, adj. f., étroite. 

Eschava, estsâva, s. f., échelle. 

Eschavié, estsavié, s. m., escalier. 

Esclarta, s, f., clarté, lueur. 

Esclo, s m., sabot, chaussure en bois. 

Escloupié, s. m., sabottier. 

Esconsou, s. m., écoinçon, faux équerre. 

Escoudin, s. m., première et dernière planche d'un bil- 
lot scié. 

E.scoudre, v. a., battre le blé. 

Escoundâia, s. f., cachette, lieu caché. 

Escoudiilda là 1'), en cachette, à la dérobée. 

Escoundre, v. a., cacher, dissimuler. 

Escourja. escoiirdsa, v. a., écorcher. enlever la 
peau. 

Escoussou, s. m., l'ouvrier qui bat le blé. le tléau, ins- 
trument pour battre le blé 

Escouta, V. a., écouter. 

Escoûta, s. f.. l'écoute. A Vcscoiita, au guet. 

Ëscrafa, v. a., biffer, rayer, effacer. 

Escriin, s. m., grand coffre en bois servant à serrei* le 
linge, les bardes avant l'usage des armoires. 

H^scudèbi < r t'cnello. ii^len^ib^ de ménaire. 



- 58 



ESK 



Kslata, V. a., iléchirer une étoffe, défricher un pré. unti 
terre vaine. 

Esfrâi, s. m., effroi, crainte vive. 

Ksfraïa, v. a., effrayer. 

Esfregi. v. a., refroidir, rendre froid. 

Espandii, v. n., briller, resplendir. 

Espafila, s. f., épaule, partie du corps. 

Esparsou, s. m., goupillon, aspersoir. 

Espartii, s. m., le repas de raidi, le dîner. 

Espartiina, v. a., faire le repas de midi. 

Espâsa, s. f., épée, arme de guerre. 

Espeii, V. n., éclore, sortir de la coque. 

Espeirija, espéiridsa, v. a., épierrer, enlever les pier- 
res d'une terre. 

l'^spéita, V. a., attendre. 

Espela. V. a., déchirer, écorchor. enlever la peau. 

Espépiouda. v. a., éplucher. 

Espéra, v. a., attendre. 

Espéra, s. f., l'attente. A l'espéra, à l'affût: la chasse 
à l'affût. 

Espes.sa. v. a., casser, mettre en pièces. 

Espeta, V. n., éclater, se crever. 

Espiincha. espiintsa, v. a., épier, regarder lurii ve- 
ulent. 

Espija, espidsa, s. f., épi, tôte du blé. 

Espija. cspidsa. v. n., épier, monter en épi, en par- 
lant du blé. 

Espioûna, s. f., épingle. 

Espinar. s. m., chardon, plante épineuse. 



— 59 



ESP 



Espiliiou, s. m.. Iiùpilal. 

Espli, s. m., exploit, acte d'huissier. 

Espouli, Y. a., écraser. 

Espûma, s. f., écume. 

Espuma, v. a., écumer. jeter de récume. enlever l'é- 
cume. 

Espumadou, s. m., écumoire. 

Esquèissa {s,'), v. a., mot à mot. écuisser, se dit d'un 
troue ou d'une branche d'arbre qui se fend, qui 
éclate. 

Esquièi, s. m., tranchée dans une terre qu'on bêche, 
qu'on pioche. 

Esquilla. esquiia. v. n.,glis.ser. couler sur un corps uni. 

Esquiur, adj. m., obscur. 

Esquiiira, adj. f., obscure. 

Es.se, V. aux., être. 

Esta, V. n., être en repos. Laissa m' esta, laisse-moi 
tranquille. 

E.stablada, s. f.. la troupe de bestiaux diinf^ ternie. 

Estambou, s. m., aiguillon du bouvier. 

Estarajâda, s. 1"., raie, marque au trait. 

Estèla, s. f., bûche, éclat de bois. 

Estela (s'), v. p., se fendre, en parlant du bois. 

Estenailla, estenaia^ s. fera. pi., tenaille.^. 

Estiâva, s. f., étoile, astre. 

Estiisouire, s. f., ciseau à couper l'étoile. 

Estiou, s. m., la saison d'été. 

Estivâda, s. m., la période de l'été, la jachère d'une 
terre. 



CiO — 



EST 



Estompa, s. T., arrêt temporaire d'eau dans la rigole 
d'irrigation des prairies, écluses volantes. 

Eston, s. m., étain. 

Estoufa. Y. n., étoulTer, mourir en parlant des ani- 
maux. 

Estougi, s. m., avant-toit, bordure du toit, égout du toit. 

Estouilla, estoîda, s. f., éleulle. ce qui reste de chaume 
dans le champ après la moisson. 

Estra, s. m., trousseau. 

Estrâda. s. f.. vieux chemin, ancienne voie gauloise ou 
romaine. 

Estrema, v. a., serrer, enfermer, mettre en sûreté. 

Estri, adj. m., étroit, resserré. 

Esliîta, adj, f., étroite, resserrée. 

Estriingouva. v. a., étrangler. 

Kveje, evédse, s. m., envie. 

Evejous, eoedsous, adj. m., envieux, jaloux. 

Evejousa, ovcd.'^ortsn. adj. f., envieuse, jalouse. 



Fâda, s. f., fée. divinité imaginaire. 
Faîna, s. 1., fouine, petit carnassier. 
Faire, v. a., faire. 
Fôou, ind. prés., je fais. 
Fagio. impari'., je faisais. 
Faguère, pas. déf.. je lis. 
Farèi. futur, je ferai. 



— 61 



FAR 

Fario, condit., je ferais. 

Fa, faïta. part, pas., fait, faite. 

Fâissa. s. f.. planche de cliamp labourée. 

Fâita. s. f., tombe, place de sépulture au cimetière. 

Fâou, s. ra., hêtre, espèce d'arbre. 

Fâouda, s. f., giron, de la ceinture aux genoux d une 

personne assise. 
Fâoure, s. m., forgeron. 
Fâouta, s. m., faute, défaut, manque. Fai filouta, il 

fait défaut, c'est une perte. 
Far. s. m., rougeur. 
Fara. s. m., .sceau en cuivre à contenir Teau et qu'on 

porte sur la tète. 
Farâssa, s. f., flambeau de paille ou de résine. 
Farchun, s. m., pommes et poires dans une terrine 

avec addition de farine et cuites au four. 
Farja. fûrdsa, s. f., forge, lieu où l'on travaille le fer. 
Farja, fai'dsa, v. a., forger, travailler le fer. 
Farmailla. fafnuiia, s. f., dragée. 
Farau, adj. m., fier, élégant. 
Faraûda. adj. f., fière, élégante. 
Faroûi. s. m., verrou pour fermer une porte. 
Fâta, s. f., chiffon, morceau de vieux linge. 
Fatâire, s. m., chiffonnier, marchand de chitTons. 
Fâva, s. f., fève, plante légumineuse. 
Fé, s. m., foin, herbes desséchées. 
Fé, s. f.. foi. croyance. Pe?- ma fc, par ina foi. 
Féda. s. f., brebis. 
Fétlnrio. >. f.. b^nrHi-jf. 



— Ô2 



FE 



Fese, fédse, s. m., foie, partie des viscères. 

Fèira, s. f., foire, concours de vendeurs et d'acheteurs. 

Féissèla, s. f., vase troué pour égouter le lait caillé et 
en faire du fromage. 

Fenàssa. s. f., graines et débris de foins mêlés ensemble. 

Fenèira, s. f., fenil, lenière, lieu où l'on serre le foin. 

Fenéira, v. a., faner, faire les foins. 

Feiîna, s. f., femme. 

Fer, adj. m., sauvage, hideux, cruel. 

Fera. adj. f.. sauvage, hideuse, cruelle. 

Fés, s. f., fois, Ena fês que. une fois que. 

Feun. s. m., fumier. 

Fermija, fei'midsa. s. !'., louruii. insect»'. 

Fessou. s. m., pioche à biner. 

Fiâou, s. ra., fil à coudre. Fiaou de -sèita. expr. tig., 
un trait de scie. 

Fiâou d'aron, s. m., fil de fer. 

Fiâoure. f. pi., les fièvres d'accès. 

Fiava, v. a., filer le chanvre ou la laine. 

Fiavaré. s. m., peuplier d'Italie à cause d»; sa ressem- 
blance à une quenouille. 

Fiavoilsa, s. f., quenouille. 

Filla, fiia, s. f., fille. 

Fillada, /lùida, s. f., belle-fille, bru. 

Filloou, //looi/, s. m., beau-fils, gendre, filleul. 

Fil lova, /ïiôva, s. f.. filleule. 

Filou, s. ra., filou, voleur, souii-^. pelil aiiim.il roiigeiii-. 

Fioula. v. n.. s'enivrer. 

Flou la. \ . a., siffler. 



— 63 — 



FI 



Fioule, adj. m., ivre. 

Fioûla, adj. f., ivre. 

Fioulou, s. m., sitUet. 

Fioulaïre, s. m., siftleur. 

Fio, s. m., feu. Faire fio a qiiôoucu, éclairer à quel- 
qu'un. 

Fiassâda, s. f., couverture de lit. 

Flougnar, adj. m., flagorneur, hypocrite, 

Flougnârda, adj. f., flagorneuse, hypocrite. 

Flour, s. f., fleur. 

Fom, fon, s. f., faim, besoin de manger. 

Fôoure, s. m., les hardes. les vêtements extérieurs, 
veste, pantalon, gilet. 

Foudiâou, s. m., tablier, pièce d'étoffe que les femmes 
mettent devant elles, vient (\e. fâouda. giron, pnrro 
qu'elle couvre le giron. 

Foudiâou de tiiuer, tablier de cuir des ouvriers. 

Kouéi, adj. m., enragé. Tsi fouéi^ chien enrasfé. 

Fougâou, s. m., feu de joie. 

Autrefois, c'est-à-dire avant la révolulionde 1830, 
qui a amené de si grands cliangements dans l'espnl 
et les mœurs de la province, à l'époque de la saini 
Jean-Baptiste, les enfants couraient les rues du Puy 
en chantant : 

Estèla taa bêla 

Que de pi, que de fâou 

l'er atiuba lou fougâou. 

01 recevaient du bois pour faire le feu de la Sainl- 
Je;in sur la place de leur quartier. 



- Gî - 



FOU 



Fougourna, v. a., fouiller avec un bâton. 

Fouire, v. a., piocher, biner. 

Foulas, adj. m., grand fou. évaporé. 

Foulâssa, adj. f., grande folle, évaporée. 

Foumouras, s. m., le fumier dans la fosse à fumier. 

Foumaré, s. m., raôme signification. 

Fouon, s. f., fontaine. 

Foura, v. n., traverser, percer. Lou vein po pa 

foiira, le vent du midi ne peut pas percer. 
Fournel, s. m., partie de la gaine de la cheminée qui 

.sort du toit. 
Fourtii, v. a., affirmer, assurer, 
Foutâisa, s. f., niaiserie, sornette. 
Foutrâou, s. m., un coup de bâton ou de pierre. 
Foutrâou, adj. m., imbécile, niais. 
Foiilrâouda, ad. f , imbécile, niaise. 
Foutre, v. a., donner avec violence ou brutalité. 
Frâire, s. m., frère. 

Frâirastre, s. m., frère d'un côté seulement. 
Frâisse, s. m., frône, arbre. 
Frechurous, adj. m., qui sent la fraîcheur de l'air. 
Fretîlda. s. f., une volée de coups, une rossée. 
Fri. s. m., froid. 
Fridouvé, s. m., pinson, oiseau. 
Fririna, fririna^ s. f., les frères et les sœurs. 
Frirôgna, s. f., les frères et les sœurs. 
Froumentâda, s. f., raéteil. mélange de fromeni n ^ir 

seigle. 
Frûla, s. f., les fruits en général. 



— 65 — 



FU 



Fun, s. m., la fumée. 
Furja, furdsa, v. a., fouiller. 
Fus, s. m., fuseau pour filer. 
Fustié, s. m., charpentier. 



G 



Nota. — Q>uan i G est suivi dua i ou d un e on le prononce 
presque toujours ds. . 

Gadouira, gadouira^ règle en bois pour raser la 

mesure des grains. 
Gaïraôuda, s. f., femme de mauvaise vie. 
Gâire, adv., guère, peu. 

Gâirebé, prép., à peu prè.s, peu s'en faut, presque. 
Galapian, s. m., batteur de pavé, vaurien. 
Gama. adj. m., goitreux, atteint d'une tumeur à la 

gorge. 
Gamâda, adj. t., goitreuse. 
Gambèi, adj. des 2 genres, cagneux, dont les genoux se 

touchent en marchant. 
Gandii (se) v. rétl., s'esquiver, s'échapper, se dérober. 
Gara, s. f , ôter, enlever. 
Gara. s. f., mâchoire. 
Gargalé (^à la) loc. fam., à plein gosier. Biéoi/re à bi 

gargaléj boire à plein gosier. 
Gargamèla. s. f.. gosier. 
Garai, s. m., iruérel, jachère, 



- 6fi - 



GAR 

Garda-râouba, s. f., armoire- 

Gareja, garédsa^ s. f., querelle, dispute. 

Gareja (se) garedsa {se\ v. p., se quereller, se dis- 
puter. Garedsâire, s. m., brouillon. 

Gârna, s. f., branche de pin ou de sapin. 

Gas, s. m., gué. 

Gasa, V. a., guéei-, traverser l'eau et par analogie les 
récoltes quand elles sont élevées. Gasa loiii bla. 
traverser les blés. 

Gâta, s. f., gousse des plantes légumineuses. 

Gava (se), v. p., se divertir, s'ébattre, s'amuser. 

Gerla, dserla. s. f., petit sceau en bois, servant .i 
recevoir le lait des vaches qu'on trait. 

(ii. dsi, adv., point, peu. 

Giaou, dsiâou, s. m,, l'effet de ta gelée. 

Giava, dsiava, v. n., geler. 

Giavâda, dsiavûda^ s. f., la gelée. 

Giba, dsîba, v. n., s'appuyer sur le timon en p;irl;»iii 
des animaux de trait. 

Gilla, dsi(la^ s. f.. soulUet, coup de main sur la jour. 

Gifla, dsifla, v. a , donner un soulllel. 

Gigoussa, d,s?goussa, v, a., tracasser. 

(iirounda, dsiroû?ida^ s. f., hiiondelle, oiseau. 

Girouvèta, dsirouvéia., s. I'., girouette. 

Giscla, dsiscla^ v, n., éclabousser. 

Giscle. dsiscle^ s. m., éclabou.ssure. 

Gléva, s. f., glaçon. 

Gobi, adj. des 2 g., essp qfibi , avoir longlée. 1»; huid 
aux doigts. 



- 67 - 



GOR 

Gorgue, s. m., pouzzolane, débris sableux de roche 

volcanique, 
Goudou, s. m . chardon, plante épineuse. 
Goufou. s. m,, gond, fer coudé qui supporte la fermente 

d'une porte. 
Goûia, s. f., une forte serpette. 
Goula, V. a , manger gloutonnement. 
Goulaïre, s. m., celui qui mange gloutonnement. 
Gouorja, goudrdsa, s. f.. bouche. 
Gour. s. ni,, gouflre. eau profonde. 
Gouré, jeune cochon. 
Gourga, v. n., eau (jui rellue et dort. 
Gourgoûi, s. m., charençou, insecte. 
Gourguèira, s. f.. carrièie de pouzzolane. 
Goûta, V. n., tomber goutte à goutte. 
Gra. s, m., gré, de gré. bonne volonté. 
Graflgna, v. a,, égratigner. 
Grâi. s. m., corbeau. 

Gramaci, interj.. merci, je vous rends grâce. 
Graraous. adj. m., sale, qui a la figure barbouillée, en 

parlant surtout des enfants. 
Gramoûsa, adj, f., sale, qui a la figure barbouillée. 
Granéta, s. f,, pomme de rainette. 
Grâoula, s. f,. corneille, espèce de corbeau. 
Grasilla, gras'ia. v. a., griller, frire. 
Grasillada, grasiâda, grillade, friture. 
Gratapriouta (à), loc, ailv.. à quatre pattes, être placé 

sur les genoux et sur les mains. 
Grèca. s. f.. chignon de femme très relevé, espèce de 



- 68 - 



GRÉ 



coiffure des paysannes. Couifada à la grcca sem- 
blave ein babâou, coiffée à la grecque elle ressem- 
blait à un diablotin. 

Gréme, s. m., cbiendent. plante parasite, fléau du cul- 
tivateur. 

Grifou, s. m., le houx, arbuste épineux. 

Grisôla. s. f., lézard gris. 

Gro, s. ni., graine, s'applique à toutes les céréales. 

Groûla, s. f., savate, soulier usé. 

Groupas, s. m., averse, pluie abondante et subite. 

Guèrlhe. s. m., louche, qui a les yeux de travers, gau- 
che. 

Guèrlha. s. t.. louche, qui ;t le> yeux de lia\ei-, uaii- 
che. 



tl 



NuxA. — Ainsi (jue uuus l'avons dit dans la préface, bien que 
ce soit contraire à notre règle générale de n'écrire que les let- 
tres prononcées, nous conservons Vh dans les mots suivants 
parce que cette lettre leur conserve leur physionomie d'ori- 
gine. 

Ilasarta, aaartu, v. a., hasarder, tenter, essayer. 

Hiuver, iuve?\ s. m., la .saison d'hiver. 

Higanâou, iganaou, s, m., protestant, huguenot, de la 

religion |)rétendue réformée. 
Higanaouda, itjaiinoKda. s. f.. prole.stanle. huguenolle 

de la religion prétendue réformée. 



— (19 — 



HI 



Hiven^l'), river, s. m., le versant nord d'un coteau. 

Hor, 07% s. m., jardin. 

Hoilra, oûra, s. f., heure. 

Houstâou, oustâou. s. m., maison, habitation, de- 
meure. 

Houstavou, oustavou, s. m., maisonnette, petite mai- 
son. 



laou. ùïou, adv.. tôt. proraptemenl, vile. Beiâou, 

peut-être. 
Ichi, adv.. ici. 

Ichina. icinna, s. f., échine, dos, 
Ichifila, s. f., sonnette. 
Ichirôou, s. m., écureuil, animal rongeur. 
Ichu, s. m., la sécheresse. 
Ichu, adj. m., sec, séché. 
Ichfita, adj. f., sèche, séchée. 
Ichubla, V. a., oublier. 
Icoûba, s. f., balai, 
lei, ièi, adj. num., huit. 
Ifla, V. n., enfler, se tuméfier. 
Ifle, adj. m., enfle. 
Ifla, ifla, adj., enflée, 
léou, iéou, pron. pers. je, moi. 
Igiga, V. a., arranger, remettre un membre luxé. cliA- 

Irer un anini;il. 



70 - 



H 



li, pron. lel. el adv., à lui, à elle, en cet endroil Vu. 
Bailn il. donne-lui. N'iiodsi, il n'y en a pas. 

liai, adv., là-bas. 

Imâi, s. m., émoi, surprise, ennui, peine. 

Imartsintsàda, s. f., tourmente de neige passagèi-e. gi- 
boulée, fréquentes au mois de mars. 

Imbé, prép., avec. 

Iminda, Iminda, s. f., amende, peine pécuniaire. 

Impéita, v. a., embarras. 

impéitâda, s. f., embarrassée, se dit d'iiiio fille en- 
ceinte. 

Impéitous, adj. m., embarrassant. 

Impéitofisa, adj. f., embarrassanle. 

Impoîsa, s. f., framboise, fruil. 

Impôousa. V. a., ensemencer la terre. 

Ina, ma, v. n., liennir, crier en parlant du cheval. 

Imbara, v. a., envoyer. 

Imbasta, v. a., mettre le bAl sur une bête de somuie, 

Inbé, prép., avec. 

Inbestia, v. a., ennuyer, fatiguer, ébèter. 

Inblada, v. a., enblaver, semer une terre en bl»'. 

Inbôia, s f., embrouillement, brouillerie. 

Imbouïa, v. a., embrouiller. 

Inbougni, s. m., le nombril. 

Inboussâire, s. m., entonnoir. 

Inbraïa, v. a., culotter. 

Incâra, adv., encore. 

Indaréira. v, a., arriérer, lelarder. 

Indilcon, adv.. quelque part. 



— 71 



liNI) 



liidouii, V. a., taire resserrer dans l'eau un tonneau •-[ 

autre vase en bois. 
Infioula (s'), V. p., s'enivrer. 

Jnglena, v. a., glaner, ramasser les épis après la mois- 
son, 
iiiglina, V. u., glisser volontairement et par plaisir sur 

la glace. 
Ingôouniâda, s. f., grimace. 
Ingouvin, s. m., églantier, rosier sauvage. 
Ingrougna, v. a., égratigner. 
Ingruna (s'), v. p., s'égrener, se dit ûgurément d'un 

vase cerclé dont les cercles tombent et les douves se 

disjoignent. 
Inguiâva, s. f., anguille, poisson. 
Ingusa, v. a., tromper, duper, mot à mot engueuseï*. 
Inilâi, adv., en là-bis. au-delà. 
Inioura, v. a., enivrer. 
Inneja, innedsa. v. a. et réll.. noyer, faire mourir ou 

mourir dans l'eau. 
Inquiata, v. a. irriter, impatienter. Faille inqinata. 

faire mettre en colère. 
Inquiuja, inquiûdsa. s. f., enclume. 
Inria, v. a., mettre en voie, en train. 
Inrouma.ssa (s'), v. p., s'enrhumer. 
Insara, v. a., serrer, enfermer. 
Insavâda, s. f., salade. 
Inta, V. a., enter, greffer. 
Intamena, v. a., entamer, couper une partie. 
Intiinamoun. adv.. en ici. là-haut. 



INT 



liitre. prép., aussilùt que. lnt}-a'nror ja. aussilùt 

après avoir fait. 
Intravada, s. f., période, saison. 
Intravarsr, adj. m., qui a l'esprit de travers. Aquel 

efon es iyitravarsa^ cet enfant est indocile. 
Intravarsâda, adj. f., même signiQcation. 
Intro, prép., jusques. Intro la fh jusqu'à la tin. 
Intron, adv., à l'entrée, au début de. La caréma in- 

tro?i, à l'entrée du Carême. 
Introuca, v. a , enfouir, enfoncer dans un trou. 
Invartouïa, v. a., envelopper, entortiller, 
louréta, iouréta, gloriette. fournil, chanlïoir d'une 

bou!ang(3rie. 
loou, iôou, s. m., œuf 
lousséja, ioussedsa^ v. n., faire des éclairs, 
lousseje, ioussédse^ .s. m., éclair, étincelle éleclri(|uc. 
Issâi, adv., ici, cin'eissfii, en ici, par ici. 
Issar, s. m., terre inculte délrichéi-. 
Issamoun, adv., ici haut. 
Issava, adv., ici bas. 

Isso, adv.. ici. Qtiils iaso, quoi ici. (|u'y a-l-il :' 
Issôoura, v. a , faire prendre l'air et le soleil à un objet 

humide. 
Issoulinta, v. a., insulter. 
Issuja, issudsa, v. a., sécher, 
Issugna, V. a., essuyer, sécher, 
lun, adj num. m., un. 
luna. adj. num. f., une. 
Ivarta. v. a., disperser. 



— 73 — 



lYA 



Ivarta (s'), v. p.. se vautrer en parlant des porcs et des 

poules. 
Ivéje, ivédse, s. m., envie. 
Ivilla, iv'ia^ v. a., réveiller, tirer du sommeil. 
Ivilla, iv'ia^ adj. f., éveillé, gai, entrain. 
Ivillada, iviâda, adj. f., éveillée, gaie, entrain. 
Invintâire, s. m., inventaire, les bestiaux, fourrages et 

instruments aratoires d'une ferme. 



•I 

Nota. — Il se prononce ds. 

Jabia, dsâbia, s. f., cage à mettre un oiseau. 

Jai, dsâi. s. m., coq. 

Jaia, dsûia, s. f., pioche pour ouvrir des rigoles dans 

les prairies. 
Jamai, dsaniâi, adv., jamais. 
Jaire, dsâire^ v. n.. être couché, être gisant. 
Janebre, dsanébre, s. m., genièvre, fruit du genévrier. 
Janés, dsanés, s. m., genêt, arbrisseau. 
Jaou, dsâou, s. f., joie. 

Jaouta, dsûouta, joue, côté de la face humaine. 
Jappa, dsapa, v. n., japper, aboyer. 
Jarbeirrt, dsarbéira, v. a., mettre le blé coupé en 

gerbes. 
Jari, dsâri, s, m., rat. 

Jarlou, dsarlou^ s. m., seau, vase pour contenir l'eau. 

6 



JAR 

Jas. (Isas, s. m., litière des animaux domestiques. 
Jassinciia, iLsassi/ièî?-a, s. 1'., accouchée, femme qui a 

mis au monde un enfant. 
Javilla, dsavia, s. f., cheville du pied. 
Javoujio, dsavoujio, s. f., jalousie. 
Jeiia, dsè)'la, s. f., vase en bois pour traire !»•> \;iciies. 
Jeuca, dseùca, le hocquet, mouvement convulsif de 

l'estomac. 
Jima, dsima, s. f., crème du lait. 
Jinta, dsinta, adj. f., jolie. 
Jita, dsita, v. a., faire paitre le bétail. 
Jontii, dsohtii^ adj. m., joli. 

Jou, dsoa, s. m. joug pour atteler le.^ béleb a cui iif>. 
Joua, dsoua, v. a., jouer. Dsoua lou toui\ tromper. 

duper. 
Jouaire, dsoudire, s. m., joueur. 
Joueine, dsoucine, adj. des 2 genres, jeune. 
Jougne, dsofigne, mettre au joug une paire de hôtes à 

cornes. 
Jour, dsour, s. m., jour. 
Juca (^se), se dsnca, v. p.. jucher, se percher pour 

dormir, en parlant des oiseaux. 
Jucadou, dsucadou. s. m., juchoir. 



La. art. l'em.. la. 

Labri. ^. m., nom générique donné au chien de berger. 



I.A 



Lài, 3. m., lait. 

Landié. s. m., chenet de cuisine. 

Lâousa, s. f.. lames de roches volcaniques seivant à 

Couvrir les toitures. 
Latii. s. m., lutin, esprit follet imaginaire. 
Lavadou, s. m., pierre inclinée sur le bord de l'eau, sur 

laquelle les femmes lavent, au figuré (terme de 

maçonnerie) pour désigner une pierre de l'assise trop 

inclinée : quela pèira fâi lavadou. 
Lavagna, v. a., cajoler, flatter. 
Lavoura, v. a., labourer. 
Lèbra, s. f., lièvre. 
Legi, ledsi^ v. a., lire. 
Lèi, s. m., lit pour se coucher. 
Lèga, s. f., lieue, mesure de distance. 
Legs, lèdse, s. m., la Loire, fleuve. 
Lèou, adv,, tôt. Ta lêou, sitôt. Beléou, peut-être. 
Lepa, v. a., lécher. 

Lèse, s. m., loisir. ^ 

Leviida. s. f., barrage sur un cours d'eau. 
Léitin, s. m., cochon de lait. 
Liada, iâda, s. f., temps pendant lequel les vaches ou 

les bœufs restent liés au travail. Proumèira iâda. 

première liée, la matinée. Darèire iâda, dernière 

liée, la soirée. 
Liasse, ifisse, s. f., fagot de ramée. 
Libre, iibi^e, s. m., livre de lecture. 
Liéoura, icoura^ s. f., livre, poids. 
Li'jné. s. m., fairoltier. 



7() - 



LIN 



LiinJra, s. m., lien qui entoure l'enfant au maillot, 
Liinge, linclse, s. m., linge. Kn omc undse. exp. 

fig., un homme souple et leste. 
Linsoou, linsôou, s. m., drap de lit. 
Lio. io. s. m., lieu. 
Lioundar, ioûnda?^ s. m., linteau de porte ou de 

croisée. 
Listé, s. m., liteau. 
Litogne, s. plur., litanies. 
Liudsa, ifidsa, v. a., louer, prendre en location ou à 

gages. Se iudsa, se placer à gages chez un maître. 
Liuna, iûna, s. f., lune. 
Liuneira, iimèira^ s. f., clair de lune. 
Lôna, s. f., laine. 
Lou, art. m., le. 
Loûba, s. f., grande scie à deux, passe-partout pour 

scier les troncs d'arbre. 
Louba, V. a., scier les troncs ou les grosses branches 

d'un arbre. 
Louja, loudsa, v. a., prendre à gages un domestique. 
Lougié, loudsié, adj. m., léger. 
Lougieira, loudsièira, adj. fém., légère. 
Liin. s. m., lumière, lampe. 



M 



Ma, pron. poss., ma. 
Ma, conj., mais. 



— // — 



MA 



Ma. adv. et conj., seulement. Te baïle ma sèi lou 
iu^ je te donne seulement jusqu'à lundi. 

Machada, matsâda. écrasement, très forte pincée, pro- 
venant de la chute d'un corps lourd sur un doigt ou 
une autre partie du corps. 

Machara, matsara. v. a., charbonner, barbouiller de 
noir. 

Madèira, s. f., adresse, habileté, savoir faire. 

Madiur. adj. m., mûr, qui a atteint sa maturité. 

Madiùra, adj. f., mûre. 

Madsoûfla, s. t., fraise, fruit. 

Magni, s. m., chaudronnier ambulant. 

Mai, adv., plus, davantage. 

Mai, s. f., pétrin. 

Mai, s. m., le mois de mai. 

Mâira, s. m., mère, matrice, partie du corps humain. 

Mâira, s. f., grand fossé, collecteur des eaux d'assainis- 
sement. 

Mâira, s. f , sédiment du vinaigre. 

Manda, v. a., envoyer, députer, jeter; au figuré : 
manda afouora^ mettre à la porte. 

Mâma, s. f., maman. 

Manetta, manéta, s. f.. petite main, main d'enfant. 

Manilla, raama^ s. f., anse, poignée d'un va.se. 

Manôbra, s. f., manouvrier. 

Mante, s. m., manteau. 

Manténe, v. a., maintenir, soutenir. 

Mâou. s. m., mal. 

Mâouvoulé, V. a., vouloir du mal à quelqu'un. 



'8 - 



MA 



Mâouvoulinsa, >. C. malveillance. 

Mapa, V. n., échapper des mains, glisser de son point 

d'appui. 
Mar. s. m., le mois de mars, 
Margâva, s. f., buse, oiseau de proie. 
Marida (se), v. p., se marier. 
Marmoûla, s. f., excroissance, verrue. 
M;irté, s. m., marteau. 
Marun, s. m., débris de démolition. 
Mas, s. m., ferme, habitation rurale isolée. 
Mascle, s. m , mâle. 
Masclou, s. m., colique néphrétique. 
Masé, s. m., boucherie. 
Mastia, v. a., mâcher. 
Mastii, s. m., matin, chien de garde. 
Mastraïa, v. n., ruminer en parlant des bestiaux. 
Mat;li, s. m . battant de cloche. 
Matarâda, s. f., cépée, touffe de bois feuillu. 
Mavâoute, adj. m., malade. 
Mavâouta. adj. f., malade. 
Média, s. t , méridienne, repos de midi. 
Megi, adj. m., moisi. 
Megida, meg'ida, adj. f.. moisie. 
Mèi, s. m., le milieu. 
Méiréna. s. f.. grand'môrc, marrain»;. 
Méissou, s. f.. moi.sson. récolte des blés. 
Méissouna, v. a., moissonner. 
Mei.ssounié, s, m., moissoiin'Mii . 
Méila, s. f., la moitié. 



79 - 



MEI 



Méitan. s. m., le milieu. 

Mena, s. f., race, espèce De bo>'<'v>p mena, de bonne 

race. 
Merâi, s. m., miroir. 
Méré. s. m., maladie contagieuse. 
Mesâda. s. f., durée d'un mois. 
Mescla, v. a., mêler. 

Mesclâda. s. f., mélange de grains ou de fourrages. 
Mesoûla, s. f.. moelle. 
Mes que. conj.. pourvu que. 
Message, messadse. s. m., domestique, serviteur. 
Messounja, meswûndsa. s. f.. mensonge. 
Mi. s. m., mois. 
Miâou, s. m., miel. 
Miarou. s. m., milan, oiseau de proie. 
Miin, adv., moins. 
Meijour. niéidsour. s. m., midi. 
Meijourna méidsourna. v. a., diner, faire le repas de 

midi. 
Miôla. s. f..' mule, îe mulet femelle. 
Miôou. s. m., le mulet mâle. 
Mioulatié. s. m., muletier qui conduit les mulets. 
Miôva, s. f., ampoule, verrue. 
Mo, s. f.. main. 
Monleva. v. a., emprunter. 
Montadou, s. m., montoir. rampe d'accès à la grange 

placée généralement au-dessus de l'étable. 
Môoure, v. a., moudre le grain. 
Môounié. s. m., meunier qui exploite un moulin. 



80 



MO 



Môounéira, s. f.. meunière, femme du meunier, hanne- 
ton, insecte. 

Môstra, s. f., montre, horloge portative. 

Môstra, s. f., échantillon, étalage. 

Mostre, s. m., monstre. 

Mouchadou, tnoutsadou, s. m., mouchoir de poche 
pour s'essuyer le nez, mouchoir de cou plus ou moins 
orné, que la femme portait autrefois autour du cou 
et sur la poitrine dont il voilait les formes avec 
décence. 

Moucliou, moutsou. s. m., tison. 

Mouchu, s. m., monsieur. 

Mouine. mouine. s. m., moine, religieux. 

Moulèira, s. f., fondrière, terrain aqueux et sans consis- 
tance. 

Moun, pron. pos., mon. 

Moiîna, s. f., nom qu'on donne à la chalte. 

Mounde, s. m., le public, les gens. 

Mounéda, s f., monnaie. 

Mouniina, s. f., singe. 

Mounlôgna, s f., la région montagneuse d'un pays. 

Mouquario, s. f., dérision. 

Mour, s. m., la face, le visage. 

Mourâi, s. m., muselière pour empêcher les animaux 
de mordre, de paitie, de lôter. 

Mourailla, mouraïa^ v. a., museler un animal. 

Mounlou, s. m., muselière. 

Mourditlda, s. f., morsure. 

.Mouii, v. a., mourir. 



- 81 - 



MOU 



Mouse, V. a., traire, tirer le lait. 
Moustiâla, s. f., belette. 
Moustra. v. a., montrer. 
Mouvadio, s. f., maladie. 
Mouvéi, s. m., moulin. 

Mo va, s. f., meule à moudre le grain, à aiguiser les ou- 
tils. 
Mu, adj. m., muet, privé de l'usage de la parole. 
Mûda, adj. f., muette. 
Muda, V. a., changer de linge. 
Murmura, v. a., examiner, réûéchir. 



IW 



Na, s. m., nez. 
Nada, v. a., nager. 
Nadâire, s. m., nageur. 
Naisse, v. n., naître. 

Nâou, adj. m., haut, élevé. De nâau, en haut. 
Tsoou venii de nâou, il faut prendre par le haut. 
Nâouta, adj. f., haute, élevée. 
Nèble, s. f., brume, brouillard. 
Nebou, s. m., neveu, fils du frère ou de la sœur. 
Nech, adj. des 2 g., niais, niaise, d'esprit borné. 
Nega, V. a., nier, affirmer qu'une chose n'est pas. 
Néichu, part. pas. m., né. 
Néichûda, part. pas. f., née. 
Nèira, s. f.. puce, insecte, 



- 82 — 



NE 



Nèssa, s. f., nièce, fille du frère ou de la sœur. 

Neili, s. f., la nuit. 

Nier, adj. m., noir. 

Nèira, adj. f., noire. 

Nii, s. m., nid d'oiseau, 

Niisa, V. n., nicher, faire son iiiil, en [larlanl de> oi- 
seaux. 

Niisâda, s. f.. niellée, petite famille d'oiseaux dans le 
nid. 

Niisâou, s. m., œuf laissé dans le nid pour engager la 
poule à continuer d'y pondre. 

Nôou, adj. num., neuf. 

Nôou, adj. m., neuf, qui n'a pas servi. 

Nova, adj. f., neuve. 

Nou. s. f., noix, fruit du noyer. 

Noujai, nouclsûi, s. m., noyau. 

Noujié, noudsié^ s. m., noyer, .irbre. 

Nous, s. m., nœud. 

Nousa, V. a., nouer, faire un nœu.1. 

Nouvé, adj. m., nouveau, récent. 

Nouvèla. adj. f., nouvelle, récente. 

Nnvia, s. f., l'épousée, la nouvelle mariée. 



<l 



Obé, parl.alT., oui-da. 

Obra, nbra, s. f., œuvic, travail 

Oi, oiy part, alT., oui. 



OLL 

Ollii, ôlii, huile. 

On, s. m., an, l'année. 

Once, s. f., phalange, os des doigts. 

Onglie, onliie, s. f., ongle, corne des doigts. 

Onta, dnta, s. f., auvent de la porte d'entrée de la 

grange. 
Oougi, ôougi, v. a., ouïr, entendre. 
Ooume, ôowne, s. m., ormeau, arbre. 
Ooussé, ôoussé, s. m., oiseau. 
Ooulou, ôoutou, s. m., l'automne. 
Or, prép.. au lieu de. Or d'ana sedsa anaras 

fouire, au lieu d'aller faucher tu iras piocher. 
Orlija, ortidsa, s. f., ortie, plante piquante. 
Ou. adj. dém., le. cela; ou o fa^ il l'a fait. 
Ougne, V. a., oindre, frotter d'huile. 
Oumbrin, s. m., lieu ombragé. 
Oun, adv., où. dans quel lieu Oua vat^ où va-l-il .' 
Miiva. onva, s. f.. marmite. 



Pacha, patsa. s. 1., marché, achat. 

Pachar, pat.sar, s. m., moineau, oiseau. 

Pache (las), s. f. plur., les Pâques, la fêle de Pâques. 

O fa .sas Pac/ie^ il a fait ses pâques, il a reçu la 

communion pascale. 
Pachiâda, s. f., farinade, farine délayée avec des cçufs 

et frite à la poêle. 



- 8i - 



PA 



Padèla, s. f.. poêle à frire. 

Padri, s. f., perdrix, oiseau. 

Pâga, s. f., pie, oiseau. 

Paire, s. m., père, celui qui a engendré. 

Palafica, v. a., dissiper, détruire. 

Pailla, paii, s. f., paille, tuyau de blé. 

Pailla, païa, s. m., corbeille ronde, évasée, peu pro- 
fonde, à porter sur la tète. 

Paillissa, pdiissa, s. f., toiture à paille, en chaume. 

Pana, v. a., essuyer quelque malpropreté. 

Pâou, adv., peu. 

Pâou, s. m., pieu, tige de bois pointu. 

Pâou-fer, s. m., levier en fer. 

Pâoure, adj. des 2 genres, pauvre, indigent. 

Pâouta, adj. fém., patte d'animal. 

Par, s. m., parc à moutons. 

Parjada, parc/sffrfa, s. f., troupeau de moutons d'une 
ferme. 

Pari, s. m., paire, couple, réunion de deux animaux ou 
de deux objets semblables. Einparide bioou, ein 
pain d'esclo, une paire de bœufs, une paire de 
sabots. 

Pari, s. f., mur, maçonnerie. 

Parié, adj. m., pareil, semblable, égal. 

Parèira, adj. f., pareille, semblable, égale. 

Parisse, v. a., paraître, se faire voir. 

Parocha, parôtsa^ s. f., paroisse, territoire ^ous la 
môme direction spirituelU'. 

Parpaïou, s, m., papillon, insecte volant. 



i 



8o 



PAR 



Parsija, parsidsa, s. f.. pèche, fruil du pêcher. 

Vavsi'iie, pa?'sidsié, s. m., pêcher, arbre ;i fruit. 

Partii. v. a., partager, diviser. 

Partiu, s. m., trou. 

Paruii, s. f., planche de demi-épaisseur. 

Passathier. passatièr, adv., avant-hier. 

Passefa, passedsa, v., passer souvent, fouler les 
récoltes. 

Pâsta, s. f., pâte, farine délayée et pétrie. 

Pasta, v. a., pétrir, manier et battre de la farine mouil- 
lée pour en faire de la pâte. 

Pastié, s. m., terrain gazonné où les animaux paccagent. 

Pastou, s. m., espèce de houe large servant à pétrir le 
mortier. 

Pâstre, s. m., berger. 

Patii, v. n.. souffrir. 

Pava, s. f., pelle, outil du terrassier pour travailler la 
terre. 

Paveja, pavedsa, v. a., se servir de la pelle. 

Pavour, s, f., peur, crainte. 

Pé, s. f., peau, enveloppe du corps. 

Pé, s. m., pied, partie du corps. 

Pé, s. m., mesure de longueur, pied-de-roi. 

Pébre, s. m., poivre, épice. 

Pebrâda, s. f. serpolet, plante odoritérante. 

Pecâire, s. m., malheureux qui est à plaindre, terme 
de compassion. 

Pechâire, s. m., pêcheur de poisson. 

Peja, pédsa, poix, résine. 



— 8() — 



PKI 



Pèi, s. m., pis de la vache, 

Péicô, s. m., poinçon, pieu, tuleur d'un jeune arbre. 

Féilla. s. f., ciiiffon, étoffe u.sée. 

Peillaro. s m., chifïonnier qui trafique des chiflons. 

Peille. adj. m., maladif, faible. 

Peïlla, adj. I., maladive, faible. 

Pèira. s. f., pierre. 

Péirastre, s. m., parâtre. 

Péiré, s. m., grand-père, parrain. 

Péirôou, s. m , chaudron de grande dimension. 

Péiroulâire. s. m., chaudronnier. 

Péirôva, s. f., chaudron moins grand. 

Péissou. s. m., poisson. 

Per, prép.. par. à travers. Pes pra, pour />e/' loim 
pra, à travers les prés^ 

Péra, s. m., poire, fruit. 

Peniuè, conj., pounjuoi. 

Persenâi, s. m., peuplier noir. 

Pés^ s. m., poids à peser. 

Pèse (Ions), plur. m., les pois, plante lègiimineuse. 

Pesofii, s. m., pou, insecte parasite. 

Pèssa, s. f., pièce, partie d'un objet. 

Petas. s. m., morceau d'étoffe. 

Petassa, v. a., rapiécer, mettre une pièce à un vêle- 
ment. 

Peu, adj. m., mauvais. 

Peûla, adj. f., mauvaise. 

Peulahna. v. a., gaspiller, détruire, faire une mauvaise 
lin. 



PI 



Pi. s. m., pin, arbre. 

Piâou. s. m., cheveu. 

Piar, s. ra., pioche bident pour charger le fumier. 

Piala, s. f., pitié. 

Piava, V. a., peler, ùler la peau. 

Piava, a«lj. m., pelé, chauve, dénué de cheveux. 

Piavâda, adj. f., pelée, chauve. 

Piavâia, s. f., pelure, écorce. 

Pibou, s. m., peuplier, arbre. 

Picatas, s. m., pic-vert, oiseau. 

Pigna, pigna. s. f,, cône qui renferme la graine des ré- 
sineux. 

Piinché, piintsé^ petit tas de pierres amoncelées en 
cône, pour fixer un point sur le terrain, à défaut de 
piquet. 

Pija, puisa, adj, m., tacheté, en parlant de la peau des 
animaux domestiques. 

Pijâda, pzrfstff/a, adj. f , tachetée. 

Pinatèi, s. m., jeune arbre de pin. 

Pinatèla, s. t., jeune bois de pin. 

Pindar, s. m,, pie-grièche, oiseau de proie. Au figuré, 
querelleur et méchant. 

Pindouva. v. n., être suspendu. 

Pinja, pùiclsa, v. a., pendre, suspendre, accrocher. 

Pinpigna, v. a., pincer, serrer fort avec les doigts. 

Pinpignâda, s. f., l'action de pincer, son elTet. 

Pinlsa, pihtsa, s. f., peigne, pour démêler les che- 
veux. 

Pintsina. v. n.. peigner. 



88 - 



PI 



Piqua, V. a., trapper, donner des coups violents. 
Pitre, s. m., poitrine, le devant du torse de l'homme. 
Piura, V. n., pleurer, verser des larmes. 
Planjou, plaiidsou, s. m., meule de blé en forme de 

cône. 
Plasé, s. m., plaisir, satisfaction. 
Plé, adj. m., plein, rempli. 
Pléna, adj. f., pleine, remplie. 
Pledeja, plededsa, v. a., plaider, faire un procès. 
Pledejaire, plededsâire, s. m., plaideur, chicaneur. 
Pleja, pledsa, v. a., plier un linge, une étoffe, etc. 
Pleûia, s. f., pluie. 
Pluïâssa, s. f., grosse pluie, averse. 
Plo, s. m., gros billot de bois pour hacher. 
Plogne, v. a., plaindre, avoir pitié de quelqu'un. 
Ploïta, s. f., plainte. 
Plôoure, V. n., pleuvoir. 
Po, s. m., pain. Po de toùrta^ pain bis. Po de 

mitsa, pain blanc. 
Ponfroumin, s. m., mâche, plante potagère. 
Pôoussèira, s. f., il est pris au figuré, (jui fait de la 

poussière, prétentieux, arrogant, orgueilleux. Es 

ein pûou pôoussèïray il fait un peu l'important. 
Pou, s. m., balle de blé, enveloppe du grain battu. 
Pou, s. m., puits, trou profond pour avoir de l'eau 
Poudre, v. a. et n., pouvoir. 
Pode, ind. prés., je peux. 
Poudio, imp. je pouvais. 
Pouguère, pass. déf. je pus. 



89 



POU 



Poudrèi. futur, je pourrai. 

Poudrio, condit., je pourrais. 

Poudiu, part, pas., pu. 

Poudiuda, poudifida, part, pas., pue. 

Pougi, s. m., poussin, poulet jeune. 

Pougne, V. a., piquer, percer. 

Poui, s. m., poing, la main fermée. 

Pouïôou, s. m., tas, amoncellement. 

Pouisou, s. m., poison. 

Pouita, pouîta, dentelles, ouvrage de femme en fil, 

soie ou laine. 
Poula, V. a., émonder, couper les branches d'un arbre. 
Poulasou, s. f.. action d'émonder; saison où l'on fait 

cette opération. 
Pouli, pouii, s. m., poulain, jeune cheval ou mulet. 
Poiimpa, s. f., gâteau de pâte de pain pour les enfants. 
Poun, s. m., pomme, fruit. 
Pouor, s. m., porc, cochon. 
Pouocha, pouôtsa, poche d'habit. 
Pouràda, s. f., poireau, plante maraîchère. 
Pourtâou, s. m., portail, grande porte. 
Ponrlsognâ, pour tsôgna, s. m., lerraede répugnance. 

saligaud, sale, dégoûtant. 
Pousa, V. a., tirer de l'eau d'un puits, mettre les pieds 

chaussés dans l'eau involontairement. 
Poustèrna, s. f., petite porte, porte de derrière. 
Poutou, s. m., baiser, action d'appliquer sa bouche sur 

la joue de quelqu'un. 
Poutouna, v. a., faire un baiser. 



— uu — 



POU 



Pouvèia, s. f., poulie. 

Pra, s. ra., pré, prairie. 

Prein, adj. f., femelle pleine, en parlant des animaux. 

Preja, predsa, v. a., prier, demander par grâce à Dieu, 

aux saints ou aux hommes. 
Préne, v. a., prendre, s'emparer de. 
Prepâou, s. m., propos, discours, parole. Vous copr 

vostre prepâou^ permettez, je vous arrôlo. je 

vous coupe la parole. 
Prin, adj. m., mince, lluet. 
Prima, pr'ima, adj. f., mince, fluette. 
Prima, primo., s. f., le printemps. 
Prou, adv., assez, suftisamment. 
Proufèi, s. m., profit, gain. 
Proufita, V. n., croître, s'augmenter. Au figuré, prcmhr 

de la taille, s'engraisser en parlant des enfants ou des 

animaux. 
Pu, adv., plus, pas davantage. 
Puléou, adv.. plus tôt. 



Q 



(Juâire, s. m., coin, recoin, encoignure. 
(Juan, adv.. combien, quelle quantité. 
(Juâou, pron. rel., qui, quelle personne. 
(Juiiouque, adj. pron. m., quelque. QuâDuque tsi, 
quel(]ue chien. 



— 91 — 



QUA 

Quâouqua, adj. pron. f.. quelque. Quâoqua tsma. 

quelque chienne. 
Quartou, s. m., quarton, ancienne mesure pour les 

grains. 
Qualouôtordse, adj. num., quatorze. 
Quatre, adj. num., quatre. 
Que, de que, pron. rel. quoi, que fax. de que fâi, 

que fait-il. 
Quèissa, s. f.. cuisse, la partie supérieure de la jambe. 
Quère, v. a., quérir, aller chercher et faire venir. 
Quèsaco, interj., qu'est-ce. 
Quésisso, interj., qu'y a-t-il. 
Quicon, adj. pron., quelque chose. 
Quilla, V. n., glisser, fringaler en parlant d'un char. 

d'une voiture. 
Quiintâou, s. m., quintal, poids de cent livres, ancienne 

mesure. 
Quôoucu, adj. pron., quelqu'un. 
Quoûra. roûrr/. adv.. quand, dans quel temps. 



It 



Râba, s. f., rave, plante fourragère, sa racine. 
Rabî.^a. s. f., les feuilles de la rave. 
Uacona, v, n., hennir, crier, en parlant du cheval. 
Râi, s. m., jet d'une source, courant d'un ruisseau, 
d'une rivière. 



9i 



RA 



Raïa, V. n., l'état d'une source ou d'un cours d'eau cou- 
lant avec rapidité. 

Râi, s, m., rayons d'une roue. 

Raja, radsa, s. f., racine d'un arbre, d'une plante. 

Raji, prép., contre, au ras de, louchant. 

Râle, adj. des 2 genres, rare, qu'on ne trouve pas sou- 
vent. 

Rama, s. ni., rameau, braïiche d'arbre feuiliée. 

Ramâda, s. f., ondée de pluie, douce et bienfaisante. 

Rambâi, s. m., contestation, difficulté. 

Rambaïa, v. n., contester, faire des difficultés, apporter 
de l'embarras dans une affaire. 

Rancura (se), v. p., se plaindre. 

Ranlèi, s. m., rejeton, nouvelles pouces de la soucbe 
d'un arbre coupé. 

Ranfeilla, ranfeïa, v. n., pousser des rejetons. 

Rasa, v. a., ensevelir un mort. 

Rasa, s. f., petit fossé, rigole de pré où coulent les eaux 
d'irrigation. 

Rasas, s. m., ravin, excavation longitudinale formée et 
creusée par les eaux torrentielles. 

Rasou, s. m., rasoir pour couper la barbe. 

Rasté, s. m., râteau, instrument pour ratisser la terre. 

Rasté, s. m., la colonne vertébrale, le dos. 

Rastela, v. a., ratisser, gratter la superficie de la terre 

Rastoûi, s. m., éteulle, paille restée après la moisson. 

Râtapenâda, s. f., chauve-souris. 

Ratiun, s. m., l'engeance des rats. 

Ràouba, s. f., robe, vôlemenl de femme. 



- 93 



RA 



Ravour, s. f., brise douce et clarté, se dit particulière- 
ment de celles de l'aube du jour naissant. 

Ré, s. m., rien, aucune chose. 

Reboûla, s. f., réjouissance des ouvriers à l'achèvement 
de leur œuvre qui se traduit par de copieuses liba- 
tions. 

Redoun, adj. m., rond, de forme circulaire. 

Redoûnda, adj. f., ronde. 

Réje, rédse, adj. m., raide, tendu. 

Réja, rédsa, adj. f., raide, tendue. 

Rèi, s. m., le roi, celui qui gouverne un peuple. 

Rèina, s. f., la reine, femme du roi. 

Relouùje, relouôdse, s. m., horloge. 

Rena, v. n., grogner, en parlant des animaux, et au fi- 
guré en parlant des personnes. 

Ressoupre, v. a., recevoir, admettre. 

Ressoupu, part. pass. m., reçu, admis. 

Ressoupûda, part. pass. f., reçue, admJse. 

Restrégne, v. a., restreindre, -^^rrer. mettre à pari, en 
sûreté. 

Retirâda, s. f., l'hospitalité, l'abri pendant la nuit. 

Revioure, s. m., regain, seconde herbe des prés. 

Revira, v. a. et u., retourner, repousser, rembarrer, 

Riba, v. a., donner des coups de cornes, en parlant des 
animaux. 

Riba, r'iba, s. f., rive, le bord d'un cours d'eau. 

Ribèira, s. f., rivière. 

Ribôta, s. f., action de boire du vin abondamment et 
même avec excès. 



- 94 



RI 



Riboutâire, s. m., celui qui se livre habituellement à 

cette action. 
Ridé, s. m., rideau, étoffe placée pour voiler. 
Rima, nma, s. f., ride, gerçure. 
Rima, rima, v. n.. rider. 
Rimour, s. f., rumeur, bruit confus, ciialeur douce, an- 

nonc du vent du midi. La rimour dèi vein, les 

effluves du vent. 
Rinar, s. m., renard, bête fauve. 
Riou, rîow, ruisseau. 
Rispon, s. m., buis, arbuste. 
Rôda, s. f., roue. 
Rôma, s. f., feuilles des plantes teiiestn's. poiimi"- 'l^ 

terre, raves, carottes, etc. 
Ron, s. m., rocher. 
Rôna, s. f., grenouille. 
Ronle, s. m., rotation, l'état d'un corps roulant. O 

pri son ronle, il s'est mis à rouler. 
Rôouba, V. a., voler, dérober. 
Rôoure, s. m., rouvre, chêne, arbre forestier. 
Rose, fête des Rogations, 
Roubiâca, s. f,, fille dévote. 
Roficha, s. f., écorcc des arbres. 
Rouda, V. a., faire le tour d'un objet, entourer, con- 
tourner. 
Ronfla, V. n.. abonder en croissant. 
Roude, s. m., vague des eaux débordées. 
Rougie, rougic, s. m., la rouille, action et effet de 

l'oxigène sur le fer, 



— 9o - 



ROU 



Hougilla [^ses rougia. (se), v. réfl., prendre la rouille. 
Roiigna, V. n., ruminer, en parlant des animaux. 
Rouillou, rouiou, s. m., rouleau, coupon de tronc 

d'arbre à scier en planches. 
Rouja, roudsa, v. a., ronger. 
Roulé, s. m., rotule, os du genou. 
Roumâs, s. m., catarrhe, rhume chronique. 
Roussailla, roussâia, s. f., race chevaline. 
Rudèla, s. f., quartier, partie séparée d'un terrain, filon, 

veine de terrain. 



Sa, pron. pos., sa. 

Sa, s. m., sapin, arbre résineux. 

Sa, s. m., sac. Sa de gro, sac de grain. 

Sâba, s. f., sève des arbres et autres végétaux. 

Sabatas, s. m., crapaud. 

Saca, V. a., mettre dedans. Sacavoudieintapouotsa, 

mets-le dans ta poche. 
Saca (se), v. rétl., entrer, se mettre dedans. Sac '-nns, 

entrez. 
Sjq, s. m., saindoux. 
Sâique, adv., certes, n'est guère en usage que dans le 

Gévaudan et s'étend dans tout le Languedoc. 
Saïu, s. m., .sureau, arbuste. 
Sâgna, s. f., prairie humide. 
Samena, v. a., semer, répandre des graines sur la terre. 



;)5 — 



SAN 



San, adj. et s. m., saint, consacré à Dieu. 

Sanda, s. f., la santé du corps. 

Sandarous, adj. m., salubre. 

Sandaroûsa, adj. f., salubre. 

Santa, adj. et s. f., sainte, consacrée à Dieu. 

Sânna, v. a., saigner, tirer du sang. 

Sâou, s. f., sel pour assaisonner les mets. 

Sâou, s. m., saut, l'action de sauter. 

Sâouma, s. f., ànesse, la femelle de l'àne. 

Sâouse, s. m., saule, arbre. 

Sâoute, adj. des 2 genres, violent, emporté de caractère. 

Sara, v. a., fermer. 

Sarailla, sarâia, s. f., serrure. 

SarailUé, saraïé, s. m., serrurier. 

Sarassou, s. m., bas beurre. 

Sardoùna, s. f., gro.sse cbâtaigne. 

Sarjie, sardsié, s. m., ceiisicr. 

Sâta, s. f., pierre plate propre à caler les moellon» et 

les pierres de taille. 
Sata, V. a., caler les moellons et leî pierres de taille. 
Sauouvagina, Sauouvagina, s. f.. toute l'espèce des 

animaux sauvages. 
Sava, V. a., saler, user de sel. 
Se, s. f., .soif, le besoin de boire. 
Se, adj. n., sept. 

Séba, s. f., ognon, racine bulbeuse conx'siilil.' 
Séda, s. f., .soie, 111 du ver à soie. 
Sediur, adj. m., sûr, certain. 
Sediûra. adj. !'., sûre, cerl.iiiic. 



_ 97 — 



SED 



Sedou. 5. m., soie du cochon, et spécialement la crinière 
dont on fait des brosses. 

Sedsa, v. a., faucher, couper l'herbe des prés. 

Sédse, adj. n., seize. 

Sègre, V. a., suivre, accompagner. 

Sègue, ind. prés., je suis. 

Seguio, imp.. je suivais. 

Seguère, pas. déf., je suivis. 

Segréi, futur, je suivrai. 

Segrio, condit., je suivrais. 

Sediu, sediuda, part. p. suivi, suivie. 

Sèi, adj. n., six. 

Seilla, s. f., séia, sc^au, vase en bois dont une douve plus 
longue et percée sert à passer la main pour le porter. 

Sein, s. m., sens. Xo dsi de sein, il n'a pas de bon 
sens, il est déraisonnable. 

Séissanta, adj, n., soixante. 

Sèita, s. f., scie pour couper le boi>. 

Séita, V. a., scier. 

Séitâire, s. m., scieur, ouvrier scieur de planche^, 
appelé scieur de long. 

Séjiaou, sedsiâou, s. m., seigle, espèce de blé. 

Sèla, s. f., siège rustique en buis. 

Semôna, s. f., .<emaine. 

Sèr, s. f., serpent, 

Sére, s. m., le soir. 

Serva, v. a., conserver, garder. 

Sestié, s. m., mesure de grains valant un certain nom- 
bre de carions. 



- 98 - 



SO 



So, adj. m., sain, sec. Ce mot ne s'applique guère, en 
patois, qu'au sol, au terrain, et signilie. qu'il n'est pas 
sujet à l'humidité. 

Sôna, adj. f., saine, sèche. 

Son, s. m , sang. 

Son, prép., sans. Son crôita, sans crainte, hardi- 
ment. 

Sôou, s. m., le sol, la terre. 

Sôouvas, s. m., compagnie, causerie, entretien. 

Souvassa, v. n , faire compagnie à quelqu'un, l'entre- 
tenir, causer avec lui. 

Souvastrous, adj. m., solitaire, dangereux, se dit d'un 
chemin, d'un passage dangereux où on a besoin d'être 
accompagné. Tsaini souvastrous, chemin soli- 
taire. 

Souan, s. m., sommeil. 

Soubra, v. n., abonder, être à profusion. 

Soubre, prép., sur, dessus. 

Soudar, s. m., soldat, homme grossier, brutal. 

Soulié, s. m., le sol de grange, l'aire à battre le bit'. 

Soumillou, souni'ioUy s, m., ânon, petit de l'ânesse. 

Souna, V. a., appeler quelqu'un, le faire venir. 

Souor, s. f., sœur. 

Soupre, V. a., .savoir. 

Sabe, ind. prés., je sais. 

Sabio, imparf.. je savais. 

Soupiguère, passé déf., je sus. 

Souprèi; futur, je saurai. 

Souprio, conditionnel, je saurais. 



99 



SOU 



Soiipu, soupûda, part, passé, su, sue. Souprc nuioa, 
locution, mot à mot, savoir mal, regretter. Aco me 
sa mâoit, ça me peine, je le regrette. Soupre bouo, 
savoir bon, être agréable. 

Souvé, adj. m., seul, isolé. 

Souvéta, adj. f., seule, isolée. 

Souvédre, s. m., vent d'est, vent solaire. 

Souvéi, s. m., soleil. 

Souvilla, souvia, v. a. et n.^ exposer au soleil, y èlre 
exposé. Au figuré (terme de maçonnerie) pour dési- 
une pierre de l'assise trop relevée : Quela pèira 
sou via. 

Staboutou, s. m., peloton de fil ou de laine. 

Sup, adj. des 2 genr., myope, qui a la vue basse. 

Suplèi, s. m., supplément, secours. 

Susa, V. n., suer, rendre de la sueur. 

Susour, s. f., sueur. 

S.usta, V. a., soutenir, aider. 

Sustônsa, s. f., soutien, aide. 



Tabé, adv., aussi bien, aussi. 

Tacha, fâtsa, clou, cheville de fer. 

Tabusta, v. a., heurter, frapper à la porte. 

Tailla, tàia, s. f., impôt, contributions. 

Taillaire, taïâire, percepteur des impôts. 

Talabar, s. m., taon, mouche qui tourmente le bétail, 



100 - 



TAL 



Taleou, adv.. si lot, si vite. 

Tâou, s. m., tel 

Tèla, s. 1"., telle. 

Tâoula, s. f,, table. 

Tapouna, v. a., tamponner. 

Tarabusta, v. a., bousculer, brutaliser. 

Tarâire, s. m., tarière, outil pour percer. 

Tardîou, adj. m., tardif, peu précoce. 

Tardîva, adj. f., tardive 

Tarina, v. a., traîner. 

Tartouira, tartouira, s. f., cuscute, plante parasite. 

Tâsta, s. f., échantillon de liquide;» consommer, de vin, 
d'huile. 

Tasta, V. a., goûter. 

Tavou, s. m., talon, derrière du pied. 

Teje, Ye'rfse, adj. m., raide, tendu. 

Teja, tédsa, adj. f., raide, tendue. 

Téichié, s. m., tisserand. 

Tèira, s. f , rangée. 

Téne, v. a., tenir. 

Téne, ind. prés., je tiens. 

Tenio, imparf., je tenais. 

Tinguère, pa.ssé délini, je tins. 

Tindrèi, futur, je tiendrai. 

Tindrio, conditionnel, je tiendr;ii> 

Tindiu, tindiuda, part, passé, tenu, Umiiic. 

Téru, adj. m., ([ui a une grande épaisseur de terre vé- 
gétale, en parlant d'un sol. 

Tes, s. m., tesson, morceau de poterie. 



loi 



TES 



Tésa. s. f., résine, sève des arbres résineux. 

Testa, s. f., tête. 

Testu, adj. m., entêté, tenace. 

Testûda, adj. f., entêtée, tenace. 

Tétarèla, s. f., biberon, instrument pour faire boire les 
enfants à la mamelle. 

Tiâva, s. f., toile. 

Tiibla, s. f., truelle, outil du maçon. 

Tiina, s. f., cuve, vaisseau pour faire le vin. 

Tiinda, v. n.. tinter, en parlant dun métal qui ré- 
sonne. 

Tiira sa véna, v. n.. tirer sa veine, respirer. 

Tiinsou, s. m., pinson, oiseau. 

Tiinze, adj. n., quinze. 

Tiiradou, s. m., tiroir d'une table. 

Ton, adv., tant, autant. 

Ton-foulé, s. m., tourbillon de vent. 

Tôouvéna. s. f.. la table du labour qui confine le cbamp 
voisin. 

Torse, v. a., tordre. 

Toucbi, v. n.. tousser. 

Tourna, s. f.. fromage mou qu'on fait en hiver. 

Toumba, v. a., abattre un arbre, un animal. 

Tourchu, adj. m., tors, tordu. 

Tourchûda, adj. f., torse, tordue. 

Tourna, adv., de nouveau, encore. 

Tourna, v. n, revenir, recommencer. Tornaras, lu 
reviendras. H tsôou tourna, il faut recommen- 
cer. 



— \0i — 



TOU 



Tourneja, tournedsa, v, i., tourner, façonner au 
tour. 

Toulâra, adv., tout k l'heure, incessamment. 

Traîné, s. m., traîneau. 

Traire, v. a., jeter, lancer, 

Tnlse, ind. prés., je jette. 

Tragio, imparf., je jetais. 

Traguère, pas. déf., je jetai. 

Trairèi, fut., je jetterai. 

Traïrio, cond., je jetterais. 

Tra, traita, part, pas., jeté, jetée. 

Trâou, s. m., trou, excavation. 

Trasse, adj. des 2 g., faible, piètre, cliétif. Paoure 
trasse de bougre, t'abouiisse, misérable avor- 
ton, je t'écrase. 

Traversa, s. f., vent d'ouest. 

Trédse, adj. num., treize. 

Trèi, s. m., pressoir, machine pour presser. 

Treinta. adj. num.. trente. 

Très, adj. num., trois. 

Trèva, s, f., revenant, esprits des trépassés qui revien- 
nent, le bruit étrange qu'ils font. 

Treva. v. n., errer, rôder autour. Iianter. fréquenter 
un lieu. 

Trifôla, s. f., pomme de terre. 

Trifou, s. m., scorie volcanique, pierre ponce. 

Trigidou, s. m., le gosier. 

Trindina, trimliina^ s. f., bôche à deux dénis. 

Trioulé. s. m., trôtle, plante fourragère. 



iu:j — 



TRI 



Trioùva, s. f., large pierre plate de nature volcanique. 

pouvant servir de couverture, de pavé. 
Triouvâda, s. f., piège à oiseaux et particulièrement à 

grives, fait d'une pierre plate, en équilibre instable, 

au moyen de petites broches, au-dessus d'un trou 

creusé en terre où est placé l'appât. 
Tro, prép., trop. 

Tremble, s. m., frisson de la fièvre d'accès. 
Trooucha, trôoutsa, v. a., percer, laireun trou. 
Trouba, v. a., trouver. 
Trouilla, trouïa, v. a., presser la vendange. 
Trouneje, trounédse. s. m., le tonnerre. 
Tuchi, v. n., tousser. 
Tusta. v. n.. heurter, frapper à la porte. 



V 



Vabréna, s. f., lézard gris. 

Vacha, vâtsa, s. f.. vache. 

Vala, s. m., fossé. 

Valanchié, s. m., peuplier d'Italie, à cause de sou balan- 
cement. 

Valé, V. n., valoir, produire. Fâi valé sa bovôria, 
il fait valoir, il exploite lui-même sa ferme. 

Yarâi, s. m., bruit, tapage. 

Yaraïa, v. n., aller et venir. 

Varâire, s. m., rouleur de nuit, vagabond. 

Yarcheira, vartsèira^ la dot d'une fille à marier. 



- 104 - 



VA 



Yaséna, s. f., alêne, poinçon du cordonnier. 
Vedé, s. m., veau, petit de la vaclie. 
Vedèla, s. f., velle, jeune vache. 
Vedii, s. m., osier, arbuste. 
Vegi, s. m., voisin, qui habite auprès. 
Vegïna, s. f., voisine. 

Véire, s. m , verre à boire ou à autre usage. 
Vein, s. m., le vent du midi. 
Veinta, v. a., vanner du grain. 
Veintadou, s. m., vannoir. 
Venii, v. n., venir. 
Vène, ind. prés., je viens. 
Venio, imp., je venais. 
Viiiguère, pas. déf., je vins. 
Yindrèi, fut., je viendrai. 
Vindrio, cond., je viendrais. 
Yindiu, vindiûda, part. pas,, venu, venue. 
Yèr, s. m., lézard vert. 
Yèr, s, m., venin. 
Vergoûgna, s. !.. pudeur. 
Vergougnous, adj. m., pudique, timide. 
Vergougnoûsa, adj. f., pudique, timide, 
Vernous, adj. m . vénéneux, venimeux. 
Yernoùsa, adj. f., vénéneuse, venimeuse. 
Vère, s. m., vérat, porc qui n'a pas été châtré. 
Versoûna, s. f., sole de champ, planche de terrain la- 
bourée séparément. 
Vertiurous, adj. m., croissant avec vigueur, 
Vertiuroùsa, adj, f., croissante avec vigueur. 



- i(>5 — 



VE 



Vesou, adj. m., qui regarde furtivement et indirecte- 
ment. 

Vesoûna, adj. f., qui regarde furtivement. 

Vèspre, s. f. plur., les vêpres, l'office du soir. 

Yèsti, Y. a. et p., vêtir, se vêtir, s'habiller. 

Veiïi, adj. m., vieux, âgé. 

Yeuilla, veûia, s. f., vieille. 

Vi. s. m., vin. 

Yiadâse, loc. fam., sot. imbécile (ne s'emploie qu'nu 
masculin.) 

Yiâou, adj. m., laid. 

Viàousa. adj. f., laide. 

Yida, vida, s. f., la vie. 

Yiege, viédse. s. m., voyage. 

Viin, adj. num., vingt. 

Yindénia, s. f., vendange, la cueillette du ra'sin. 

Yindenia, v. a., vendanger. 

Vio, s. f., sentier, chemin étroit. 

Yïou, adv.. vivement, promptemenl. 

Yioûre. v. n., vivre, exister. 

Vescu, part. pas. m., vécu. 

Vescûda, part. pas. f.. véciié. 

Vir, V. n., voir. 

Vediu. part. pas. m., vu. 

Yediûda, part. pas. f.. vue. 

Vira, V. a. et n., tourner. Vira la coucourèla, per- 
dre la tète, devenir lou. 

Vista, vista, s. f., la vue. 

Vistou. s. m., la prunelle de l'œil. 



8 



— lor. — 



voi 



Voira, voira, trouble. A'iga voira, eau trouble. 

Yonze, adj. n., onze. 

Vôouva, V. n., voler, se soutenir en l'air. 

Vôouvâda. s. f., volée d'oiseaux, troupe d'oiseaux. . 

Voudre, v. n., vouloir. 

Vole, ind. prés., je veux. 

Vouio. imparf., je voulais. 

Vouguère, pas. déf., je voulus. 

Voudrèi. futur, je voudrai. 

Voudrio, condit., je voudrais. 

Voudiu, voudiilda, part, pas., voulu, voulue. 

Voulon. s. ni., faucille, instrument pour couper les 

blés. 
Voun, adv,, où. Voun vdi, ou va-l-il. 
Vun, art. indéf. m., un. 
Vûna. ait. indéf. f.. une. 



Noms des diverses pat lies dont sont composés 
les instruments agricoles, 

Le char i\ vache». 

Les roues : lèi rôda. 

L'essieu : l'ai. 

L'éclielle qui constitue le corps du cliar sous lequel est 

lixé l'essieu : Vestsûva. 
Les traverses de l'échelle : lous croucintés. 



- 107 — 

Le timon formé par la pièce centrale de l'échelle plus 

longue que les deux pièces latérales : lou tiimou. 
Le tour, placé à l'arrière de l'échelle pour recevoir et 

faire tendre la corde assujettissant le chargement : 

lou tour. 
Les deux claies à jour placées obliquement des deux 

côtés de l'échelle pour former la capacité du char et 

contenir le chargement d'objets volumineux : /o//.s- 

cledous. 
Les doux claies plaines en planches pour contenir le 

chargement de menus objets : lotts esporas. 

L.es roue» du chai* se composent de : 

Le moyeu : lou bouton. 
Les rayons : léi râi. 
Les jantes : ins; frinurn. 

L.*attelage des vaches ou bceuTs 
se compose de : 

Le joug, pièce de bois qui tient unis par la tète les 
deux animaux : loti jou, lou dsou. 

Les coussinets en paille tressée on en cuir rembourré 
qui se placent sur le front des animaux : lo>/.s 
chassaou^ lous tsassiiou. 

Les courroies, entrelacées aux cornes en passant et re- 
passant sur les coussinets qui attachent fortement le 
joug à la tête des animaux : lei juscla, lei dsuscla. 

Les anneaux en fer suspendus au joug pour recevoir le 
bout du limon : lous couf^dés. 

La pièce de fer à double crochet qui attache les anneaux 
au joutr : /(/ miuno.. 



— 108 — 

La lige de fer qui se place dans le trou qui est au boui 
du timon pour l'attacher aux anneaux : la troui- 
toaira. 



Li^araire ou cliumie simple 
se compose de s 

La tige en bois mobile et articulée qui est le timon de 
la charrue et qui s'attache au joug par son extrémité 
antérieure : lou pourdiâou. 

La pièce de bois recourbée qui fait corps avec l'araire 
et à laquelle le timon mobile est attaché par une 
chaînette : la cliambija, la tsambidsa. 

Le corps de cliarrue, proprement dit, en bois, dans le- 
quel s'enfonce le soc : lozi diintfion. 

La tige de fer qui attache ensemble les deux pièces de 
bois précédentes : la tindilla, la tindia. 

Le soc en fer de lance qui pénètre dans la tent- pum 
creuser le sillon : la rilla, la na. 

L'anneau et le coin en fer qui lixent la tige de fer : 
l'anèla et lou soubrecoid. 

Les deux chevilles en bois enfoncées à l'arrière des 
deux côtés du corps de charrue qui font fonction de 
versoirs : léi versa. 

La pièce de bois attachée à l'araire par dL-mcii' ci im 
servant de manche tiue le bouvier tient à la main : 
l'estèva . 

L.e fléuu pour bnttrc^ le blé ae compose de t 

Le bâton court frappant, en bois le plus dur et le plus 
lourd possible : la varjada, la vardsûda. 



— 109 - 

L'anneau en bois fixé au bout du bâton : la chape- 
lacla, la tsapelâda. 

L'anneau en fer fixant cet anneau de bois : l'anèla. 

Le bàlon long et mince servant de manche tenu par 
l'ouvrier : l'oiara. 

Le clou à tète fixé au bout du manche : lou tourné. 

L'armure en fer consolidant le bout du manche : la 
mouôrla. 

La boucle ou anneau en nerf de bœuf qui attache, en 
le laissant libre de se mouvoir dans tous les sens, le 
bâton frappant au bâton plus long qui sert de man- 
che au fléau : lou boutou. 

La courroie attachant lou boutou à la tsapelade : 
la mêjouna, la médsofma. 



ABREVIATIONS 



Adj. 

Adj. conj. 
\dj. dém. 
Adj. m. 
Adj. r. 
Adj. des 2 g. 
Adj. niim. 
Adj. pos. 
Adv. 
Gonj. 
Kxp. 110 jç. 
Kx(). la m. 
Kxp. prov. 
J.ilfij. 
l'.irl pios. 



Adjectif. 

Adjectif conjonctif. 
Adjectif démonstratif. 
Adjectif masculin. 
Adjectif féminin. 
Adjectifdes 2 genres 
Adjectif numéral. 
Adjectif possessif. 
Adverbe. 

Conjonction. | 

Kxprcssion négative 
Kxpression familière 
Expression proverbiale 
Interjection. 
Participe présent. 



Part. pas. 
Partie, aflir. 
Partie, nég. 
Prép. 

Pron. pers. 
Pron. indéf. 
S. m. 
S. f. 
V. a. 
V. aux. 
V. imp. 
V. n. 
V. p. 
V, sul)s(. 



Participe passe. 
Particuleaflirniative 
Particule négative. 
Préposition. 
Pronom personnel. 
Pronom indéfini. 
Substantif masculin 
Substantif féminin. 
Verbe actif. 
Verbe auxiliaire. 
Verbe impersonnel. 
Verbe neutre. 
Verbe pronominal. 
Verbe substantif. 



VOCABULAIRE 

FRANÇAIS - PATOIS VELLAVIEN 



Abâtardir, en parlant des végétaux, v. act. et p. 

Abastarchi. 
Abolir, V. a., ruiner, détruire. Abouii. 
Abonder, v. n., être en grande quantité. Soiibra. 
Aboyer, v. n.. crier, en parlant du chien. Jappa. 

dsapa . 
Abreuver les bestiaux, v. a. Abioura. 
Abriter, v. a. Abriga. 
Achat, acquisition, s. m. Atsé. 
Accompagner, v. a. Sôoiivassa. faire adouva^. 
Accouchée, s. f. Jassineira. dsassinèira. 
Accroupir (s'), v. p. Agrouma (s'). 
Acte public, s. m., contrat. Ate. 
Adieu, exp. fam. Acliouchas. 
Adresse, s. f., habileté, savoir faire. Madiura. 
Affirmer, v. n.. assurer. FourtH. 
AtTùt. s. m., attente du gibier., s. f. Espéra. 
Agneau, s. m. Agné. 
Aide. s. f.. as.sistanci\ J./'"/" - " /". 



~ 112 — 



AI 



Aider, v. a., assister. Ajucla, adsuda. 

Aiguille à coudre, s. f. Agidha, agfna. 

Aiguillon du laboureur, s. f. Agulhada, aguïâda. 

Aiguillon du bouvier, s. m. Estambou. 

Aile des oiseaux et insectes, s. f. Ava, ava. 

Aimant, caressant, adj. m. Amisious. 

Aimante, caressante, adj. f. Arnistousa. 

Air (exposer à l'air), v. a. Issôoura. 

Aire. s. f., place où l'on bat le grain. Aiïra. 

Aise, bien aise, adj. des 2 genres. aUe, Benaisc. 

Ajonc, s. m., arbuste épineux. Ai'esta-biôov . 

Ajuster, V. a., viser. Afiista. 

Alêne, s. f., poinçon pour coudre le cuii'. Vaséiia. 

Aliter (s'), v. p. Adsara (s'j. 

Aller, V. n. Ana. 

•Mlumer. v. a., mettre le l'eu au bois, à la lampe. 

Accuba^ atiaba. 
Alouette, s. f., oiseau. Avnou.sa. 
Amande, s. f., fruit. Aminla. 
Amende, s. f., peine pécuniaire, l m indu. 
Amener, v. a., faire venir. Adivre. 
Amitié, s. f, Amista. 

-Vmonceler, v. a., mettre en monceau. Agoioba. 
Ampoule, s. f., tumeur à la peau. Mîovn . 
Amuser (s'), v. p. Se gava. 
An, s. m., l'année. On. 
An passé (!'), s. m. Anton 
Ane, s. m., bêle de .somme. Asc. 
Anesse, s. f., femelle de r.inc. Sriowna. 



113 



AN 



Anon, 5. m., petit de l'âne. Souniillou. soumiou. 

Anneau, s. m., partie d'une chaîne. Anèla et ané. 

Anguille, s. f., poisson. Inguiâva. 

Antérieurement, adv. De davos. 

Anse. s. f., partie d'un vase. Manilia, mania. 

A partir de, depuis, prép. Dindéou. 

Apâtureur, s. m., celui qui donne la pâture aux bes- 
tiaux. Boutié. 

A peu près, adv., presque, peu s'en faut. Gûire bê. 

Apaiser (s'), v. p., en parlant du vent. Acala (s'). 

Appareiller, v. a., unir son pareil à un animal. Apa- 
n'dsa. 

Application, s. T. Adhéra, adëra. 

Apprivoiser, v. a. Aprîvada. 

Bppuyer. v. a., soutenir. Apura. 

Appuyer sur le timon (s'), en parlant des bœufs et va- 
ches. Giba. 

Après, ensuite, prép.. Apeîii. 

Araignée, s. f., insecte. Aragnâda. 

Arbre, s. m. Abre. 

Arc-en-ciel, s. m., At^dsooii. 

Argile, terre grasse. Arjiava., ardsiâva. 

Armoire, s. I. Annage., armâdse et garda-j'âoi/ha. 

Arracher, v. a. Avéra. 

.*rianger, v. a. Igiga. 

Arriérer, v. a. Indaréira. 

Aspect du midi, s. m. Adréi. 

Aspect du nord, s. m. Hiver. 

Asseoir, v. a. Asseta, 



— 114 



AS 



Assez, adv. Prou. 

Etant assis. D'assetous. 

Attache, s. f., fixité, patience, application. Adhéra. 

adèra. 
Atteindn^ v. a. Atogne. 
Atteindre d'un projectile, v. a. Archa, artsa. 
Atteler, v. a. Attava. 
Atteler les bœufs, v. a., les joindre. Jougne. dsou- 

gne. 
Attendre, v, a. Espèïta, espéra. 
Attente, s. f. Espéra. 
Auge, s. f., baquet. Bâcha, batsa. 
Aujourd'hui, adv. Aneûi. 
Aumône, s. f. Auoumoudrna. 
Aussi, adv.. de plus. Amâi. 
Aussi bien, adv. Eîtapaou. 
Aussitôt, adv., si tôt. Ta Icoa. 
Aussitôt après, prép., dès que. Intre, aussitôt après 

avoir lait, Intr'ai^er fa. 
Autel, s. m. Auoûtar. 
Automne, s. m. Auoûtou. 
Autre, adj. et pron. masc. Aoutre., doufre. 
Autre, adj. et pron. fém. Aoutra dont m. 
Autrefoi.s, adv. D'ûoutrescos. 
Avant-hier, adv. Passa-t-hier. 
Avant-toit. s. m , égout du toit. Estoagi. 
Avec. prép. Inbé. 

Aver.se, s. f.. pluie subite et abondante. Grofipaa. 
Avoir, V. a. .\rrr. 



llo — 



AV 



Avorter, v. p. Afoulafs'j. 
Avril, s. m. Abj^iâou. 



B 



Balle du blé battu, s. f. Pou. 

Baiser, s. m., caresse. Poutou. 

Baiser, v. a., caresser. Pou tonna. 

Banc, s. m., siège, tréteau. Bo?i. 

Balai, s. m. Bavai. 

Balayer, v. a. Bavai j,. 

Baptiser, v. a. Bateclsa. 

Baquet, s. m. Bavastou. 

Baratte, s. f., appareil pour battre le beurre. Ban'l'o. 

baria. . 
Barbe de lisière d'étoffe usée. s. f. Befiia. 
Bardanne, s. f., plante. Tsar paon. 
Barrage d'un cours d'eau, s. f. Levûda. 
Bas-beurre, s. m. Sarassoa. 
Basculer, v. n. Couoleva. 
Bassin, s. m. Barlii. 

Hat, s. m., selle des bêles de somme. Bastèira. 
Bateau, s m. Bâté. 
Bâtard, adj. m., enfant illégitime, sujet qui n'est pas de 

la Néritable espèce. Bastar. 
Bâtarde, adj. f., enfant illégitime, sujet qui n'e.<tpas de 

la véritable espèce. Batstarsa. 
Bâter, v. a., iiieltrc le bât. Inbasfa. 



— 116 



BAT 



Bâton, s. m. Bastou. 

Bâton pouf serrer les cordes, s. f. Billa, bia. 

Battant de cloche, s. m. Matai. 

Battre le blé, v. a. Escoudre. 

Batteur de blé, s. m. Escoussou. 

Batteur de pavé, s. m. Galapian. 

Bavard, adj. m. Bavinre. 

Bayer, V. a., regarder longtemps la bouche ouverte 

Badaïa. 
Béai. s. m. Besâou. 
Béate, s. f., fille dévote. Biâta. 
Beaucoup, adv. Béico. 

Bec-d'âne, s. m., outil de menuisier. Hcdainc. 
Bêche (ordinaire), s. f. Bèissa. 
Bêche (bident), s. f. Trindiina. 
Bêcher, v. a. Béissa. 
Bêler, v n., en parlant de l'agneau. Bèva. 
Belette, s. f. Mozistùda. 
Bélier, s. m. Ari. 
Bénir, v. a. Benigi. 
Béquille, s. f. CrOssa. 
Berceau, s. m. Brassâou. 
Berger, s. m. Pûstre. 
Bergerie, s. f. Castou et l'cdario. 
Besace, s. f. Bidssa. 
Bête, s. f. Bèstia. 
Beurre, s. m. Bure. 
Biberon, >. m. Tetarrln. 
Bien. adv. Bi^. 



— 117 — 



BI 



Bien, s. m., propriété. Bé. 

Bientôt, adv. Toutâra. 

Biffer, v. a. Escrafa. 

Billot, pour hacher, s. m. Plo. 

Biner, y. a., façonner la terre. Fouire. 

Blanc, adj. m. Blon. 

Blanche, adj. fém. Blontsa. 

Blé. s. m. Bla. 

Bleu, adj. m. Bléou. 

Bleue, adj. I. Blefiva. 

Bleuet, s. m. Bleirôva. 

Bleuette, s. f. Beiidsa. 

Blouse, s. f. Bloda. 

IJobine, s. f., petit cylindre servant à dévider. Boubia. 

Bœuf. s. m. Bioou. 

Boire, v. a. Bionre. 

Bois, s. m., le bois en général. Boues. 

Boiser ^se), v. p. Ahouchi (s'). 

Boisson (excès de), s. ra. Rihôta. 

Boîte, s. f. Boûstia. 

Bon, adj. m. Bouo. 

Bonne, adj. f. Bouôna. 

Bon sens, s. m. Sein. 

Bord, extrémité d'une surface. Abro, au bord, à 

i'abro. 
Borgne, adj. m. Bouôrlhe. 
Borgne, adj. f. Bouôrlha. 
Borne, s. f., limite. Boiiva. 
Bos>ii. adj, m. Bn"ssa. 



— 118 



BOS 



Bossue, adj. f. Boussâda. 

Bollft de paille, s. f. Classa. 

Bouc, s. m., le mâle de la chèvre. Boa. 

Boue, s. f., limon. Boùsa. 

Bouche, s. f. Gouôrdsa. 

Boucherie, s. f. Masé. 

Bouger, v. n. Bouledsa. 

Bouleau, s. m., arbre. Bès. 

Boule du jeu de quille, s. 1'. Baoat.sa. 

Braire, v. n., cri de la vache. Brama. 

Bousculer, v. a. Tarabusta . 

Bovine (la race), s. f. Anoumailla, ttùountnia. 

Boyau, s. m. Budé. 

Branche de pin ou îapin, s. 1. (iâma. 

Brebis, s. f. Féda. 

Brèche-dent, adj. m., auquel il nîan(|iie iiiie deiil dr 

devant. Berchu. 
Brôche-dent, adj. f., môme signif. Bercliùda. 
Briller, v. n. Espandii. 
Briser, v. a., hacher. Tsai^la. 
Brouetse, s. f. Barouota. 
Brouillard, s. m.. Xèble et boùra. 
Brouillerie, s. f. Inboia. 
Brouillon, adj. m. Garejaîre. yaredsdire. 
Bru, s. f. Fillada, FUida. 
Bruine, s. f. Blagina. 
Bruiner, v. n. Blagina. 
Bruit, s. m. Bru. 
Bruit toinlain du vent, .s. m. IHmour, 



— llw 



BU 



Bûche, s. f.. gros morceau de bois de chautlage. Es- 

tèla. 
Buis, s. m., arbuste. Rispon. 
Buse. s. f., oiseau de proie. Margâve. 
Butter, V. n., toucher, être appuyé contre. Amoura. 
Buveur à l'excès. Riboutâiy^e. 



Cabane, s. t. Chabonna et chiboiiota, tsabôna et 
tsibouôta. 

Cacher, v. a. Escondre. 

Caché, part. pas. m. Chabi, tsabi et escoundiii. 

Cachée, part. pas. f. Chabida et tsabida, escoiin- 
diûda. 

Cachette, s, f. Escondailla, escoundâia, en ca- 
chette, à Vesconduida. 

Cage, s. f., pour enfermer un oiseau. Dsûbia. 

Cage à fromage, s. f. Chaseira, tsasèii^a. 

Cagneux, adj. m. Gambèi. 

Caille, s. f., oiseau. Canlia, cahia. 

Caillou, s. m. Clas. 

Cajoler, v. a. Lavagna. 

Cale, s. f.. pierre ou bois plat et mince pour mettre de 
niveau un objet. SfUa. 

Caler, v. a., mettre de niveau. Sata. 

Caleçon, s. m. Escarsou. 

Canal, s. m. Canar. 



14(1 



CAR 

Carder, v. a., peigner la laine. Charda, tsarda. 

Cardeur, s. m. Chardaire, tsardâire. 

Carême, s. m. Caréma. 

Caresser, cajoler, v. a. Lavagna. 

Carton, s. m., ancienne mesure de capacité, un peu 

plus de 20 lit. Cartou. 
Casser, v. a. Espessa. 
Catarrhe, s. ra. Roumas. 
Caverne, s. f. Cahorna. 
Cave voûtée, s. f. Crôta. 
Cela, adj. dém. Aco, qu'est-ce? Qu'es aco. 
Cent. adj. num. Cein. 
Cent livres, le quintal, s. m. Quiintâou. 
Cépée, s. f.. touffe de branches repoussées. M<(ta- 

râda. 
Cerise, s. f. Celèira. 
Cesser d'agir, de contrarier, v. n. Damottra in pa- 

cliinsa. 
Chaîne, s. f. Chadena, Lsadéna. 
Chair, s. f. Cliai\ tsar. 
Chaire à prêcher, s. f, Chadeii^a^ tsadèira. 
Chaise, s. f. Chadeircu tsadèù'a. 
Chaleur, s. f. Chavour, Isavour. 
Chaleur étouffante, s. f. Choumassa, tson massa. 
Champ, s. m., Chon, tson. 
Changer de linge, v. n. Mûda. 
Chanvre, s. m. Cherba, tsèrba. 
Chapeau, s. m. Chape^ tsapc. 
Chapeau à haute forme, s. m. Tsapé féissèla. 



- i2i - 



GHA 

Charançon, s. m. Goiirgôui. 

Cliarbonner, v. a. Machara, matsara. 

Chardon, s. m. Espinar. 

Chardonneret, s. m., oiseau. Chardouniéy tsardou- 

nié. 
Charrier, v. a. Caredsa. 
Charpentier, s. m. Fustié. 
Charrue simple, s. f. At^aïi^e. 
Chat, s. m., animal. Cha, tsa. 
Châtaigne, s. f. Chastogiia, tsastogna. 
Château, s. m. Chaste, tsasté. 
Chatière, s. f., trou aux portes pour le passage îles 

clials. Cltatoiineira, tsatounèira. 
Châtrer, v. a. Igiga. 

Chatte, s. f., femelle du chat. Cha ta, tsûta. 
Chaud, adj. m. Chaou, tsûou. 
Chaude, adj. f. Chaouda, tsûouda. 
Chaudron, s. m., grand. Péiroou. 
Chaudron, s. m., moyen. Péîrova. 
Chaudronnier, s. m. Magfii q\. péiroulâire . 
Chauve, adj. m. Piava. 
Chauve, adj. f. Piavâda. 
Chauve-souris, s. f. Râtapenâda. 
Chaux, s. f., mortier pour bâtir. Atsûou. 
Chemin, s. m. Chami. tsamî. 
Cheminée, s. f. Chamifieia, tsaminèia. 
Cheminée, s. f., partie hors du toit. Fournel. 
Chêne, .s. m. Chaîne^ tsaine. 
Chenet de cuisine, s. m. Landiê. 



1^2 — 



GHE 



Clienevier, $. f. Chayiabié^ tsanabic. 

Chêne vis, s. m. Chanabou^ tsanabov. 

Cheptel, s. m. Cabale cabâou. 

Chevaline (race), s. f. Roussailla, ro/.afsâia. 

Chevet, s. m. Chabé, tsabé. 

Cheville, s. f. Cliavilla, tsavia. 

Cheville du pied, s. f. Javilla, dsavîa. 

Chèvre, s. f. Chabra, tsûbra. 

Chevreau, s. m. Chabri, tsabri. 

Cheveu, s. m. Pifiou. 

Chicaneur, s. m. Bujar. 

Chien, s. m. Chi, tsi. 

Chien, gros. s. m. Mastii. 

Chien de berger, s. m. Labri. 

Chien dent, s. m. Gréme. 

Chiffon de linge, s. m. Fâta. 

Chiflon d'étoffe, s. m. Peilla. 

Chiffonnier, s. m. Fatâire Qipeillaro. 

Choisir, v. a. Ckoousi, tsoougi. 

Ciel, s. m. Chiaou^ chiâou. 

Cimetière, s. m. Chimintéri. 

Cinq, adj. num. Chin. 

Cinquante, adj. num. Chinquûnta. 

Cintrer, v. a., poser des cintres. Cindria. 

(Circulation du garçon meunier, s. f., pour servir K^: 

pratiques. Caravéna. 
Ci$eaux à couper l'étoile, m. pi. Hstiisouire. 
Ciseau, s. m., A couper le bois ou Ift pierre. Cliusé. 
Citrouille, s. f. Cougôurla. 



[:>:] - 



GLA 



Claie, s. f., assemblage de planche?; çt d'osier à claire 

voie, pour dore. Cléda. 
Clarté, s. f. liavour, esclarta. 
Clef, s. f,, pour ouvrir une serrure. Clâoii. 
Cloche, s. f. Campô?ia. 
Clochette, s. f., au cou des bestiaux. SounaiUa. sou- 

nâia. 
Clou, s. f. Tacha, tâtsa, clavé. 
Cochon de lait, s. m. Léitin. 
Cochon, petit, s va. Gouré. 
Cochon, jeune, s. m. Caïou. 
Cochon, adulte, s. m. Pouor. 
Coffre, s. m. Escriin. 
Coin, s. TH., angle, lieu retiré. Caire. 
Coing, s. m., fruit. Coudoûi. 
Colle, s. f. Péclsa. 
Coller, V. a. Apedsa. 
Collier, s. m. Coular. 
Combien, adv. Quan. 
Compagnie, faire, tenir compagnie. Faire snouvas. 

.sôouvassa. 
Cône de pin. Pigna. 
Confronter, v. n., limiter. Bouva. 
Confesser, v. a. Coufe.ssa. 
Congère, s. f , amas de neige. Counièira . 
Connaître, v. a. Coioiéisse. 
Connu, part. pas. Counichu. 
Connue, part. pas. Counicliûda. 
Conseiller, v. a. AvoKsilla^ accousia. 



hii - 



CON 



Conserver, v. a. Serva. 

Console, s. f., corbeau, pierre de support. Bouchi. 

Consolider, v. a. Soidida. 

Contestation, s. m. Rambâi. 

Contester, v. a. Ramhaïa. 

Contrariant, s. m. Intravarsa. 

Contre, touchant, prép. Aras. 

Contourner, v. a. Rouda. 

Contre-poids, s. m. Counpés. 

Convertir en pré, v. a. Apradi. 

Convier, v. a. Couvida. 

Copeau, s. f. Besseuilla, bessefda. 

Coq, s. m. Jai^ dsni 

Corbeau, s, m. Grâi. 

Corbeille, s. f., corbeille à porter sur sa tète. Pailla. 

paia. 
Corbeille, s. f., à porter du fruit à dos du mulet. Ih'ua. 
Corbeille (petite), s. m. Bené. 
Corbeille, s. f., pour mesurer le grain. Cabossa. 
Corne, s. f. Bûna. 

Corne du pied des animaux, s. f. Bâta. 
Cornes (donner des coups de corne), v. a. Riba. 
Corneille, s. f., espèce de corbeau. Graoula. 
Cornue, s. f. Bavûsta. 
Corps, s. m. Coûor. 

Corvée (avec attelage de bœufs), s. f. Boidrada. 
Cou, s. m. Couùi. 
Coucher, v. act. et réfl. Cniildsd. VAw^ conclir. Lrisnnt. 

Jaire, dsaire. 



- 12o — 



COU 



Coudre, v. a. Couse, Coiirdiura. 

Couenne, s. f., peau du cochon, Coudéna. 

Couler, V. n. Couva. 

Couler à fil, en parlant d'une fontaine. Raïa. 

Couleur, s. f. Couvour. 

Coup, s. m., voie de fait. Co, Fouti^iou. 

Coup, s. m., fois. Co. Cette fois. Aqueste co. 

Couple, s. m. Pari. 

Courage, s. m., énergie. Einie, èime. 

Courlis, s. m., oiseau. Couriôou. 

Courroie, s. f. Courrija, couridsa. 

Coursière, s. f., chemin plus court. Courcha, coùrtsa. 

Courtier, s. m., entremetteur pour la vente. Couratié. 

Cousin, s. m., fils de l'oncle ou de la tante. Cougi. 

Cousine, s. f., fille de l'oncle ou de la tante. CouQ'ma. 

Couture, s. f. Courdiùra. 

Couver, v. a., faire éclore des œufs. Coua. 

Couverture de lit, s. f. Flassâda. 

Couverture de laine de l'enfant au maillot, s. f. Bou- 

rindsou. 
Couverture de bâtiment à paille, s. f. Paiissa. 
Couveuse, s. f. Clùssa. 
Couvraille, s. f., couvrir la semence jetée sur le champ. 

Tiubërta. Faire la couvraille, v. a. Tiubri. 
Couvrir, v. a. Acassa. 
Cracher, v. a. Eschapi, etsapi. 
Craindre, v. a. Crogne. 
Crainte, s. f. Crôita. 
Cramponner (se), v. p. Agrafa ijs'). 



- !:>() 



CHÈ 



Crèche, où mangent les bestiaux, s. f. Crépia. 
Crémaillère, s. f., chaîne à crociiel où l'on suspend la 

marmite et chaudron dans la cheminée de la cuisine. 

Crou?7i(ii. 
Crème, s. f. Djima. 
Creux, en parlant d'un tronc d'arbre, adj. m. 'n- 

bourna. 
Creuse, adj. fém. Cabournâda. 
Creuser, v. a. Cliava, tsava. 
Grever, mourir en parlant des animaux, v. n. Creba. 

Se crever, v. p. S'espeta. 
Crier, v. n. Crida. 
Croire, v. a. Criî^e. 

Croissant vigoureusement, adj. m. Vertiuroiis. 
Croi.ssant vigoureusement, adj. f. Vertiuroûscis 
Croître, v. n. Crisse. 
Croix, s. f. Crou. 
Crotter(se), v. p. Se bousa. 
Croupiou, s. m. Crapou. 
Crû, part, passsé, ra., croire. Crcjn. 
Crue, part, passé, f. Crejûda. 
Crû, part, passé, de croître. Crichu. 
Crue, part, passé, f. Crichûda. 
Cruel, adj. m. Fèr. 
Cruelle, adj. f. Fera. 

Cueillir du fruit et récolles non mûrs, v. a. Divardia. 
Cuillère ordinaire, s. m. (Uàr, tifiié. 
Cuillère, s. f., pour prendre de l'eau dans le seau. 

Couûs.sa. 



CUI 

Cuir, s. m. Tiiuèr. 

Cuire, v. a. Couèire. 

Cuisse, s. f. Quèissa. 

Cuivre, s. m. Côonre. 

Culotte, s. f. Brciia. 

Culotter. V. a. Inbraïa. 

Curé, s. m. Cura^ tiura. 

Cuvier, s. m. Boid. 

Cuscute, s. f. Ta.rto'iira. rartomra. 



D 



Dans, prép. Diin. 

Davantage, adv. Mai. 

Débarrasser, v. a. Desinpèita. 

Débris de démolition, s. m. Marim. 

Déchirer, v. a. Espela. 

Découler goutte à goutte, v. n. Digoulina. 

Découvrir, v. a. Descassa. 

Dedans, prép. Dediin. 

Défaut, s. f., privation. Fâouta. 

Défendre, v. a. Apara. 

Défricher un pré, v. a. Esfata. 

Dégât, s. m. Digûi. 

Dégel, s. m. Dijiâou, didsiûou. 

Dégeler, v. n. Didsiava. 

Dégringoler, v. n. Se déihala. 

Déjeuner, s. m. Diina. 



1^28 - 



DE 



Dehors, s. m. A faudra, defouôra. 
Délavé, adj. m. Basana. 
Demeurer, v, a. Damoiira. 
Demi, adj. m. Diumèi. 
Demie, adj. f. Diumèia. 
Demi-carton, s. f. Diwnèia. 
Dentelle, s. f. Pointa. 
Depuis, à partir de..., prép. Intro. 
Depuis, prép. Despein. 
Députer, v. a. Manda. 
Déraciner, v. a. Déiraba, diradsa. 
Déramer le foin, v. a. Déirama. 
Déranger, v. a. Digaïa, destourba. 
Dernier, adj. m. Darié. 
Dernière, adj. f. Darèira, 
Dérober, v. a. Rôuba. 
Derrière, prép. Darié. 
Descendre, v. n Davala. 
Descente, s. f. Davalâda. 
Dessus, prép. Dessoubre. 
Dette, s. f. Dioute. 
Détraquer, v. a. Diranca. 
Deuil, s. m. Dôou. 
Deux. Dons. 

Détruire, v. a. Dirouii, petaftna. 
Détruit, part. pas. m. Dirouii. 
Détruite, part. pas. f. Dirouiida. 
Déversoir, m. décharge des eaux iiop abondante.^ 
J'J.'itsanpadou. 



- U3 - 



DE 



Devoir, v. a. Dioure. 

Dieu, s. m. Dièou. 

Dimanche, s. m. Diùnifitse. 

Dime. s. f. Duème. 

Dinde, s. f. Diinda. 

Dindon, s. m. Diindar. 

Dîner, s. m. Espartii. 

Diner, v. n. Meijourna, meidsoitima, espar- 

tiina. 
Discours, s. m., propos, Prepâou. 
Disette, s. f. Cherté. Charestio, tsarestio. 
Disperser, v. a, Ivarta, se rouler dans la poussière 

comme les poules, se vautrer dans la fange comme 

les porcs, s' ivarta. 
Dissiper, v. a. Palafica. 
Divertir (se), v. pr. Se gava. 
Diviser, v. a. Desparti. 
Dix, adj. num. Dès. 
Dix-huit, adj. num. Désaïèi. 
Dix-neuf, adj. num. Désanôou. 
Dix-sept, adj. num. Désossé, 
Doigt, s. m. Di. 
Domaine rural, s. f. Bouùria. 
Domestique de ferme, s. m. Messadse. 
Dommage, s. m. Danmadse. 
Dompter, v. a. Adounda. 
Dompté, part. pas. m. Dounde. 
Domptée, part. pas. f. Doûnda. 
Donner, v. a. Béila. 



i:50 — 



DON 



Donner brutalement, v. a. Foutre. Donner un .sou(- 

fiet, foutre, n'implâstra. 
Donner du foin au bétail, v. a. Afena. 
Donner la pâture au bétail, v. a. Apastixra. 
Dormir, v. n. Diiurnii. Il dort, se diiuèr. 
Dos, s. f. et m. Idûna^ crapou. 
Dosse, s. m. 1'"^ et dernière planche d'un billot scié. 

Ëscoudin. 
Dot. s. f. Vartsèira. 
Doucement, adv. D'aise. 
Douve, s. f. Douilla., douia. 
Douze, adj. num. Dondse. 
Dragée, s, f. Farmâia, Dsadri'ia. 
Drap de lit, s. m. Lùisôou, iinsoou. 
Duper, V. a Afina, ingusa. 
Durcir, v. a. Adurgi. 



E 



Eau, s. 1". Aiga, fiiga. 

Eau qui fait l'effet de relluer et dormir. Gourga. 

Eau-de-vie, s. m. âigardin. 

Ebattre (s'), v. p. Se gava. 

Eboulemenl de terrain par l'action tles eaux, s. m. 

Ffgôonle, digachc. 
E(;arler. v. a. Fscararta. 
Eclianlillon de vin, s. f. Tasta. 
Echantillon de grain, s. f. Mostra. 



-^ 131 



ECH 



Ecliapper des mains, v. n. Mapa. 

Echapper, s'esquiver, v. n. el p. Se gandii. 

Echelle orJinaire à ^ montants, s. f. Eschava, es- 

tsâva. 
Echelle à un seul montant, en arête de poisson, s. m. 

Escharasmu^ estsa)'i<snii. 
Eclabousser, v. a. Giscl". 
Eclaboussure, s. m. Giscle. 
Eclair, s. m. Eiviou^ êivioa, ioassédse, Taiic ile> 

éclairs, v. n., ioussedsa. 
Eclat de pierre, s. f. Ascla, 
Eclat de bois, s. f Estèfa. 
Eclater, v, n. un corps gontlé qui éclate. Espeta. 
Eclore, v. n. Espeii. 
Ecluse volante pour l'irrigation des prés, s. f. £"6- 

tâinpa. 
Ecoinçon. faux équerre. s. m. Esconsou. 
Ecorce d'arbre, lorsqu'elle est épaisse, s. f. Hoft- 

cha. 
Ecorce r un arbre, v. a. Dirôucha. 
Ecorcher, v. a. ôter la peau. Espela, escourdsa. 
Ecouter, v. a. Escouta. 

Ecraser, v. a. Cacha., catsa, escachina. esponti. 
Ecrevisse, s. f. Tsombre. 
Ecuelle, s. f. Escudèla. 
Ecuisser is'), en parlant du tronc d'un arbre, v. réfl. 

Esquéissa. 
Ecume, s. f. Ëspmna. 
Ecumer, v. n. Ej^puma. 



- 132 



ECU 



Ecumoire, s. m. Espumadou. 

Ecureuil, s. ra. Ichirôon. 

Effacer, v. a. Escrafa. 

Effaroucher, v. a. Eivaraja, éivaradsa. 

Effroi, s. m. Esfrâi. 

Effrayer, v. a. Esfraïa. 

Eglantier, s. m. Ingouvin. 

Eglise, s. f. Aglèisa. 

Egrainer, v. a. Ingruna. 

Egratigner, v. a. Ingrounia, escarou.gna . gra- 

flgna. 
Elégant, fier, adj. m. Farau, 
Elégante, fière, adj. f. Faraùda. 
Elévation de terrain, f. Aiioussùra. 
Embarras, s. m. Inpûita. 
Embarrasser, v. a. Inpéita. 
Embarrassé, part. pass. ra. Inpéita. 
Embarrassée, part. pass. f. Inpcitâda. 
Emblaver, v. a. Imblada. 
Embrouiller, v.a. Imbouïa. 
Emine (mesure de 12 litres MV s. f. Einuiia. 
Emoi, s. m. Imâi. 
Emondage, s. m. Poulasou. 
Emnnder, v. a. Poula. 
Emoller, v. a. Escassnuna. 
Emousser, v. a. Afoida. 
Emouvoir, v. a. EimOoure. 
Emporté, adj. {\<à^ 2 g. Sùoute. 
Emprunter, v. a. Monleca. 



- 133 - 



EN 



Eli, prép. in. en venant, In vetiii. 

Enclume, s. f. Inquiûdsa. 

Encore, adv. Incâra., tourna. 

Energie, s. \. Eime, èime. 

Enfant, s. m. Efon. 

Enfler, v. n. Ifla. 

Enflé, part. pas. m. Ifle. 

Enflée, part. pas. f. Ifla, ifla 

Enfoncer dans un trou, v. a. enfouir. Intronca. 

Enfermer, v. a. Insara. 

En ici, adv. Inissâi. 

En ici, là-haut, adv. Intiinamoun. 

Enjamber, v. a. Escambaria. 

Enivrer (s'), v. p. Fioul a. 

Ennuyer, v. a. et p. Imbestia. 

Enragé, adj. m. Fouèi. 

Enrayer, v. a. Imbara. 

Enrhumer, v. a. Inroiimassa. 

Ensemble, adv. Assein. 

Ensemencer, v. a. Inpôonsa. 

Ensevelir un mort, v. a. Ra.'ia 

Entamer, v. a. Intamena. 

Enter, v. a. Inta. 

Entêté, adj. m. Testu. 

Entêtée, adj. f. Testuda. 

Entonnoir, s. m. Inboussûire. 

Entrée, à l'entrée de. Intron, à l'entrée du carême. 

La car émrC intron. 
Entrer, v. a. Se saca. 



i:\ï - 



EN 



Entretien, s. m., conversation. Sôouvas. 

Entretenir, v. a., converser. Sôouvassa. 

Envelopper, v, a., entortiller. Ini^artoura. 

Envie, s. f. Iveje, ivédse. 

Envieux, adj. m. Ivejous, ivedsous. 

Envieuse, adj. f. Ivejonsa, ivedsonsa. 

Envoyer, v. a. Manda. 

Eparpiller, v. a. Escampilta, escamp'ia. 

Epaule, s. f. Espahla. 

Epée, s. f. Bspâsa. 

Epi, s. m. Espidsa. 

Epier, v. n., monter en épi. Espija, espidsa. 

Epier, v. a., regarder furtivement. Espiinclia, t's- 

piintsa. 
Epierrer. v. a. Espeirija, espéiridsa. 
Epingle, s. f. Espionna. 
Eplucher, v, a. Espepiouda. 
Epousée, s. f. Nôvia. 
Equerre, s. m. Escâire. 
Ern;r, v. n. Trera. 
Eruption d'humeur, s. m. Déibouor. 
Escalier, s. m. Eschavié, estsaviê. 
Espace de temps, circonstance, s. m. Sachi. 
Espèce, race, s. f. Mena 
Espion, s. m Vesou. 
Espionne, s. f. Vcsoùna. 
Esprit follet, s. m., lutin. Lalii. 
Es(|uille, s. f. Chat il /a, tsaUa. 
E.ssaim d'abeilles, s. m. Bru. 



- i:',:; - 



ES 



Essieu s. ra. .1/, ai. 

Essuyer, v, a. Issudsa. 

Essuyer quelque malpropreté, v, a. Pana. 

Etain, s. m. Eston. 

Eté, s. m. Est'iou. 

Eté t saison d'). f. Estivâda. 

Eteindre, v. a. Amourta. 

Etoile, s. f. EstiCiva, 

Eteule, paille restée après la moisson, s. f. Restoûi. 

Etrangler, v. a. Estrimgouva. 

Etre, V. subst. Esse. 

Etre en repos, v. n. Esta. Laisse-moi imiquille. 

laissa ru esta. 
Etre imaginaire dont on fait peur aux enfants, s. m. Ba- 

bâou. 
Etoufler, mourir en parlant des animaux, v. n. Es- 

toufa. 
Etroit, adj. m. Est ri, estsas. 
Evôclié. s, m. Avesca. 
Eveillé, gai. entrain, adj. m. IviUa, iv'ia. 
Eveillée, gaie, entrain, adj. f. Ivillada. iviâda. 
Evêque. s. m. Avésque. 
Examiner, v. a. Murmura. 
Excavations dans les clapiers, s. f Cabouos. 
Excroissance, s. f. Marmofda. 
Expérimenter, connaître, savoir, v. a. Acariti. Il le 

sait, le connaît, l'o-t-avartii. 
Exploit, acte d'huissier, s. m. Espli. 



- 130 -^ 



F 



Face, la face contre terre. D'aboutsou. 

Fagot, s. f. Liâssa, iâssa. 

Fagottier, s. m. Ligné. 

Faible, adj. m. Trasse, peille. 

Faible, adj. f. Trâssa, péilla. 

Faim. s. f. Fon. 

Faire, v. a. Fûire. 

Faner, v. a., aprôter le foin. Fenéira. 

Farinade, s. f., friture de farine. Pachiâda. 

Fatiguer, v. a. Alassa. 

Faucher, v. a., couper l'herbe des prés. Dailla, da'/a. 

Faucille, s. m. Voulon. 

Il faut, V. imp. Clioou, tsôou. 

Faux, instrument pour faucher, s. m. DfiL 

Fée. s. f. Fada. 

Femme, s. f. Feinna. 

Fendre (se), en parlant du bois. v. n. Estela (s'J. 

Fenil, s. f,, lieu où l'on serre le foin. Fenèira. 

Ferme isolée, s. m. Mâs. 

Fermer, v. a. Sa7^a. 

Feu, s. m. Fio. 

Feu de joie, s. m. Fougâou. 

Feuille des plantes potagères, s. f. Rônia. 

Fève, s. f. Fava. 

Fier, adj. m. Farau. 

Fière, adj. f. Faraûda. 

Fièvre, pi. {.Las flûoure. 

Fil. s. m FiâOH. 



— l:{7 — 



FIL 



Fil de fer. s. ni. Fiûou d'aron. 

Fil de l'eau, s. m. Rni. Couler à fil. en parlant d'une 

source, raïa. 
Filer, v. a. Fiava. 
Fille, s. f. Filla, fia. 
Fille dévole, s. f. Roubiûca. 
Fille libre, s. f. Darinèla. 
Filleul, s. ra. Filioou. 
Filleule, s. f. Filiôva. 
Filon de terrain, s. f. Rudèla. 
Fixité, application, s. f. Adhéra^ adèra. 
Fléau pour battre le blé, s. m. Escoiissov. 
Fleur, s. f. Flour. 
Fluet, adj. m. Prit a. 
F luette, adj. t. Pr'irna. 
Foi, s. f., croyance religieuse, sincérité. Fé. Ma foi. 

ma fé. 
Foie, s. m., partie du corps des animaux. Féje, fédse. 
Foin, s. m., berbe séchée. Fé. 
Foin (graines et débris de), s. f. Fenâs.'^a. 
Fois, s. f., marque du temps. Fés. Une fois que. ena 

fés que. 
Fois, s. m., marque d'action. Co. Il l'a fait trois fois. 

ou a fa très co. 
Foire, s. f. Fèira. 
Folle, adj. f. Chirapla. 
Fondation d'un mur, s. f. Apesasou. 
Fonder un mur, v. a. Apesa. 
Fondrière, s. f.. terrain aqueux et mouvant. Moulèira. 

10 



138 - 



FON 

Fontaine, s. f. Fouon. 

Forge, s. f. Fardja, fârcLsa. 

Foi'ger, V. a. Farja^ fardsa. 

Forgeron, s. m. Fâoure. 

Fossé, s. m. Vala. 

Fossé collecteur, s. f. Mâira. 

Fossé couvert, s. m. Arjai, ardsûi. 

Fosse à fumier, s. m. Foumaré. 

Fosse mortuaire, s. m. C?'0.s\ 

Fou, adj. m. Cliimple. 

Fouine, s. f. Faina. 

Fouiller, v. a. Furdsa. 

Fouiller avec un bâton, v. a. Fougourna. 

Fouler, v. a. Chooucha^ tsooutsa. 

Fourche, coudée en forme de pioche pour charger le fu- 
mier, s. m. Piar. 

Fourmi, s. f. Amaséda, berbegi. 

Frais, adj. m., en parlant du temps, Frechurous. 

Fraise, s. f., fruit du fraisier. Madsoûfla. 

Frambroise, s. f. Impoisa. 

Frapper, v. a. Piqua. 

Frêne, s. m. Fuisse. 

Fréquenter, v, a., hanter un lieu. Treva. 

Frère, s, m. Fr^âire. 

Frère, m., d'un côté seulement, s. m. Frâirastre. 

Frères et sœurs, plur. Frirugna, frirma. 

Fres.sure, s. f., le poumon et la rate des animaux. < <,ri- 
rdda. 

Fringaler. v. n. Quilla. (juhi. 



- 139 - 



FRI 



Frire, v. a. GrasUla, grasia. 
Frisson de la fièvre, s. m. Tromble. 
Friture, s. f. Grasillada, grasiâda. 
Froid, s. m. Fri. 
Fromage mou, s. f. Tourna. 
Fruit, s. f. Friita. 
Fumée, s. m. F un. 
Fumier, s. m. Fun. 
Fuseau, s. m. Fus. 



Gage de domestique, s. m. Couvenin. 

Galetas, s. f. Tsabôna. 

Garçon, fort, s. m. Droulas. 

Garçon, jeune, s. m. Drôle. 

Garçon, petit, s. m. Droulé. 

Gaspiller, v. a. Petafîna. 

Gâteau de pâte de pain, s. f. Poûnpa. 

Gâter, v. a. Digaïa. 

Gauche, adj. m. Guerlhe. 

Gauche, adj. f. Guèr^lha. 

Gazonner (se), v. n. S'amoutii. 

Gelée, s. f. et m. Giavada, giaou, dsiavâda, dsiâou. 

Geler, v. n. Giava, dsiava. 

Gencive, s. f. Gingiva. 

Genêt, s. m. Janes, dsanès. 

Genièvre, s. m. Jayiehve, dsanébrc. 



— i'iu — 



GK 



Génisse, s. f. lira va. 

Gens (les), le monde, plur. Lou moiinde. 

Gerbes rangées sur l'aire. Ai'/rûou. 

Gerbes (meltre en). Jarbeira^ dsarbéira. 

Gercer, v. n. Rima. 

Gerçure, s. f. Rima. 

Germer, v. n. Breuilla, breuïa. 

Germination des graines, s. f. Breuilla, brefiia. 

Giboulée, s. f. Imarsintsâda. 

Giron, de la ceinture au genou d'une personne assise, 

s. f. Fâouda. 
Girouette, s. f. Girouveta, dsi?^ouvéfa. 
Gisant (être\, v. n. Jaire, dsâire. 
Gîte du lièvre, s. m. Jas, dsas. 
Goitreux, adj. ra. Gama. 
Goitreuse, adj, f. Gamfida. 
Gond, s. m. G ou fou. 
Gonller, v. a. Co^i/la. 
Gonflé, part. pas. Cofffle. 

Gosier, s. f. et ra. Courniôla, gargamèla, trigidoji . 
Goulïre, eau profonde, s. m. Gour. 
Goupillon, s. m. Esparsou. 
Gousse, s. f., enveloppe des graines de légumineuses. 

Gâta. 
Goûter. V. a. Tasta. 

Goûter, s. m., le repas d'après midi. Gousfa. 
Glaçon, s. m. (Uéua. 
(iland, s. m. Aglon. 
Glaner, v. a. luglena. 



- lu - 



GLA 



Glas fuQèbre, pi. m. Lous cla. 

Glisser, inopinément, v. n. Quilla, enquilla, ras- 

tela. 
Glisser^ volontairement, v. n. Inglina. 
Gloriette, s. f., petit réduit derrière le four. louréta. 
Glousser, v, n., crier comme la poule-mère. Cluchi. 
Glouton, s. m. Goulâire. 
Gloutonnement manger, v. n. Goula. 
Gré, s, m. Gra. 
Grain, s. m. Gro. 
Grand, adj. m. Bé. 
Grande, adj. f. Bêla. 
Grand-père, s. m. Péiré. 
Grand-mére, s. f. Méiréna. 
Grange, s. m., sol de la grange. Soulié. 
Grelot, s. m. Car^cavé. 
Grenouille, s. f. Rôna. 
Griffe, s. m. Arpiou. 
Grimace, s. f. Ingôouniûda. 
Grimper, v. n. Agiava. 
Grogner, v. n. Rena. 
Gué. s. m. Gas. 
Guéer, v. n. Gasa. 
Guères, adv. Gâire. 
Guéret, s. m. Garai. 
Guet, s. f.. surveillance attentive. Escofita. 



- Ii2 - 



H 



Habitation rurale isolée, s. m. Mas. 

Habiter, v. n. Damoura. 

Hache, s. f. Hacha, atsa. 

Hacher, v. a. Chapla, tsapla. 

Hanneton, s. m. Moounèira. 

Hanter, fréquenter, v. a. Treva. 

Hardes, plur. m. Foonre. 

Hasarder, v. a. Asarta. 

Hâte, s. f. Cou'ita. 

Hâter, v. a. et p., se hâter, Acouita, s'acouita. 

Hâtif, adj. m. Abouriou. 

Hâtive, adj. f. Ahoitriva, 

Haut, adj. m. Nâou. 

Haute, adj. f. Xâouta. 

Hauteur, s. f. Auoussûra. 

Hennir, v. n. Ina. 

Herse, s. m. Escassoundire. 

Herminette, s. t. Eisséta. 

Hêtre, s. m. Fâou. 

Heure, s. f Houra. 

Heurter, v. a. Tabusta. 

Hideux, adj. m. Fer. 

Hideuse, adj. f. Fera. 

Hirondelle, s. f. Girounda. 

Hiver, s. m. lûver. 

Hoc<iuet, s. m. Jcxca, dscuca. 

liomine, s. m. Home, orne. 

Hôpital, s. ui. Hapitaoïi. 



143 



HOR 

Horloge, s. m. Relouôdse. 

Hospitalité, s. f., abri pendant la nuit. Retinida. 

Houx, s. m. Grifou. 

Huile, s. f. Ollii. 

Huissier, s. m. Charvein. 

Huit, adj. num. lèi. 

Hypocrite, adj. m. Flougnar. 

Hypocrite, adj. f. Flougnar da. 



Ici. adv. Ichi, issCii, isso. Qu'y a-t-il, rpj'ea isso. 

Ici-bas, adv. Issava. 

Ici (d'\ adv. D'issâi. 

Ici haut, adv. Issamoun. 

Illégitime, adj. m. Basta7\ 

Illégitime, adj. f. Bastârsa. 

Imbécile, adj. m. Foutrâou. 

Imbécile, adj. f. Foutrâouda. 

Impôt, s. f. Tailla, tâia. 

Icendie dans toute sa force, s. m. Fio abranda. 

Indiscret, adj. m. Vesou. 

Indi>crèle, adj. f. Vesoûna. 

Innocent, adj. m. Aniucin. 

Innocente, adj. f. Aniucinta. 

Instruments de travail, outils de l'ouvrier, pi. m. Espli. 

Insulter, v. a, Issoidinta. 

Inventaire, s. m. Ivintciri. 



- lii - 



U\ 



Irriguer les prés, v. a. As(tu(ja, 
Ivre, adj. m. Fioale. 
Ivre, adj. f. Fioiila. 



Jachère, s. m. et f. Garai, cstivcda. 

Jalousie, s. f. Javougio, dsavougio. 

IdUi-àh. -àûw Jamai, dsamâi. 

Jambe, s. f. CJi07nba, tsômba. 

Jardin, s. m. Hor. 

Jarretière, s f. Chambailla^ tsatnbûia. 

Jeté, part. pas. m. Tra. 

Jetée, part. pas. f. Traita. 

Jeter, v. a. Ëschampa, estsarnpa, traire. 

Jeu, s. m. Jouo, dsouo. 

Jeudi, s. m. DU jouo, dii dsdou., Ion dsooii. 

Jeune, adj. m. Jouéino, dsouèine. 

Jeune, adj. f. Joueina., dsouèina. 

Joie, s. f. Dsdou. 

Joindre, v. a. Dsougne. 

Joli, adj. m. Jontie, dsohtie. 

Jolie, adj. f. Jinta, dsihta. 

Joue, s. f. Jaouta, dsâouta. 

Jouer, V. n. Joua, dsoua. 

Joueur, s. m. Jouaire, dtiouairc. 

Jour, s. m. Jour, dsour. 

Jucher, v. n. Juca, dsuca. 



— l'tb 



JU 



Juchoir. s. m. Jucadou, dsucadou. 

Jumeau, s. m. Bessou. 

Jumelle, s. f. Bessoûna. 

Jument, s. f. Egua, èga. 

Jument poulinière, s. f. Cavala. 

Jusque, prép. Intro, Jusqu'à la lia, intro la /?. 



I^ 



La, art. sing., s. f. La 
Là, adv. Atii. 
De là, adv. D'atii. 
Là-bas, ad. Alaiin^ alâi. 
Là-bas (en), au-delà, adv. In-ilai. 
Là-haut. Amounddou. 
Labourer, v. a. Lavonra. 
Laid, adj. m. Viûou. 
Laide, adj. f. Viûousa. 
Laine, s. f. Lôna. 
Lait, s. m. Lâi. 

Lame de rocher volcanique-trachytique servant à cou- 
vrir les habitations, s. f. Lfiousa. 
Lampe, s. m. Lun, tsavé. 
Le, art. sing. m. Lou. 
Lécher, v. a. Lepa. 
Léger, adj. m. Loudsié. 
Légère, adj. f. Loudsiév'a 
Lessive, s. f. Budsûda. 



liB - 



LE 



Levier en fer, s. m. Pciou fer 

Levreau, s. m. Lebrâou. 

Lézard gris, s. f. Vabréna. 

Lézard vert, s. m. Ve?\ 

Licou, s. iTi. Chabestj^e, tsabestre. 

Liée, temps pendant lequel les bœufs et vaches restent 

sous le joug, s. f. Liada, iada. 
Liée (première), du malin à raidi, la matinée, s. t. 

Proumcira iada. 
Liée (dernière), de raidi au soir, la soirée, s. f. Darèira 

iâda. 
Lien entourant l'enfant au maillot, s. m. Liindra. 
Lieu, s. m. Lio, io. Je ne l'ai trouvé nulle part, en 

aucun lieu. L'èi pa. trouba ein io. 
Lieu (au), prép. Or, au lieu de dormir, va travailler. 

Or de diurmî, vâi trabaïa. 
Lieu bas, s. f. Baissa. 
Lieue, s f. Lèga. 
Lièvre, s. f. Lèbra. 
Lirailer, v. n., confiner à. liofiva. 
Linge, s. ra. Liinge, iindse. 
Linteau, dessus de porte ou décroisée, s. ra. Lioundar, 

ioundar. 
Lire, v. a. Legi, ledsi. 
Liseron, s. f. Courictssa. 
Lit, .s. m. Lèî. 
Litanies, f. pi. Littogiie. 
Liteau, s. m. Liste. 
Litière, s. m. ./««. dsas. 



U7 - 



LI 



Livre, s. m. Liibre, libre. 

Livre, pcids, s. f. Lieoura., ièoura. 

Local grand et délabré, s. m. Basacle. 

Lcge à porcs, s. ra. Assou. 

Loquet, s. m., ciiané. Tsané. 

Loire (la), fleuve, s. m. Lège, lèdse. 

Loisir, s. m. Lèse. 

Louche, adj. m. Guèrlhe. 

Louche, adj. f. Guèrlha 

Louer, v. a. Liuga, iûdsa. 

Lumière, s. m. Lun. 

Lune. s. f. Liuna, ifma. 

Lune clair de, s. m. Liuneira, iunèira. 

Lundi, 5. m. DU liu, l'on liu, lou iu. 

Lutin, esprit follet, s. m. Latii. 



Ma, ad. pos. f. Ma. 
Mâche, s. f. Pon frownin. 
Mâcher, v. a. Mastia. 
Mâchoire, s. f. Gara. 
Maçonnerie forte, s. m. Bari. 
Mai, mois de, s. m. Mai. 
Main, s. f. Mo. 

Maintenant, adv. Aiâra, avoûra. 
Maintenir, v. a. Mantène. 
Maison, s. m. Houstâou. 



IW 



MAI 



Maisonnelte. s. m. Houstavou. 

Maison isolée, s. m. Mas. 

Mal, s. m. Mâou. 

Malade, adj. m. Mavâoute. 

Malade, adj. f. Mai'fioiita. 

Maladie, s. f. Mo uvadio . 

Maladie contagieuse, s. m. Mcrc. 

Maladif, souffreteux, adj. m. Peillc. 

Maladive, souffreteuse, adj. f. PeU/a. 

Malheureux, terme de compa.ssion, adj. des i g. Perinrc. 

Malheureux, infortuné, adj. m. Des four tiuna. 

Malheureuse, infortunée, adj. f. Desfourtiunâda. 

Maman, s. f. Mûina. 

Manger sans appétit, en parlant des bestiaux, v. a. 

Chougna, tsounia. 
Manœuvre, s. f. Manôbra. 
Manque, s. (. Fâouta. Il me manque beaucoup, me 

fdi fâouta béico. 
Manteau, s. m. Mante. 
Marc de fruit pressuré, s. f. rh'nrh,i, .// ///v//. 
Marché, s. f. Pacha, pûtsa . 
Mardi, s. m. DU mar. Ion niar. 
Marier, v. a. Mai^ida. 
.Marmite, s. f. Oûim. 
Marraine, s. f. Méïréna. 
Marron, s. f., fruit du chàtaigner. Sardoùua, 
Marteau, s. m. Marte. 
Marteau des carriers, s. f. Boum. 
Mars, mois de, s. m. Mar. 



- m 



MA 



Masure, s. m. Chasou, tsasâou. 

Malin, s. m. Matii. 

Mâtin, gros cliien, s. ra. Mastii. 

Matinée, s. f. Prounièira iada. 

Matrice, s. f. Mâira. 

Mauvais, adj. m. Peu. 

Mauvaise, adj. f. Peûta. Faire mauvaise lin. fa'//^ 

peuta fi. 
Mélange de grains, s. f. mesclada. 
Mêler, v. a. Mescla. 
Mensonge, s. m. Messoûndsa. 
.Mentir, v. n. Bailla na mcssormdsa. 
Mère, s. f. Mettra. 
Merci, s. m. Gramaci. 
Mercredi, s. m. DU mècre, lou mècre. 
Méridienne, repos de raidi, s. f. Mrdia . 
Méteil, s. f. Froui/untûda. 
Mettre, v. a. Bouta. 

Mettre en sûreté, v. a. Rostréfjna, estrema. 
Meule, s. f. Môca. 
Meule de blé allongée, s. m. Abfiou . 
Meunier, s. m. Mooimié. 
Meunière, ^. f. Môounèira. 
.Midi. s. m. Mèidsour. 
Miel, s ra, Miâou. 
Miette, s. f. Brisa. 

•Milan, s. ra., oiseau de proie. }f''îro'/. 
Milieu, s. m. Afèi. 
Milieu le. s. m. Lou méitan. 



- 150 



MIN 



Mince, adj. m. Priin. 

Mince, acij. f. Prima. 

Miope, adj. des 2 genre*. Chupe. 

Miroir, s. m. Mirai. 

Mite, s. f., insecte. Dârna. 

Moi, pron. pers. léou. 

Moine, s. m. Mouine. 

Moineau, s. m. Patsar. 

Moins, adv. Miin. 

Mois, s. m. Mi. 

Mois, durée d'un, s. f. Mesâda. 

Moisi, adj. m. Chaoumegi, tsâoumegi. 

Moisie, adj. f. Chaoïimegida, tsâoumegida. 

Moisson, s. !'. Méissou. 

Moissonner, v a. Méissouna. 

Moissonneur, s. m. Méissounié. 

Moitié, s. f. Méita. 

Mon, pron. pos. ra. Moun. 

Monnaie, s. f. Mounéda. 

Monsieur, s. m. Mouchu. 

Montoir de grange, s. m. Montadou. 

Monstre, s. m. Mdstre. 

Montre, s. f. Mostra. 

Montrer, v. a. Moustra. 

Moquerie, s. f. Mouquario. 

Morceau d'étolîe, s. m. Petas. 

Morsure, s. f. Mourdiùda. 

Mouchoir, s. m. Mouchadou, moutsadou. 

Mou de veau, s. m. Astô. 



^ loi - 



MOU 



Moudre, v. a. Môoure. 

Moulin, s. m. Mouvi. 

Mouiller, v. a. Bagyia. 

Mouillure, s. f. Bagnadiûra. 

Mourir, v. n. Mouri. 

Mourir, en parlant des animaux, v. n. Estoufa. 

Muet, adj. m. Mu. 

Muette, adj. f. Mûda. 

Mule, s. f. Miôla. 

Mulet, s. m. Mioou. 

Mur, s. m. Pain. 

Mur, adj. m. Madiur. 

Mure, adj. f. Madiùra. 

Mure, s. f. A?noû?^a. 

Mûrier, s. m. Amourié. 

Mûrir, v. a. Araadiura. 

Murmurer, v. n. Rena. 

Museler, v. a. Mourailla, mouraïa. 

Muselière des bœufs, etc., s. f. Mourai. niourâou. 



IV 



Nager, v. n. Nada. 

Naître, v. n. Naisse. 

Navette de la corde d'un char à vaches, s. I. Couroûn 

gla. 
Né, adj. m. Néichu. 
Née, adj. f. Néichûda. 



~ loi — 



NKl 



Neige, s. f. Cliira. 

Neiger, v. n. Ckira. 

Nettoyer, v. a. Netedsa. 

Neuf, adj. num. Nôou. 

Neuf, nouveau, adj. ni. Xnoii. 

Neuve, adj. f. Nova. 

Neveu, s. m. Nebou. 

Nez, s. m. Nas. 

Niais, adj. m. Nèche, foutrâoii. 

Niaise, adj. f. Nècha^ foutrtiouda. 

Niaiserie, s. f. Foutâisa. 

Nichée, s. f. Niisâda. 

Nicher, v, n. Niisa. 

Nid, s. m. Nii. 

Nièce, s. f. Nèssa. 

Nier, v. a. Nega. 

Nigaud, adj. m. Nèche, catari. 

Nigaude, adj. f. Nècha, catanna. 

Noël, s. m. Chavinda, tsarinda. 

Nœud, s. m. Nous. 

Noir, adj. m. AHèr. 

Noire, adj. f. Nèira. 

Noisetier, s. f. Avâissa. 

Noix, s. f. Nou. 

Nombril, m. Inbougni. 

Nouer, v. a. Nousa. 

Nouveau, adj. m. Noyvé. De nouveau, encore une io\>., 

tourna. 
Nouvelle, adj. f. Noiwrla. 



— lo3 — 



m 



Noyau, s. ni. Xoujai, noudsâi. 
Noyer, s. m. Xougié, noudsié. 
Noyer (se), v. n. S'innedsa. 
Nu, adj. ra. Diniu. 
Nue, adj. f. Diniûda. 
Nuit. s. f. Neûi. 
Nuque, s. m. Coupé. 



O 



Obscur, adj. m. Esquiur. 

Obscure, adj. f. Esquiûra. 

(Eil, s. m. Èi. 

Œuf, s. m. lôou. 

Œuf laissé dans le nid pour engager les poules à pon- 
dre. Niisûou. 

Œuvre, s. f. Obra. 

Ognon, s. f. Séba. 

Oie, s. f. Aoutsa, âoutsa. 

Oindre, v. a. Ougne. 

Oiseau, s. m. Ooussé, ooa.stié. 

Ombragé, adj. m. Oumbrin. 

Ongle, s. m. Onglie. ohliie. (Se prononce comme le 
^h' en italien.) 

Onglée, froid au doigt. Esse gobi. 

Onze, adj. num. Vonse. 

Orge, s. m. Erdse. 

Orgueil, s. ra. et f. Arguèi, cresznssa. 

it 



- loi 



Ormeau, s. m. Ooume, ooume. 
Ornière profonde, s. f. Batsâssa. 
Orteil, s. m. Artèi. 
Osier, s. m. Vedii. 
Oter, V. a. Gara. 
Où, d'où, adv. Oun., d'oun. 
Oublier, v. a. Ichubla. 
Oui, part. aff. OL diavo. 
Oui-da, part. alBr. Obé. 
Ouïr, V. a. Oougi^ oougi. 
Outils d'ouvrier, pi. m. Espli. 
Outre, s. f.. à porter du vin. Bouta. 
Ouvrir, v. a. Bada. 



Pacage, s. m. Pastié. 

Paillasse, s. f. Coussèira. 

Pain, s. m. Po. 

Paire, couple, s. m. PaiH. 

Paître, mener paître le bétail, v. a. Jita, dsita. 

Papillon, s. m. Pcirpaïou. 

Pâques, s. f. Paclie. 

Par, au travers, prép. Pe?\ A travers les prés, pèspraa, 

pour : per lotis pras. 
Paràtre, s. m. Pèirastrc. 
Parrain, s. m. Pèiré. 
Paraître, v. n. Parisse. 



— lao — 



PA 



Parc à moutons, s. m. Par. 

Pareil, semblable, adj. m. Parié. 

Pareille, semblable, adj. f. Parèîra. 

Paroisse, s f. Parotsa. 

Part (quelque), adv. Indiicon. 

Partager, v. a. Partii. 

Partie séparée, s. f., quartier, filon. Rudèla. 

Pas, point, plus, part. nég. Dsi,piu. 

Passage solitaire, dangereux, adj. m. Souvastrous. 

Passe-partout (scie), s. I. Loûba. 

Passer fréquemment, v. n. Passedsa. 

Pâte, s. f., de farine. Pûsta. 

Patience, s. f. Adhéra. 

Patte, s. f., d'animal. Pâouta. A quatre pâtes, a grata 
p Sont a. 

Pauvre, adj. m. Pâoure. 

Pauvre, adj. f. Paoura. 

Pavé, s. f. Calâda. 

Paver, v. a. Calada. 

Peau, s. f. Pè. 

Pêche, s. f. fruit. Parsidsa. 

Pêcher, s. m., arbre. Parsidsié. 

Pêcheur de poisson, s. m. Pechûire. 

Peigne, s. m. Pintsa. 

Peigner, v. a. Pintsina. 

Peine, s. f. Eimai, éirnâi. 

Pelé, adj. m. Piava. 

Pelée, adj. f. Piavâda. 

Pelle, s. f. Pâi-a. 



I;)(î 



PEL 



Peller, se servir de sa pelle, v. a. Pavcdsa. 

Peloton, s. m. Stahoutou. 

Pelure, s. f. Piavaia. 

Percepteur, s. m. Taillaù^e, taïâire. 

Percer, v. a. Trôoucha, trooutsa. 

Percerelte, s. m. Birou. 

Perdre la tête, v. n. Vù^a la coucourèla. 

Perdrix, s. f. Padri. 

Père, s. m., celui qui a engendré. Paire. 

Père (grand), s. m. Péiré. 

Période, saison, s. f. Intravâda. 

Personne, s. f. Dindiu. 

Personne stupide, s. f. Bestiâssa. 

Pétrin, s. m. Mai. 

Pétrin, s. m. (pioche large pour pétrir la chaux). 

Pas ton. 
Pétrir, v. a. Pas ta. 

Peu, s. m. Pâou, gâire. A peu près, gâire bé. 
Peuplier d'Italie, s. m. Fiavaré. 
Peuplier commun, s. m. Pibou. 
Peuplier noir, s. m. Persenâi. 
Peur, s. I. Pavour. 

Peur (avoir peur, céder, fuir), v. n. Capouna, 
Peut-être, adv. Belùou. 
Phalange des doigts, s. f. Once. 
Pic-vert, s. m. Picatas. 
Pie, s. f. Pûga. 
Pièce, s. f. Pèssa. 
Pied (partie du corps), s. m. Pé. 



— 137 — 



PIE 



Pied (mesure de longueur), s. m. Pé. 

Piège pour les grives (une pierre en équilibre sur un 
quatre de chiffres). Trioùva. 

Pie-grièche, s. f. Piiidar. 

Pierre, s. f. Pèira. 

Pierre (un morceau plus dur, d'un aspect différent et 
enchâssé dans l'intérieur de la pierre), s. m. Tsi. 

Pierres (amas de\ s. m. Chièr. 

Pierres (grand tas de), s. m. Clapas. 

Pierre ponce, s. m. Tri fou. 

Pierre plate et épaisse sur laquelle les femmes savon- 
nent le linge, s. f. Trioùva. 

Piètre, faible, adj. des 2 genres. Tmssp. 

Pieu, s. m. Pâou, péicé. 

Pignon, s. m. 'meule de blé circulaire». Plandsou. 

Pignon d un bâtiment, s. f. Aguilla, agùia. 

Pioche forte pour ouvrir la terre, s. f. Pioûtsa. 

Pioche pour biner, s. m. Fessou. 

Pioche pour faire les rigoles des prés, s. f. Dsâia. 

Piocher, biner, v. a. Pioutsa, foutre. 

Piquer, v. a. Pougne. 

Piqué des mites, adj. m. Dama. 

Piquée des mites, adj. f. Darnâda. 

Pin, s. m., arbre. Pi. 

Pin, s. m., jeune. Pinatéi. 

Pin, s. f. (jeune bois de pin). Pinatèla. 

Pincer, v. a. Pimpigna. 

Pincée, s. f. Pinpignâda. 

Pinson, s. m., oiseau. Fridouvé. 



- io8 - 



PIS 



Pis de Tache, s. m. Pèi. 

Pitance, s. f. Conpanâdse. 

Pitié, s. f. Piata. 

Plaider, v. n. Plededsa. 

Plaideur, s. m. Plededsâire. 

Plaindre, v. a. Plog?ie. 

Plaindre (se), v. p. Seplogne, ne rancura. 

Plainte, s. f. Ploita. 

Plaise à Dieu, interj. Bâsta. Plaise à Dieu que ce soit. 

bas ta lou co. 
Plaisir, s. m. Plasé. 
Plaisir (chère-lie), Tsièra. Bêcher, faucher, voilà mon 

plaisir (c'est-à-dire, voilà le travail que j'aime). 

Bèissa, sedsa, atîi ma tsièra. 
Planche courte, s. m. Courtsun. 
Planche de champ, labourée à part, s. f. Fdissa. 
Planche mince, s. m. Parun. 
Plein, rempli, adj. m. Ph'-. 
Pleine, adj. f. Pléna. 
Pleine (en parlant des femelles (\(i> animaux». f.MiK'llc 

portière, adj. f. Priin. 
Pleurer, v. n. Piura. 
Pleuvoir, v. n. Ploourc. 
Plier, V. a. Pleja, pledsa. 
Pluie, s. f. Pleùia. 
Pluie à verse, s. f. Plniâssa. 
Pluie (ondée de), s. f. Ramada. 
Plus, de plus, davantage, prép. Mai, detnâi. 
Plus, point, part. nég. Pitc, d-si. 



- lo9 



PLU 



Plus lot (avant), adv. Pu léou. 

Plutôt, de préférence, adv. De davos. 

Poële à frire, s. f. Padèla. 

Poire, s. f. Fera. 

Poids (à peser), s. m. Pês. 

Poireau, s. f. Pourâdo,. 

Pois, s. m., légume. Pèse. 

Poison, s. m. Pouisou. 

Poisson, s. m. Péissou. 

Poitrail, s. m. Pitre. 

Poivre, s. m. Pébre. 

Poix, matière résineuse. Pédsa. 

Poltron, adj. m. Capou. 

Poltron, adj. f. Capoùna. 

Pommes et poires cuites au four avec de la farine. 

Farchun. 
Pomme, s. m. Poun. 
Pomme de terre, s. f. Trifôla. 
Porc, s. m. Pouôr. 
Portail, s. m. Pourtâoii. 
Porte ou croisée de derrièrG d'une grange, s. f. Pous- 

tefna. 
Pot (grand), s. m. BUsa. 
Pot (moyen), s. m. Bit son. 
Pou, s. m., insecte. Pesoui. 
Poulet, s. m. Gourou. 
Poulette, s. f. Gouroûna. 
Poulie, s. f. Pouvêia. 
Pourquoi, conj. Perqué. 



160 - 



POU 



Pourri d'humidité en parlant du bois, adj. m. Abasa- 

gni. 
Poursuivre à la course, v. a. Acowsa. 
Pourvu que, conj. Mes que. 
Pousser des rejetons, v. n. Ranfeilla^ ranfeïa. 
Poussin, s. m., petit de la poule. Pougi. 
Pouvoir, V. a. Poudre. 
Pu, part. pas. Poudiu. 
Pouzzolane, s. ra. Gorgue. 
Carrière de pouzzolane, s. f. Gourguéira. 
Prairie humide, s. f. Sâgnj. 
Pré, s. ra. Pra. 
Précoce, adj. ra. Abourîou. 
Précoce, adj. f. Abouriva. 
Prendre, v. a. Préne. 
Prendre .'i gages, v. a. Loudsa. 
Presser fortement, écraser, v. a. Cacha, catsa. 
Presser, v. a. Choôucha., tsôoutsa. 
Presser la vendange, v. a. Tî'oià'a. 
Pressoir, s. m. Trèi. 
Prier, v. a. Preja.^ predsa. 
Printemps, s. f. Prima. 
Prix, s. m. Près. 
Profit, s. m. Proufei. 
Propos, discours, s. m. Prepdou. 
Propriété (bien fonds), s. m. Bê. 
Prolestant, s. m. Igandou. 
Protestante, s. f. IgayiQonda. 
Prunelle de l'œil, s. m. Vistou. 



161 — 



PU 



Public (le), s. ra.. les gens, le monde. Mounde. 

Puce, s. f. Nèira. 

Pudeur, s. f. Vergôugna. 

Pudique, adj. m. VergougnoiLS. 

Pudique, adj. f. Vergotignoûsa. 

Puiser, v. a. Pousa. 

Puits, s. ra. Pou, 



Quand, adv. Qu'oûra. 

Quartier, s. f. Rudèla. 

Quatorze, adj. num. Quatouôrdse. 

Quatre, adj. nura. Quatre. 

Quatre-vingt, adj. nura. Quatre viin. 

Quelque, zû\. xa. Qudouque. Quelque homme que ce 

soit, quaouqu' homme q'aco cliatse. 
Quelque, adj. f. Quâouqua. Quelque femme que ce 

soit, quâouqua fenna q'aco chatse. 
Quelque chose, adj. Quicon. 
Quelque part, adv. Indiicon. 
Quelqu'un, s. m. Quôoucu. 
Quenouille, s. f. Fiavoûsa. 
Querelle, s. f. Garédsa. 
Quereller, v. a. Garedsa. 
Querelleur, s. ra. Bujar, budsar. 
Quérir, v. a. Quère. 
Queue, s. f. Couo, coitèina, couèta. 



- 102 



QUI 



Qui, pron. relat. Quâou. 
Quinze, adj. num. Tti/ue. 
Quoi, que, pron. relat. De que. 



Wt 



Race, s. f., espèce. Mena. 

Racine, s. f. Raja, radsa. 

Raccourcir, v. a. Acourtidsi. 

Raide, adj. m. Reje, teje, rcdse, tédse. 

Raide, adj. f. Reja, teja. rédsa, tédsa. 

Raie, marque de rayure en terre, s. f. Hstarajada. 

Rainette (pomme de), s. f. Granéta. 

Ramasser, v. a. Acampa. 

Rameau, s. m., branche feuillée. Rama. 

Rampe d'accès, s. m. Montadou. 

Rangée, s. f. Tèira. 

Ranger, v. a. Atéii^a. 

Rapiécer, v. a. Pe tassa. 

Rare, adj. des 2 genres. Raie. 

Ras, tout contre, prép. Aras, raji. 

Rasoir, s. m. Rasou. 

Rai, s. m. animal rongeur. Jnri, dsari. 

Rais (engeance des rats), f. Ratiun. 

Raleau, s. m. Rasté. 

Ratisser, v. a. Ras tel a. 

Rave, s. f. Râba. 

Hâve (feuille de la), s. f. Rabissa. 



163 - 



RA 



Ravin, s. m. Rasas. 

Rayer, V. a. E sera fa. 

Rayon d'une zone. s. m. Râi. 

Recevoir, v. a. Ressoupre. 

Reçu, part. pas. m. Ressoupu. 

Reçue, part. pas. f. Ressoupùda. 

Réfléchir, v. a. Murmura. 

Refroidir, v. a. Esfregi. 

Regain, s. m. seconde herbe des près. Rcvioure. 

Regarder, v. a. Aséinia. 

Règle, pour raser la mesure des grains, s. f. Gadouira. 

Reine, s. f., l'épouse du roi. Réina. 

Rejeton, s. m. Ranféi. 

Réjouissance des ouvriers à la fin de l'œuvre, s. f. Re- 

bofila. 
Rempart, s. m. Bâri. 
Renard, s, m. Rinar. 
Résine, s. f., sève des conifères. Tésa. 
Respirer, v. n. Tira sa réna. 
Resserrer dans l'eau un tonneau ou autre vase en bois. 

v. a. Iiidouii. 
Rester, v. n., ne pas quitter un lieu. Cala. 
Rester trantjuille, v. n. Damoura. Reste tranquille. 

daraouôra. 
Retarder, v. a. Indaréira. 
Retour i^de\ de nouveau, adv. Tourna. 
Retourner, v. a. Revira. 
Réveiller, v. a. Ivilla, divilla, ivïa., divta. 
Revenant, s. m., défunt revenant sur terre. Trèva. 



— I6i - 



RE 



Revenir à la maison, v. n. S'a7nassa, s'acampa. 

Ride, s. f., pli de la peau du visage. Rima. 

Rideau, s. m. Ridé. 

Rien, s. m. Ré. 

Rigole pour l'irrigalion des prés, s. f. Rnsa. 

Rive, s. f., bord d'un cours d'eau. Riba. 

Rivière, s. f. Ribèira. 

Rixe suivie de coups, s. f. Batosta. 

Robe, s. f. Raouba. 

Rocher, s, m. Ron. 

Rôder autour du môme lieu, v. n. Trcva. 

Rogations (fête des), s.f. Rose. 

Rond, adj. m. Redoun. 

Ronde, adj. f. Redoûnda. 

Roi, s. m. Rei. 

Ronger, v. a. Rouja. roudsa. 

Rosée, s. f. Eigônia, cigonia. 

Rotule, s. m. Roulé. 

Roue, s. f. Roda. 

Rougeur, s. m. Far. 

Rouille, s. m., résidu du Ter rongé par l'oxigène 

RoKfj'te. 
Rouiller, v. a. Rougilla. rougia. 
Rouleau, s. m., bois arrondi en longueur. Rou'/ou. 
Rouler (état d'un corps roulant), ra. Lou roule. 
Rouleur de nuit, s. m. Varâire. 
Ruche, s. f. Chastra, tsiistra. 
Rue, s. f. Chareira, tsaréira. 
Ruelle, s. f. Chantou, tsantou. 



- 16o — 



R131 



Ruiner, v. a., mettre en vmne. Dirouii. 
Ruisseau, s. m. Riou. 



Sa, pron. poss. f. Sa. 

Sable, s. f. Aréna. 

Sabot, s. m., jeu d'enfant (cucullus d'Horace). Bov.rdé. 

Sabot, s. m., chaussure en bois. Esclo. 

Sabotier, s. m. Escloupié. 

Sac. s. m., poche en toile ou en cuir. Sa. 

Sac (grand), s. f. Sacha, sâtsa. 

Saigner, v. a., tirer du sang. Sanna. 

Sain, adj. m. So. 

Saine, adj.f. Sô}ia. 

Saindoux, s. m., graisse de porc. Saï. 

Saint, adj. m. San. 

Sainte, adj. f. Santa. 

Saisir, v a., prendre vivement. Arrapa. 

Salade, s. f. Insavâda. 

Sale de la flgure (en parlant d'un enfant), adj. m. 

Gramous. 
Sale de la figure (en parlant d'une enfant), adj. f. Gra- 

inoûsa. 
Saler, v. a., assaisonner de sel. Sava. 
Saligot, s. m., qui se plait aux saletés. Pourtsogna, 
Salubre, adj. m. Sandarous. 
Salubre, adj. f. Sandaroùsa. 



— lfi() — 



SA 



Samedi, s m. Diisate, loasate. 

Sang, s. m. Son. 

Santé, s. f. Sanda. 

Sapin, s. m. Sa. 

Satisfaction, s. f., joie. Jaou, dsâou. 

Saule, s. m,, arbre. Sâouse. 

Sauvage (les animaux), s. f. Sôouvag'ina. 

Scie, s. f. Sèita. 

Scie (grande), s. f. Loùha. 

Scier, v. a. Séita. 

Scieur, s. m. Séitâire. 

Seau en bois pour traire les vaches, s. m. Seilla. 

dsêrla. 
Seau en cuivre à porter sur la tête, s. m. Fara. 
Seau ordinaire, s. m. Dsa?'tou. 
Sec, adj. m. Ichu. 
Sèche, adj. f. Ichûta. 
Sécher^ v. a. Issugna^ issuja, issudsa. 
Secours, s. m. Suppléi. 
Seigle, s. m. Sedsiâou. 
Seize, adj. num. Sédse. 
Sel, s. f. Sâou. 
Semaine, s. f. Semdna. 
Semblable, adj. m. Parié. 
Semblable, adj. f. Partira. 
Semer les céréales, v. a. Tiiubri. 
Semer, v. a. Saniena. 
Semailles, s. f. Tiiubèrta. 
Sens^bon), s. m. Sein. 



- 16: 



SEN 



Sentier, s. m. Vio. 
Sept. adj. num. Se. 
Serpent, s. f. Ser. 
Serpette forte, s. f. Goûia. 
Serpolet, s. f. Pehrâda. 

Serrer, mettre en sûreté, v. a. Restreigne, estrema. 
Serrer fortement une corde, v. a. Billa, bia. 
Serrure, s. f. Sarâia. 
Serrurier, s. m. Saraïé. 
Setier, s. m. Sestié. 
Seul, adj. m. Soiivé. 
Seule, adj. f. Souvêta. 
Seulement, adv. Ma. 
Sève. s. f. Sâba. 

Sevrer, v. a., ôter un enfant de la mamelle. Destria. 
Si, prép. Chi. 
Siège, s. f. Sèla. 
Siffler, V. n. Fioula. 
Sifflet, s. m. Fioulou. 
Siffleur, s. m. Fioulâire. 
Signature, s. m. Cheinne. 
Signer, v. a. Cheimia. 
Sillon dans les champs labourés, s. m. Ario, 
Singe, s. f., animal quadrumane. Mouniina. 
Six, adj. num. Sèi. 
Sobriquet, s. m. Escaïne. 
Soie, s. f. Séda. 

Soie de cochon, sa crinière, dont on fait des brosses, 
s. m. Sedoif. 



— 168 — 



SOI 



Soif, s. t. Se. 

Soir, s, m. Sére. 

Soixante, adj. num. Séissanta. 

Solaire (vent), s. m., vent d'est. Souvédre. 

Sol, s. m., superficie de terrain. Sôou. 

Sol, aire de grange, s. m. Souliè. 

Soldat, s. m. Soudar. 

Sole de champ, bande de terre labourée séparément. 

Versoûna. 
Soleil, s. m. Souvéi. 

Soleil (être exposé au), v. n. Souvilla, souvia. 
Solitaire (lieu), s. m. Souvastrous. 
Sommeil, s. m. Souan. 
Son de farine, s. m. Brin. 
Sonnette, s. f. Ichinla. 
Sornette, s. f. Foutâisa. 
Sot, adj. m. Nech. 
Sotte, adj. f. Nècha. 
Souci, s, m. Èiniaï. 
Soufre, s. m. Chioupre. 
Souffle léger, précurseur du vent du midi. s. f. Ri- 

mour. 
Souffler, v. a. Boufa. 
Soufflet, s. m. Boiifadou. 
Soufflet bien appliqué, s. f, Inpliistra, gifla. 
Souffrir, v. a. Patii. 
Soulier usé, s. m. Groùla. 
Souris, s. m. Filou. 
Soutenir, v. a. Suata. 



iG9 — 



SOU 

Soutien, s. f. Sustonsa. 

Suer, V. n. S usa. 

Suif, s. m., graisse du bœuf et du mouton. Ch'iou. 

Suivre, v. a. Sègre. 

Suivre pas à pas, v. a. Champéira, tsampéira. 

Suivi, part, passé m. Sediu. 

Suivie, pari, passé f. Sediûda. 

Sûr, certain, assuré, adj. m. Sednu\ 

Sur, dessus, prép. Soubre. 

Sûre, certaine, assurée, adj. f. Sediûra. 

Sureau, s. m. Saïu. 

Suspendre, v. a. Pindouva, pindsa. 



X 



Table, s, f. Tâouva, tàoula. 

Tablier, s. m. Foudiaôu, davanté. 

Tacheté, adj. m. C/iaï, tsaî. 

Tachetée, adj. f. Châia., tsâia. 

Tailler du boisa la hache, v. a. Tsapusa. 

Talon, s. m. Tavou. 

Tamponner, v. a. Tapouna. 

Tant, adv. Ton. 

Taon, grosse mouche qui pique le bétail. Talabar. 

Tapage, s. m. Vai^âi. 

Tardif, adj. m. Tardîoit. 

Tardive, adj. f. Tardiva. 

Tare, s. f.. défaut. Détsa. 



170 - 



TAR 



Tarrière, s. m. Tarâire. 

Tas, s. m., amoncellement. Pouioou. 

Taupe, s. m. Darbou. 

Taupinière, s. f. Darbouyièii^a. 

Taureau, s. m. (jeune). Bouré. 

Teigne, s. f., insecte. Dama. 

Tel, adj. m., un tel. Tâou., ein tâou. 

Telle, adj.f. Tèla. 

Tempe, s. m. Abatin. 

Tenailles, s. f. Estenailla, estenâia. 

Tenir, v. a. Téne. 

Tenu, part. pas. m. Tindiu. 

Tenue, part. pas. f. Tindiûda. 

Terrain inculte, commun dans un village, s. m. Cou- 
der. 

Terrain creux, ondulé, s. f. Coûmba. 

Terre inculte, s. m. Eiinetas. 

Terre inculte, nouvellement défrichée, s. m. Issar. 

Tète, s. f. Testa. 

Tesson, s. m. Tèa. 

Têtard, s. m. Ase boubou. 

Tinter, v. n. Tiinda. 

Tison, s. m. Mouchou, moutaou. 

Tisserand, s. m. TéichUt. 

Toile, s. f. Tiala. 

Toise, s. f., usité à Saugues et dans tout le midi jusqu'à 
Fréjus. Cerna. 

Toit, s. m. Tiuber. 

Tombe, s. f. Faita. 



- i7i ^ 



TOM 

Tomber de haut, v. n. Se diroucha, se diroutsa. 

Tonnerre, s. m. Trounédse. 

Torche, s. f. Farâssa. 

Tordre, v. a. Torse. 

Tordu, pari. pas. m. Tour chu. 

Tordue, part. pas. f. Tourchûda. 

Tôt, adv. Léon, iâou., si tôt, ta léou. 

Tourbillon de vent, s. m. Ton foule. 

Touchant, adv. Aras. 

Tourmente de neige, s f. Bûrla. 

Tourner, v. a. Vira. 

Tourner, façonner au tour, v. a. Tour ne j a., tour- 

nedsa . 
Tousser, v. n. Tuchi. 
Tout à l'heure, adv. Toutâra. 
Tourte, s. m., pain de ménage. Po de toùrta. 
Tourte de pain entamée, s. m. Chanté., tsanté. 
Tracasser, v. a. Gigoussa. 
Tracasserie, s. m. Rambai. 
Trace, s. f., passage, voie ouverte sur un terrain. 

Drâia. 
Tracer, v. a., ouvrir un passage, une voie. Adraïa. 
Traîneau, s. m. Traîné. 
Traire, v. a. Mouse. 

Tranchée dans le terrain en bêchant, s. m. Esqûièi. 
Tranquillité, s. f., repos. Adhéra, adèra. 
Traverser de part en part, v. n. Foura. 
Trèfle, s. m. Trioulé. 
Treize, adj. num. Trédsr. 



- in 



TRK 

Trente, adj. num. Ti-eiuta. 

Trois, adj. num. Très. 

Tromper, v. a. Aflna. 

Trou, s. m. Ti^aou, partiù. 

Trouble, eau trouble, s. f. Aïga voira. 

Troubler, déranger, v. a. Destourba. 

Troupe de bestiaux d'une ferme, s. f. Establâda. 

Troupeau de moutons, s, f. Pardsâda. 

Trousseau d'une mariée, s. m. Estra. 

Trouver, v. a. Trouha. 

Truelle, s. f., oulil du maçon. Tilbla. 

Truie, s. f., femelle du porc. Câia. 

Tuile, s. f., Trioùva. On distingue la tuile qui fait 

clie[ieau, chanaou., tsanâou, et la tuile qui la 

couvre, cubarcella, tiubarcèla. 
Tuteur d'arbres nouvellement plantés, s. m. Péicé. 



U 



Un, adj. num. m. Ei?i, iun. 

Une, adj. num. f. Eina^ iûna. J'en ai trouvé un, 
n'èi trouba iun. Il y avait un cheval, y aïo-t-ein 
tsava. J'en ai trouvé une, n'èi trouba iûna. Il > 
avait une femme, y aio-t-eina ferma. 



IT.i - 



Vache, s. f. Vacha, vâtsa. 

Vague des eaux débordées, s. m. Ronfle. 

Valet chargé de la nourriture des bestiaux, s. m. 

Apastiurâire. 
Valoir (faire), cultiver son bien soi-même. v. a. Faire 

valé. 
Vaniteux, glorieux, adj. m. Poussèire. 
Vaniteuse, glorieuse, adj. f. Poussèira. 
Vanner, v, a. Vinta. 
Vannoir, s, m. Vintadou. 
Vase pour égoutter le lait caillé, s. f. Féissèla. 
Vaurien, s. m. Pindar, galapian. 
Veau, s. m., le petit de la vache. Vedé. 
Velle, s. f., jeune vache. Vedèla. 
Vendange, s. f. Vindénia. 
Vendanger, v. a. Vindénia. 
Vendre trop cher, v. a. Agoura. 
Vendredi, s. m, DU vi?idre, lou vindre. 
Vénéneux, adj. m. Vernous. 
Vénéneuse, adj. f. Veimoûsa. 
Venimeux, adj. m. Vernous. 
Venimeuse, adj. f. Vernoùsa. 
Venin, s. m. Ver. 
Venir, v. n. Venii. 
Vent, s. f. âoura. 
Vent du nord, s. f. Bisa. 
Vent du raidi, s. m. Vein. 
Vent d'est, s. m. Soiivédre. 



174 - 



VE 



Vent d'ouest, s. f. Traversa. 

Vêpres, pi. f. Vèspra. 

Verrat, s. m., porc non châtré. Vère. 

Verre, s. m., verre à vitre, verre à boire. Véire. 

Verrou, s. m. Faroûi. 

Verrue, s. t. Mai^moùla. 

Vessie, s. f. Bouteilla, houtéia, biorija, bio- 

ridsa. 
Vêtir, V. a. Vesti. 
Vie, s. f. Vida. 
Vieux, adj. m. Venu. 
Vieille, adj. f. Veùia. 

Vigoureux, adj. m. Viigourous, vertiurous. 
Vigoureuse, adj. f. Viigouroûsa, vertiurotiaa. 
Vigueur, embonpoint d'une bête à l'engrais, s. m. /!/•• 

guél. 
Vin, s. m. Vi. 
Vingt, adj. num. Viin. 
Vis, s. ra. Avis. 
Visage, s. m. Mour. 
Visser, v. a. Avita. 
Vivement, adv. Vioii. 
Vivre, v. n. Vioûre. 

Voie ancienne (voie romaine), s. f. Estrada. 
Voie (mettre en), v. a. Inria. 
Voilà, excl. Atii. 
Voir, V. a. Vir. 
Voisin, adj. subst. Vegi. 
Voisine, adj. et subsl. Vegina. 



i/o 



VOL 



Voler, V. n., se soutenir et mouvoir en l'air. Vôouva. 

Volée, s. f., compagnie d'oiseaux volants. Vôouvâda. 

Voler, V. a., dérober le bien d'autrui. Roôuba. 

Volée de coups, s. f. Fretâda. 

Vomir, v. a. Bôowni. 

Vouloir, V. a. Voudî^e. 

Vouloir du mal, v. a. Môou voulé. 

Voyage (course pour transport), ce qu'on transporte, 

s. m. Viédse. 
Voyage (action de voyager), s. m. Vouïadse. 
Vu, part. pas. m. Vis, vediu. 
Vue, part. pas. f. Vîsta, vediûda. 
Vue, s. f. V'ista. 
Vue (point de), s. m. Vîsta. A Marseille, le point de 

la route d'Aix d'où Ton découvre la ville, le port 

et la haute mer s'appelle la Vista. 



SUPPLÉMENT AU VOCABULAIRE 



Apounga (s'), v. n., s'enfoncer, pénétrer, en parlant 
d'un outil bien aiguisé. AquèV atsa s'apoimgu' y 
boues, cette hache pénètre bien dans le bois, le 
coupe bien. 

Ava, adv., là-bas, dans la vallée. 

Avisa (s'), s'apercevoir, reconnaître. M'in avisère 
bé, je m'en aperçus bien. 

Chervïnta, s. f., servante, fille ou femme en service, 
domestique. 

Gouôire, v. n., cuire; au figuré, bouillonner; se dit 
du remous des eaux débordées, profondes et rapides. 

Doubla,, s. f., passage étroit, mitoyen, pour l'écoule- 
ment des eaux pluviales entre deux héritages. 

Force, adv., beaucoup, en abondance. N'y o force, 
il y en a beaucoup. 

Majou, s. m., loge pastorale pour le berger ou pour 
un veilleur de nuit dans les vergers, les vignes. 
Niche à chien de garde. 

Jarbeira, dsarbéira, v. a., transporter les gerbes 
du champ à la ferme. 

Pa, part, nég., pas, point. 

Per, prép., pour. 

Piu, pari, nég., plus, X'y o piu, il n y un a plus. 



— 177 — 

Pouos, s. f.. planche. 

Poussa, V. n., couvrir de planches les pièces de char- 
pente d'une toiture, d'un appartement. 
Ramounta, v. a., mot k mot, remonter, au figuré : 

enrichir, donner de l'accroissement, des ressources. 
Sein, prép., sans. Damouôra sein re faire, il reste 

sans rien faire, il est oisif. 
Tein, s. m., temps, période, température. Qiian y o 

de tein, combien y a-t-il de temps. Fâi ein pâoure 

tein, il fait un mauvais temps. 
Tro, exp. fam., petit, chétif, mauvais. Ein tro de 

tsi, un mauvais petit chien. Ein tro d'estâou, 

une pauvre maisonnette. 
Trouissa, v. a., couvrir de tuiles le plancher d'une 

toiture. 
Y, adv. relat. Y, là, dans cet endroit là. Y Vâi, il 

V va. 



POÉSIES PATOISES 



Il a paru convenable de compléter le vocabulaire par 
quelques échantillons de poésie patoise. 

Grâce à l'obligeance de MM. les Desservants des 
paroisses de la circonscription vellavienne, nous avons 
pu nous procurer six chansons populaires dont tout le 
mérite est dans leur simplicité et leur rusticité. 

On nous avait aussi communiqué quelques Noëls, 
mais nous n'avons pas crû devoir les publier après 
ceux de l'abbé Cordât auxquels ils sont tout à fait 
inférieurs. 

La septième pièce est dans le domaine public au 
Puy. depuis les premières années de la révolution 
de 1830. Ce fut une satyre burlesque de la lésinerie 
d'un personnage, alors heureux, trop heureux, peut- 
être, dans le partage des dépouilles du régime déchu. 

On y trouve l'empreinte de l'esprit caustique des 
enfants du Puy d'aatrefois. 



- 180 



LA POULET A INBK LOU PITSOU 



La poulet' inl)é lou pitsoii 
Vouguèron fâir ' eiu mariadsou, 
Quan se vinguèron d'espoiisa 
Ne troubèron ré per mandsa. 
Fanfarinéta, fanfarinoii. 

Lou boulindsié vingué d'ilâi 
Inbé ' na iourét ' a soun bra : 
« per de po n'avein be prou, 
« Ma per de vi que l'arein-nou ? » 
Fanfarinéta, fanfarinou. 

Lou mioulatié vingué d'ilâi 
Inbé ' ein carte dessou soun bra: 
« per de \i n'avein bo prou. 
« Per de viônda (pie fareiu-nou ? » 
Fanlariièéta. fanfai-iuoii. 

Lou boutsié se vingué d'ilâi 
Inbé n'espanlét ' a soun bra : 
« per de viônda n'avein prou, 
« Ma por dansa (pie farein-nou ? » 
Fanfarinéta. fanfarinou. 



^ 181 - 



LA POULETTE ET LE PIGEON 



La poulette et le pigeon 
Voulurent faire un petit mariage. 
Quand ils revinrent de s'épouser 
Ils ne trouvèrent rien pour manger, 
Fanfarinète, fanfarinou. 

Le boulanger vint de là-bas 
Avec une petite livre {de pain) à son bras; 
0. pour du pain nous en avons bien assez. 
« Mais pour du vin que ferons-nous ? 
Fanfarinète, fanfarinou. 

Le muletier vint de là-bas 
Avec un quart (1) dessous le bras; 
f pour du vin nous en avons bien assez, 
« Mais pour de la viande, que ferons-nous ? » 
Fanfarinète. faularinou. 

Le boucher vint de là-bas 

Avec une petite épaule (de mouton) sous le bras; 
« pour de la viande nous en avons assez, 
« Mais pour danser que ferons-nous*? » 
Fanfarinète, fanfarinou. 

(l) Un quart d'émine, environ quatre litre3. 



- 18â - 

La nèira sourie déi linsôou 
Faguel ein sâou éi mèi di sôou, 
Lou pesoui sourté déi pelas 
Pringué la nèira sou lou bra. 
Fanfarinéla, fanfarinou. 

•' Per de dansâire n'avein prou. 
'■ Ma per tsanta que farein-nou ? 
Lou ra sourté dessou la mai 
lûb ' ein petii lambour i couèi. 
Fanfarinéla, fanfarinou. 

« Chi mapares de toun minou. 
« léou n'ein loulsarèi be-n-ein pâou. 
Lou minou souor déi ceindrié 
Grouca lou petii tambournié. 
Fanfarinéla, fanfarinou. 



LA LAVANDEIRA 

Margarila Coulou lavâva sa budsâda. 
(Juan fugué diin lou riou l'âiga l'ol inmenâda 
Vinguèron a passa très cavaïé d'armâda 
Ce diigué lou prouraié : « alii na dsinta dânia. 
Chantez rossi^^nolol. 



- 183 - 

La puce sortit du drap de lit, 

Elle fit un saut au milieu du sol (de V appartement ) i 
Le pou sortit de la guenille, 
Il prit la puce sous son bras. 
Fanfarinète, fanfarinou. 

« Pour des danseurs nous en avons assez, 
« Mais pour chanter que ferons-nous ? » 
Le rat sortit de dessous le pétrin. 
Avec un petit tambour au cou. 
Fanfarinète, fanfarinou. 

« Si tu me défends contre ton chat. 
« J'en battrai bien un peu. » 
Le chat sort du cendrier 
Et croque le petit tambourineur. 
Fanfarinète. fanfarinou. 



II 



LA LAVANDIERE 



Marguerite Cou ton lavait sa lessive, 
Quand elle fut dans le ruisseau l'eau l'a entraînée. 
Il vint à passer trois cavaliers de l'armée. 
Le premier dit : Voilà une jolie dame. 
Chantez ro.ssignolet. 



~~ 184 -- 

Ce diigué lou segoiin : « beléou séi maiidilda. » 
Ce diigué lou darié : « couèi iéou ((ue l'ai liançâda. » 
Sa mâira sèr ' i four, i four que vou ' scoutâva : 
« A Pierre moun ami, parloiin mâou de ta fenna. » 
« Que voulé (jue y fatse, voiiié que iéou la tiuèse'? 
« te la tsôou pa tiua, mè te la tsôou bien batre... » 
Cbantez rossignolet, 

R Mai ton gni nèi foutiu que per la 11 l'èi tiuâda. 
« Margarïta Goutou testamin te tsôou faire. » 
Cbantez rossignolet. 

« Testamin (|ue farèi te ramountaro gâire; 
« Donne moun anè d'or à ma souor la cadèta 
« Et mon tsava grisou à mon frâire Cliimou, 
« Moun coutii de mari très pan de corda fina 
« E cbi n'y pa prou, lou bouor de ma tsamïsa. » 
Cbantez rossignolet. 



m 



LOU PAOURE 



Moun paire inbé ma mâira 
Cou ' èra loui ri d'où gueu, 
Iéou sèi vincHu i mounde 
Per esse ein âoutre gueu. 

Pctii nian(b'in 
Vôou (-oiiniinsa nioiiii Iriii. 



— i8o — 

Le second dit : « Peut-être elle est mariée ? » 
Le troisième dit : « C'est moi qui l'ai fiancée. » 
Sa mère était au four, au four qui écoutait cela. 
« Ah Pierre, mon ami, on parle mal de ta femme. » 
* Quevoulez-vousquej'yfasse,voulez-vousquejelatue! »- 
« Oh il ne faut pas la tuer, mais il te la faut bien battre ! ... » 
Chantez rossignolet. 

« Aussi je lui en ai tant donné qu'à la fin je l'ai tuée. » 
« Marguerite Couton il faut faire testament. » 
Chantez rossignolet. 

Le testament que je ferai ne t'enrichira guère, » 
« Je donne mes anneaux d'or à ma sœur la cadette, » 
« Et mon cheval Grisou à mon frère Simon, » 
« A mon coquin de mari trois brasses de corde fine » 
« Et s'il n'y en a pas assez le bord de ma chemise. » 
Chantez rossignolet. 



III 



LE PAUVRE 



Mon père avec ma mère 
C'étaient les rois des gueux. 
Je suis venu au monde 
Pour être un autre gueux. 

Petit Mandrin, 
Je vais commencer mon train. 



- 186 — 

Nèi pa nii bé, nii v^tsa, 
Nii tèra, ni méisoii, 
Nèi ré que ma biâssa 
E moun tro de bastou. 

Vesé Mandrin 
E soun petii trin. 

Nèi pa dsi de véissèla, 
Nii mai de pelrissoir, 
Nèi ré ma ma gamëla, 
Aco es tou moun avoir. 

Atii Mandrin 
E soun petii trin. 

Lou sa soubre l'espaûla, 

Lou bastou a la mo 

M'ein vôou de pouort ' ein pouôrta 

Per damanda mon po. 

Yesé Mandrin 
E soun petii trin. 

Vesein moun esquipâdse 
E mou babillamin, 
Tou lou tsi dou viilâdse 
Me vènon y davon. 
E ièou Mandrin 
Que lous osc;u-lo Mon. 

In tour de iour matsonâra 
Vouiâdsa moun bastou ; 
Quant êi pri moun auoumouôrna 
Iour vire lou lavou 



- 187 — 

Je n'ai ni bien, ni vache, 
Ni terre, ni maison. 
Je n'ai rien que ma besace 
Et mon mauvais bâton. 
Voyez Mandrin 
El son petit train. 

Je n'ai point de vaisselle. 

Ni non plus de pétrin. 

Je n'ai rien que ma gamelle. 

C'est là tout mon avoir. 
Voyez Mandrin 
Et son petit train. 

Le sac sur l'épaule. 
Le bâton à la main. 
Je vais de porte en porte 
Pour demander mon pain. 
Voyez Mandrin 
Et son petit train. 

Voyant mon équipage 
Et mon habillement, 
Joas les chiens du village 
Me viennent au-devant. 
Et moi Mandrin 
Qui les écarte bien. 

Autour de leurs mâchoires 
Voyage mon bâton. 
Quand j'ai pris mon aumône, 
Je leur tourne le talon. 



A pefii Mandrin 
Hepriu soun trin. 

Lou vein, la néon, la pleûia 
Dsamâi m'aresloun pa, 
In ([iiéi triste vouiâdse 
léon sèi acconstiuraa. 
Malgré ton tein, 
Vôou toudsour moun trin. 

El qnan lou sèr 'arïba, 
Dsus(ju'a Ions ouos bagna, 
I câire de la pouôrta, 
Espèite lou repa. 

Pâoure Mandrin. 
Atii mon triste trin. 

Per lèi, ein pâou de pâia. 
On doun ein [)aou de fé. 
Uuan lou matii aiiba, 
T.sôou tourna reparti! . 
Pâoure Mandrin. 
Vâi toudsour tonn Irin. 

Per darié na murâia, 
léou pâouse moun abi. 
Per desclara la gnèra 
A tou mous énerai. 

Apeili Mandrin. 
Htîprein sonn Irin. 



- 189 - 

Et puis Mandrin 
Reprend son train. 

Le vent, la neige, la pluie 
Ne m'arrêtent jamais. 
A ce triste voyage 
Je suis accoutumé. 

Malgré tout temps 
Je vais toujours mon train. 

Et quand le soir arrive. 
Mouillé jusqu'aux os, 
Au coin de la porte, 
J'attends le repas. 

Pauvre Mandrin, 
Voilà mon triste train. 

Pour lit un peu de paille, 
Ou donc un peu de foin. 
Quand le matin arrive. 
Il faut de nouveau partir. 

Pauvre Mandrin, 
Va toujours ton train. 

Derrière une muraille. 
Je pose mes habits, 
Pour déclarer la guerre 
A tous mes ennemis, (1) 

Et puis Mandrin. 

Reprend son train. 

(t) Les insectes parasites ordinaires du pauvre. 



— 190 — 

Dediin la raaladïa. 
Sein faire testamin. 
Dounarèi méi ganïa 
A mous pâoure parin. 

Pâoiire Mandrin 
Lous enritsirôi bien!... 

Gouidsa dediin na grôndsa. 
Priva de ton secoiir, 
Diéou que n'es pas estrondse 
Vâi termina mon tour. 

Et de Mandrin. 
Ichi (inii lou trin. 



IV 

LA BARDSÈIRA ET LOUS TSASSAIRE 

Se n'èron très tsassâire, 
Tsassâvon diin qu'ein houos, 
Tou lou dsour y tsassèron 
Sein dsamâi ré trouba. (bis.) 

Troubèron na bardsùira, 
Gardava soui moulou. 



- 191 - 

Dans la maladie. 
Sans faire de testament. 
Je donnerai mes guenilles 
A mes pauvres parents. 

Pauvre Mandrin, 
Je les enrichirai bien. 

Couché dans une grange, 
Privé de tout secours, 
Dieu qui n'est pas étranger (1) 
Va tenniner mon cours, 

Et de Mandrin, 

Ici finit le train. 



IV 

LA BERGÈRE ET LES CHASSEURS 

Il y avait trois chasseurs. 
Ils chassaient dans un bois. 
Tout le jour ils y chassèrent 
Sans jamais rien trouver, (bis.) 

Ils trouvèrent une bergère, 
Elle gardait ses moutons. 



(1) Qui me couiiait et qui est connu de moi. 



- 192 - 



LOCS T<ASS\IRK 



« Diisé doun bardsèiroûna. 

« Nou voudria pas loudsa ? » {bis.) 



LA BARDSKIRA 



« noiin mouri dsintiiôme, 
» N'èi ré per vous fa fa. » 



LOUS TSASSAIRE 



« Nous farin la ravira, 

« Toudsour vous fialaré ; » {bis,) 



I.A BARDSEIRA 



« noun moun dsintiiôme, 
« N'èi ré per vous païa; » 



LOCS TSASSAIRE 



« Nous aoutre sein tsassàire, 

« Nous païin de la tsar; » ibis.) 



LA UARDSRIRA 



« Ava lou Ion de l'âiga, 

« Mon paire y o-t ein pra, 

« Que y o-t en ' èga mouôrta, 

< Moussu ' na l'escourdsa. » ( bis.) 

« Quan l'ôouré-t escourdsâda 

« Paia vou de la tsar!... • 



193 — 



LES CH\S3BDRS 



f Dites donc, petite bergère. 

< Voudriez-vous nous louer. » Jjis.) \1) 



LA. BERGERE 



« non mon beau monsieur, 
i Je n'ai rien à vous faire faire. » 



LES CHASSEURS 



< Nous ferons la retourne (2) 
« Et vous tilerez toujours, (bis.) 

LA. BERGÈRE 

« non mon beau monsieur, 
t Je n'ai rien pour vous payer, » 

LES CHASSEURS 

f Nous autres sommes chasseurs. 

« Nous nous payons de la chair. » (bis). 

LA BERGÈRE 

« Là-bas le long de l'eau, 

« Mon père y a un pré, 

« Où il y a un cheval crevé, 

t Monsieur allez l'écorcher. (bis.) 

€ Quand vous l'aurez écorché, 

f Pavez-vous de la chair. » 



(t) Nous prendre à gages pour vous servir. 

(2) Nou3 ferons revenir vos moutons quand ils s'écarteront. 



- 194 



LOUS TSASSAIRB 



« Peliita mouricâouda, 

« Nous ai bé-n-afina. » {bis.) 



LKI MOUNTOGNA 



Viiva lèi mounlogiia 
Yo de bouos efon. 

Pecâïre. 
Anin souviii, diin l'on. 
Diin lèi moimtôgna, 
Per nou y diivartii 
Imbé noustous ami. 

Pèr de charvètéi blontsa 
N'âoutre n'in gastin pa, 

Pecâïre, 
Mandsin so que-s-avin 
Soubre na ploritsa, 
Seta soubre de bon, 
Couma poudin. 



i93 — 



LES CHASSEURS 



f Ah petite brunette, 

t Tu nous a bien attrapés. » (1) 



VIVE fcB& MONTAGNES 



Vive les montagnes, 
Il y a de bons enfants ; 

Pecaïre. {2) 
Nous allons souvent, pendant l'année. 
Dans les montagnes, 
Pour nous y recréer. 
Avec nos amis. 

Pour des serviettes blanches. 
Nous autres n'en usons pas. 

Pecaïre. 
Nous mangeons ce que nous avons. 
Sur une planche. 
Assis sur des bancs 
Gomme nous pouvons. 

{!) Tu as bien su nous répondre. 

(2) Pauvre ami, terme d'intérôt, de sympathie. 



— VM] — 

Nostras foiirtsèta 

Ne soun que noslroui di, 

Pecâïre. 
Virin so que savin 
Diin nostas-chètas, 
E per n'iii mai manclsa 
San nou dsèina. 

Atii sein crôïla, 
Sein {)éna nii traça. 

Pecâïre. 
Biuvin nostra boutéia, 

Touta pléna 
Et passin nostre lin gaïardamin, 

Y lio de véire, 

Nou sarvin de bitsou, 

Per nin mai bioure. 

Pecâïre, 
Aco-s-in gron plasé 
Que de nou véire 
Estantsa nostra se 
A la gargalé. 

La tsar de viiia 
Ne nou fatiiga pa, 

Pecâïre, 
Dsamâi n'avin béila 
Ein clou, nN'spioûna 
D'u(]uela vilianio 
De boutsario. 



Nos fourchettes 

Ne soQt que nos doigts. 

Pecaïre. 
Nous tournons ce que nous avons. 
Dans nos assiettes, 
Et pour en manger davantage 
Sans nous gêner. 

Là. sans crainte. 
Sans peine ni tracas, 

Pecaïre. 
Nous buvons notre bouteille. 

Toute pleine 
Et passons notre temps gaillardement. 

Au lieu de verres. 

Nous nous servons de pots 

Pour en boire davantage. 

Pecaïre. 
Et c'est un grand plaisir 
Que de nous voir 
Etanctier notre soit 
A plein gosier. 

La viande de la ville 
Ne nous fatigue pas. 

Pecaïre, 
Jamais nous n'avons donné 
Un clou, une épingle 
De cette vilenie 
De boucherie. 



— 198 - 

La sauoùvadsina 
Nous fâi nostre régal 

Pecâïre, 
Mandsin de padrigal, 
De becachina 
Et quâouque lebradou 
Comm ' ein caïou. 

Per la merlùssa, 
Nous estringoùva pa. 

Pecâïre, 
Mandsin quâouqua trouitéta 
Amâi grasséta 
El quâouque tacouné, 
Courte, grasse. 

Per las parlïda, 

Niimâi nou manquoun pa. 

Pecâïre, 
lun dsiéta la trefléta, 

La piqueta. 
L'aoutre quer et caro, 
Couma soun bouo. 



— 199 — 

Le gibier 

Nous fait notre régal, 

Pecaïre. 
Nous mangeons des perdrix, 
Des bécassines 
Et quelque levreau, 
Gros comme un petit cochon. 

Pour la merluche. 

Elle ne nous étrangle pas, 

Pecaïre. 
Nous mangeons quelques truites 
Bien grasses 

Et quelques petits tacons 
Courts et gras. 

Pour les parties (de cartes)^ 

Elles ne nous manquent pas, non plus, 

Pecaïre. 
L'un jette le trèfle, 

Le pique. 
L'autre cœur et carreau, 
Gomme ils sont bons. 



^ 200 - 



VI 



L ICHIROOU 



E ièoii pâoure ichirôoii 
Me n'ein vôou couma véou, 
M'en vôou d'ein âbre en l'âoutre, 
N'in lève moun ploumé. 
Amâi tro que le lève. 
N'in mouôstre moun boufé. 



VII 



Air : Que ne suis-je la fougère 1 

A*'* de la Préfétûra, 

Pèr fâir ' ein bouon carnava, 

Fugué tiua soun poiior ein Va : 

Escoiila soun avinliûra 

E véiré coum ' o voudiii 

Espar^na ein petii-t-escu. 



— l>Ui — 



VI 



L ECUREUIL 



Et moi pauvre écureuil. 

Je m'en vais comme je viens. 

Je m'en vais d'un arbre à l'autre 

En levant mon plumet. (1) 

Et trop que je le lève. 

J'en montre mon soufflet. (2) 



VII 

LK COCHON d'à*'*** 

Air : Que ne suis-je la bergère i 

A*** (le la Préfecture, 

Pour faire un bon carnaval. 

Alla tuer son cochon à Vais: 

Ecoutez sort aventure. 

Et vous verrez comment il a voulu 

Epargner un petit écn. 



(1) \a queue de l'écureuil en forme de panache. 

(2) L'orifice par où s'échappent les 



ti 



ftigio l)é sa dariiièla 
Qiiaii boulcgâva lou son 
D'aquèi pâoure pouor d'agloii 
Diin vûna gronda padèla, 
Diigio-t-a soun A*** 
« Démo mandsarin d(; lar. » 

Qiiaii la hëslia fugtiè liiiâda, 
Souii Giistoii levé la couo, 
. Goum ' aco sintio pas bouo, 
Y fagué-t-ein ' ingôouniâda; 
Zéi qu ' èi de l'Académi 
Diigué : « devio tsia d'alii. » 

« Faseiii viiste lèi sôouchissa. 
« Las indoûia, lou sâi, 
« Ma clmrtou que loui vegi 
« Sâtson pa nostra mâiissa, 
.( Pèr pâou que salsein vediu. 
« Noslri boudiin sou l'ouliu. » 

Quan la tsar fugué saifida. 
La chervinla la bouté 
Diin qu'ein foulrâou de bené 
Que tenio ' na cartounâda ; 
Vouiou pas speila la neilu 
Per vou saca diin lou Poûu. 



- 203 - 

Elle riait bien sa chÔre moitié ( 1 ). 

Quand elle remuait le sang 

De ce pauvre cochon de gland, 

Dans une grande poêle. 

Elle disait à son A*'* 

Demain nous mangerons du lard. 

Quand la bète fut tuée, 
Son Auguste leva la queue. 
Comme ça ne sentait pas bon. 
il y fit une grimace, 
Lui qui est de l'Académie (2) 
Dit : « Il devait cli... parla. 

« Faisons vite les saucisses, 

« Les andouilles, les boudins, 

« Mais surtout que les voisins 

« Ne sachent pas notre malice. 

< Pour peu (lue nous soyons vus. 

« Nos boudins sont perdus. » 

Quand la viande fut salée. 

La servante la mit 

Dans une grande corbeille 

Qui tenait une cartonnée, 

Ils ne voulaient pas attendre la nuit 

Pour introduire ca dans le Puv. 



(1) L'expression de dorinèla ne peut ôtre traduite littérale- 
ment sans inconvenance. 

(2) La Société d'agriculture, sciences, arts et commerce du Puy. 



Ein passa-t-à la barièra, 
Fagio Irambla lou tsami, 
Per couiouna lous coumi, 
Aïo l'air de fa la fiera, 
Mè cour viadâse de ra 
Sintiiguèron lou sala, 

« Que pourtas alii pioucèla ? » 

li diiguèron loui gapiaii, 

« Per ein escu de chin fran 

« A*"* viira coucourèla ; 

« Tsôou pas que vous fatse éiniâi, 

« De nou bêla voslre ' implâi. » 

« Peusqu ' avé fa la bestiisa, 
« Avin lou dri de véire tou, » 
Y lèvon lou coutiiiou 
E y trousson la tsaraiisa, 
E troubon diin lou foudiâou 
Ein soncliissnii ('oiiin ' ciii p;lou. 

Pourtèron à la coumiûna 

Lèi mequïssa déi léiliii, 

A***, qu'o force do sein. 

Coumpringué soun infourtiùna, 

Diigué-t ' ein loucsin lou na : 

f Tiuarèi piumoun pouor en Va. » 



— 20o - 

En passant à la barrière. 
Elle faisait trembler le chemin. 
Pour tromper les commis. (1) 
Elle avait l'air de faire la tière, 
Mais ces diables de rats (% 
Sentirent le salé. 

* Que portez-vous là jeune tille '? 

« Lui dirent les gapians, (3) 

« Pour un écu de cinq francs 

« A*** perd la tête, 

< Il ne faut pas que ça vous fasse de la peine. 

f De nous donner ce que vous portez. » 

t Puisque vous avez t'ait la sottise. 
« Nous avons le droit de tout voir. » 
Ils lui lèvent le cotillon 
Et lui troussent la chemise, 
Et trouvent dans son tablier 
Un saucisson comme un pieu. 

Ils portèrent à la commune 

La dépouille du cochon ; 

A*** qui a beaucoup de bon sens. 

Comprit son infortune. 

Et dit en tordant le nez : 

« Je ne tuerai plus mon cochon à Vais. » 



(\) Les employés de l'octroi. 

(2) Nom que le peuple ilonne aux employés des droits réunis. 

(3) Sobriquet des employés de l'octroi. 



— 20t> — 

Auiii craLsa de pistôla, 
Que n'ein satche piu questiou, 
Vous averin ein arpiou, 
Avé fa ' na dtsint ' escôla, 
Vou se be foutiu dediin 
Per espargna loui boudiin. » 



« Allons, crachez des pistoles. 

« Qu'il n'en soit plus question, 

«f Nous vous arrachons un onglon, 

f Vous avez fait une belle école, 

« Vous vous êtes bien mis dedans ( 1\ 

» Pour épargner les boudins. » 



;i) Bien trompés. 



Lu Piiy. — Imprini'^rio Pni'Jos-Freydier. 




J 



i 





'V 




PC Vinols, Jules Gabriel de | 

w 3447 Vocabulaires patois vella- 

^^^ V4V5 vien-français 



PLEASE DO NOT REMOVE 
CARDS OR aiPS FROM THIS POCKET 

UNIVERSITY OF TOROhfTO UBRARY 



A 



^^ri^. M^ 



'mî 



4 V 



ii^..-4* 




..«t- 



"^"l'V 



.^iï* 



** vt... 



>. v 



m ^